Les Maîtres Inquisiteurs, t.1 : Obeyron

Les Maîtres inquisiteurs, t.1 : Obeyron

Je tiens à remercier Babelio et Sequencity grâce à qui j’ai pu découvrir
ce premier tome des Maîtres Inquisiteurs. Pour feuilleter les premières pages de cet album,
rendez-vous vite sur le site de Sequencity !

sequencity

Quatrième de couverture :

Obeyron ! Le pire Maître-Inquisiteur que le monde ait porté … aux dires de ses ennemis. Ainsi que de ses amis. S’il est une chose qu’a réussi le mage dans la grande guerre qui a ravagé le monde d’Oscitan, c’est provoquer la haine, la méfiance, la peur, le mépris, la discorde et beaucoup d’autre nobles  sentiments. Devenu Maître Inquisiteur après le conflit afin de lutter contre le crime, Obeyron n’obéit qu’à une seule maîtresse, la justice. Jusqu’à sa dernière mission dans la lointaine forêt des Soupirs, où on l’a piégé et laissé pour mort. Seulement, voilà, on ne tue pas un Inquisiteur si aisément. Et Obeyron est bien décidé à enquêter sur sa propre mort…

Mon avis :
Une terrible guerre embrasa les terres d’Oscitan – elle fut telle que cette sombre période de l’Histoire fut nommée « le Chaos ».
A la fin du Chaos, la paix revint ; l’absence de guerre mit en évidence les crimes : meurtres, vols, conflits commerciaux, etc. Afin de lutter contre les actes criminels, l’Ordre des Maîtres Inquisiteurs fut mis en place.
Quarante ans plus tard, le Maître Obeyron – qui était parti en mission dans la Forêt des Soupirs avec son ami l’elfe I’Jaren – revient à Ares afin de faire ce qu’exige la justice : venger I’Jaren.

Visuellement, y a pas à dire, c’est très beau ! J’ai beaucoup apprécié les traits, les couleurs ne sont ni trop ternes, ni trop vives ; il en est de même pour les flash-backs qui sont de couleur sépia, sans aller dans des teintes trop saturées, et j’ai grandement apprécié. Mais je crois que ce qui m’a le plus plu dans les dessins, ce sont les décors, qui sont très bien faits, mais surtout les visages : ils sont très expressifs !
En revanche, ce que j’ai à la fois aimé tout en trouvant cela un peu déplaisant, c’est que les bulles sont aussi des rectangles, et il m’est arrivé une fois de confondre une bulle avec un cartouche. J’ai apprécié car les bulles s’emboîtent du coup très bien dans les cases, mais d’un autre côté, en plus d’avoir été très surprise, j’ai trouvé que ça donnait un côté trop strict à la BD. Cela dit, Obeyron, le personnage principal, est quelqu’un de très à cheval sur la justice, et comme c’est lui que l’on suit du début à la fin, les bulles font écho à cet Inquisiteur.

Pour ce qui est de l’histoire, j’ai bien aimé être plongée d’emblée dans l’univers imaginé par Goux et Péru : les deux premières pages, semblant tirées d’un très vieux livre épais, écrit et illustré avec soin, nous racontent brièvement la guerre qui conduisit à la création de l’Ordre des Maîtres Inquisiteurs, et nous en expliquent le fonctionnement.
Toutefois, pour ce qui est de la narration, je pense que l’on passe trop souvent du présent au passé. Certes, c’est bien fait et très compréhensible (grâce aux couleurs qui deviennent sépia lors des flash-backs). Certes, c’est une construction logique (Obeyron parle ou pense à un homme, et là il se souvient de ce qui s’est passé avec celui-ci). Mais ça m’a un peu coupée dans l’action présente. Cela dit, l’histoire d’Obeyron étant intéressante, les dessins superbes, ce problème ne s’avère que minime.
Quant au personnage d’Obeyron, bien que très intéressant, je n’ai pas pu m’empêcher de penser qu’il est un peu trop taciturne, au point d’en être caricatural. Heureusement, le personnage de I’Jaren contrebalance assez, ce qui fait que j’aime assez ce duo Maître/elfe.
La fin de ce premier tome des Maîtres Inquisiteurs se termine en nous présentant un nouvel Inquisiteur. Je me suis alors renseignée, et j’ai trouvé ce que je cherchais sur le site des éditions Soleil : cette série va être composée de six albums. Les cinq premiers sont chacun basés sur un couple de Maître Inquisiteur/elfe, avec une enquête propre à chaque duo, et le dernier album est un épilogue, dont la couverture laisse penser que les cinq héros seront réunis. Ma grande question désormais est de savoir comment !

J’ai bien apprécié ce premier tome, et je suis curieuse de voir la suite. J’espère juste que les nouveaux Inquisiteurs ne seront pas aussi caricaturaux que Obeyron.
Enfin, je préfère attendre que toute la série soit entièrement publiée plutôt que de lire les albums dès leur sortie.

Les Maîtres inquisiteurs, t.1 : Obeyron, Pierre-Denis Goux (dessins) et Olivier Péru (scénario) • Soleil • 2015 • 56 pages • 14,95€ (format papier), 10,99€ (en numérique sur Sequencity) • Genre : heroic fantasy • ISBN : 9782302045194

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2 réflexions sur “Les Maîtres Inquisiteurs, t.1 : Obeyron

  1. gardechiourme dit :

    Merci pour cette critique très complète, ce qui est malheureusement rare à voir de nos jours, en plus du résumé de l’histoire qui convient très bien à la compréhension. Obeyron, si c’est bien lui sur la couverture, n’a en effet pas l’air d’un rigolo.

    J'aime

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