Mortal Derby X

Mortal Derby X

Quatrième de couverture :

Molly Pop est une jammeuse, une vraie, une fauve dont les patins brûlent la piste, peut-être même la reine du Quad Derby™. Mais sa carrière s’arrête brutalement le jour où un terrible accident la laisse amputée des deux jambes, obligeant les médecins à l’équiper de prothèses cybernétiques. Une chose est sûre : la jammeuse ne retrouvera jamais son plus haut niveau.

Folle de rage contre la responsable de l’accident, Molly est condamnée à l’exil et expulsée du Cocon, la bille flottante réservée aux privilégiés, pour aller vivre à la surface, parmi les Reclus. En bas, au milieu du chaos et de la destruction laissés par le Grand Effondrement, elle découvre un autre tournoi, le Roller-Quad… et peut-être une manière d’assouvir sa vengeance.

Mon avis :
Ce roman pulp a pour base importante un sport : le Quad Derby™, qui est une sorte de… roller derby ! Eh oui ! Bon, vous l’aurez compris, j’adore ce sport. C’est en cherchant des livres de fiction sur le derby que j’ai découvert le blog du Lullaby, et par la même occasion, Mortal Derby X. Dans ce livre, le derby a considérablement évolué, et est adapté à une vie et un public post-apocalyptiques. Plus violent, plus dangereux, c’est désormais le sport le plus populaire !
Dans le Cocon, les joueuses le pratiquent avec un minimum de sécurité, car telle est cette cité aérienne : confort et sécurité. Toute personne ayant des pensées sombres sont directement expédiées en bas, où survie et liberté sont les maîtres-mots. Ici aussi, le Derby a beaucoup de succès, mais il est encore plus dangereux : pas de filets pour rattraper les joueuses qui tomberaient hors de la piste, et surtout, tous les coups sont permis – même les tasers.
Lors d’un match se déroulant dans le Cocon, Molly Pop se retrouve amputée de ses deux jambes, la faute à une joueuse adverse : Stevna. Celle-ci est immédiatement envoyée en bas. Mais Molly veut se venger, et cela est loin d’être une bonne chose… La voilà donc elle aussi dans les tréfonds de l’humanité ! Et maintenant qu’elle y est, elle va pouvoir accomplir son désir de vengeance.
Le roman se lit bien, à toute vitesse, on est happé par l’histoire. C’est violent, incisif, et on y apprend que la vengeance est un plat qui se mange chaud. C’est court, super intense, mais.
Mais il faut que je vous parle du vocabulaire employé. Nous conviendrons qu’il n’est pas rare de trouver des termes inventés dans les romans de SF et d’anticipation, accentuant ainsi l’effet d’immersion du lecteur qui se retrouve dans un univers qui a ses propres codes, ses propres termes. Et j’aime cela. Malheureusement, dans ce pulp de Michael Roch, ça va trop loin : à la page 28 du livre, on découvre le terme « cardiotrainement » ; il n’est pas expliqué, mais ce n’est pas difficile à comprendre, il s’agit d’un entraînement de cardio (en français on parle plutôt d’endurance, d’ailleurs), tiré directement de l’anglais « cardio-training » – c’est une traduction littérale. Mais il y a aussi des termes que je n’ai toujours pas entièrement compris, tels que « thérabinaison » (une combinaison, mais je ne sais pas ce qu’elle a de particulier) ou « Remouche-moi ça ». Cette dernière expression est de l’argot des Reclus, alors c’est moins gênant, mais je ne vois pas quelle utilité il y a à vouloir inventer ou modifier des termes, des mots à tout bout de champ, et qui en plus n’en ont pas besoin. Ici, tout cela n’apporte vraiment pas grand chose. Cela dit, leur utilisation n’est trop abondante qu’au début, et par la suite, le livre se lit très bien.
Une dernière chose concernant l’emploi des mots et autres utilisés dans Mortal Derby X : à la soixante-deuxième page du livre, Molly dit à ses coéquipières : « L’esprit d’équipe, la fraternité, ça vous parle ? ». Elle s’adresse à des femmes. Uniquement des femmes. Il aurait donc dû être question de « sororité »… Peut-être que je chipote un peu, mais pour moi c’est assez important.
Enfin, en tant que roman post-apo, les sujets de la liberté et des classes ne sont pas oubliés, et ça c’est cool. OK, ce ne sont que soixante-seize pages, mais justement, en si peu de pages, Michael Roch réussit à en dire beaucoup sur l’univers qu’il a imaginé.

Mortal Derby X aurait clairement mérité d’être plus développé (publication en deux tomes?), surtout que j’en redemande ! On a une héroïne badass et, une fois n’est pas coutume, lesbienne ! L’action s’enchaîne et les pages se lisent à une vitesse folle ; je n’ai pas décroché avant de l’avoir fini !
Et un petit plus pour l’édition papier avec sa couverture mate : elle est super chouette, et c’est agréable au toucher ! En plus, je peux transporter le livre partout sans qu’il ne prenne de place.

Mortal Derby X, Michael Roch • Walrus • 2015 • 76 pages • 9,99€ (format papier), 2,99€ (ebook) • Genre : pulp, post-apocalyptique, sport • ISBN : 2363762592

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s