Va où le vent te mène

Va où le vent te mène

Cécile Puissant signe son deuxième livre, grâce à sa rencontre avec Yves Lesigne ; leurs romans sont vendus au profit de la recherche contre le cancer.

Je tiens à m’excuser pour la piètre qualité de la première de couverture : ne l’ayant pas trouvée sur Internet, j’ai pris en photo mon exemplaire…

Quatrième de couverture :

L’air est si doux ce soir. Une brise légère frôle la cime des arbres. Dans le cœur de Louise une envie, comme un sentiment d’amour ou plutôt d’appartenance. Assise sur un banc, seule, elle l’attend.
Il devrait être là. Déjà quinze minutes de retard, lui d’ordinaire si ponctuel ne viendra pas. Déterminée, Louise ne va pas l’accepter.

Une histoire pleine de romantisme non dénué d’un réel suspens, car la vie nous réserve parfois des vérités insoupçonnées qui viennent bouleverser notre quotidien et nous entraînent dans un tourbillon d’incertitudes…

Mon avis :
Alors que son amant disparaît, Louise engage un détective pour le retrouver. Elle va alors découvrir tout autre chose…

J’ai découvert Va où le vent te mène car on me l’a offert. Quand j’ai lu la quatrième de couverture, j’ai tout de suite pensé : « Oui, bon, pourquoi pas ».
Je vais commencer par vous parler de Louise, l’héroïne de ce roman, avant de vous parler des autres personnages et de l’histoire.
Je sais que c’est dans l’air du temps, mais je ne suis vraiment pas fan des livres ou films qui nous présentent l’héroïne comme une femme ayant « besoin de se sentir dirigée [par un homme] voir un peu esclave parfois » (p. 133). Ce que je préfère, ce sont les héroïnes qui se démerdent seules, assez badass, et qui dirigent leur propre vie. Heureusement, cela est une description du personnage qui n’est pas essentielle dans l’histoire qui nous est racontée. Ce portrait associé à Louise ne ressort nullement, ouf ! En vérité, je l’ai perçue comme une femme ayant la trentaine, vivant tranquillement sa vie, sans attache amoureuse jusqu’à sa rencontre avec Phil ; presque un peu naïve dans sa romance, et dans sa façon d’accepter les événements qui se déroulent dans le livre. Du coup on a un personnage assez attachant, mais auquel je ne me suis pas identifiée une seule seconde.
Quant aux autres protagonistes de ce roman, on a le sympathique détective, Dom, le mystérieux Phil dont on ne fait la connaissance qu’à la fin, les enfants Juju et Val – un peu trop parfaits, avec une maturité qui, malgré les événements qui ont lieu, ne sied pas à un enfant de 10 ans (Juju). Et on a Cécyle, à qui je ne me suis pas vraiment attachée, encore moins identifiée, mais dont je peux comprendre les choix.
L’histoire débute par une disparition, et l’enquête pour retrouver l’amant disparu. Ensuite, nous apprenons une terrible nouvelle, et tout devient alors très utopiste : c’est un peu comme si on nous dévoilait un plan bourré de faille et qu’il marchait à la perfection ! L’auteure elle-même reconnaît que tout cela s’emboîte effectivement trop bien. Mais bon – et cela n’est que mon avis – c’est à cela que servent les romans : à nous transporter, nous faire vivre des choses plus ou moins impossibles ; on ne leur demande pas d’être réalisables dans notre réalité !
Une chose que j’ai trouvé dommage par rapport à la narration – ce n’est pas le cas pour tous les livres, bien sûr : tout est au passé, et j’ai trouvé que ça enlevait un peu de dynamisme à la lecture, et surtout cela m’a un peu « éloignée » de Louise. Si le récit avait été au présent, elle m’aurait paru moins spectatrice de ce qu’il lui arrive.
Pour ce qui touche à l’édition, un bémol concernant la relecture : j’ai l’impression qu’elle est inexistante. A la page 19, les titres de livres n’ont pas de majuscules, sont parfois entre guillemets, et d’autres fois non ; p. 69 on nous parle de « la seine », dont on a enlevé la majuscule, etc.

Un beau récit toutefois, une histoire triste mais pas trop ; même si je n’ai pas vraiment accroché au début, j’avais envie de savoir ce qui allait se passer, si l’enquête allait porter ses fruits. Et puis apparaît Cécyle, et là il fallait vraiment que je sache comment tout cela allait se terminer !
Ce roman ne révolutionnera pas la littérature française, c’est certain, mais malgré quelques détails qui m’ont agacée, j’ai trouvé cette lecture sympathique et intéressante par sa façon d’aborder les sentiments, et la maladie.

Va où le vent te mène, Cécile Puissant • Aubert’Graphic • 2015 • 256 pages • 19€ • Genre : romance, drame • ISBN : 2918351164

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