Trish Trash, rollergirl sur Mars, t.1

Trish Trash, rollergirl sur Mars, t.1

Quatrième de couverture :

Trish Trash vit sur Mars.
La planète récemment colonisée et terraformée n’est pour elle qu’un vilain trou poussiéreux et loin de tout, où la vie des colons consiste en des travaux pénibles pour récolter de l’eau, un surendettement généralisé et une grande peur des indigènes, les Martiens, que personne n’a jamais vraiment qu’entraperçus.

Pour la jeune fille dont les parents sont portés disparus, la vie alterne entre les travaux aux champs, l’école, et un rêve, un seul : devenir professionnelle de Hoverderby, le sport star de la galaxie, et enfin échapper à cette misère et voir le monde !

Mon avis :
Trish Trash, rollergirl sur Mars, c’est l’histoire de Trish, une jeune Martiate de 15 ans (7½ ans en âge martien). Elle va à l’école et, comme la plupart des colons, elle travaille à la ferme. Mais elle a un rêve : devenir une joueuse professionnelle de Hoverderby – le roller derby du futur – qui est le sport star de la galaxie. Et un beau jour, elle décide de tenter les sélections des Novas, l’équipe martiate…

Il est possible que le synopsis vous fasse penser au film Bliss de Drew Barrymore : une adolescente qui cherche à s’échapper de sa vie ennuyante et tente les sélections d’une équipe de roller derby/Hoverderby. Des similitudes, d’autant plus que Trish et Bliss s’avèrent toutes les deux être de redoutables jammeuses ! Mais la comparaison s’arrête ici.
Parce que Trish n’est pas sélectionnée car elle est mineure. A la place, elle signe un contrat pour être mécano ; les Martiates sont exploités par une entreprise (à la ferme par exemple) et il est très difficile de se libérer de cet oppresseur. L’une des solutions est de devenir une joueuse star de Hoverderby. Mais ce rêve que notre héroïne espère tant réaliser un jour n’est qu’un fil conducteur, car Trish Trash, comme dans de nombreux livres de SF, nous parle donc des classes et des moyens que les protagonistes cherchent/trouvent pour se libérer du joug des tyrans, mais aussi des enjeux qui découlent de la colonisation de la planète Mars… Et c’est en ça que cette BD va beaucoup plus loin que le film Bliss. Chose agréable aussi, il n’y a pas de romance dans ce premier tome, laissant justement la part belle au sport, à l’univers pensé par Jessica Abel, et aux relations qu’entretient Trish. De plus, ce premier album se finit sur un sacré suspens !
Quant aux dessins et à la couleur, j’aime beaucoup : c’est simple, fluide, et les scènes de derby sont géniales ! La dernière planche, sans texte, m’a beaucoup marquée : on perçoit toute la fragilité du personnage, sa faiblesse, et la mise en page est redoutablement efficace.

Avec son mélange de SF et de roller derby (sport que j’affectionne tout particulièrement), on a là un mélange super cool, dont j’attends la suite avec beaucoup d’impatience !

A noter que Trish Trash, rollergirl sur Mars a reçu le soutien de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image dans le cadre d’une résidence de l’auteur à La Maison des auteurs (Angoulême).

Pour savoir ce qu’est le roller derby, dont est inspiré le Hoverderby,
vous pouvez retrouver des explications simplifiées dans ma chronique
sur Pure Fucking Roller Derby de Will Argunas.

Trish Trash, rollergirl sur Mars, t.1, Jessica Abel • Dargaud • 2015 • 64 pages • 12,99€ • Genre : science-fiction, roller derby • EAN : 9782205063585

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