Shazam

Shazam

Quatrième de couverture :

Billy Batson est un garçon têtu et arrogant, ballotté de famille d’accueil en famille d’accueil, jusqu’au jour où il est choisi par le sorcier Shazam pour devenir le nouveau champion terrestre de la magie ! Mais le retour de Black Adam, ancien détenteur corrompu de ce pouvoir, le forcera à mûrir et assumer enfin ses responsabilités !

Mon avis :
Jamais il ne me serait venu à l’esprit d’acheter un comics sur Shazam : je ne connaissais que très peu ce super-héros, et je suis plutôt du genre à acheter des BD sur des personnages que je connais bien. Mais voilà, ma femme m’a offert Shazam, et ça a donc été une grosse découverte pour moi ; j’ai beaucoup aimé !
Si ce héros est né au tout début des années 1940 sous le nom de Captain Marvel, et a connu un gros succès, on ne peut pas dire qu’aujourd’hui il fasse encore partie des célébrités des comics. Ce one-shot revient sur les origines de ce super-héros, et c’est une belle réussite : nous suivons Billy, adolescent qui passe sa vie à changer de foyer. Au début de Shazam, il se fait adopter par Mr et Mme Vasquez, dont la famille est déjà composée de cinq autres enfants d’âges et d’origines différents. L’histoire progresse en nous présentant les protagonistes, leurs relations, et nous arrivons alors à un moment important : la rencontre entre Billy et un vieux sorcier. Ce dernier va donner au jeune homme des pouvoirs ; il va en faire son champion. À partir de cet instant, lorsqu’il prononce « Shazam! », Billy devient le meilleur de lui-même, il réalise son potentiel complet, et est attiré partout où on a besoin de lui (vol, agression…) : un nouveau héros est né.
Mais ce serait trop simple si, dans le même temps, le champion maléfique Black Adam ne faisait pas son grand retour…

Cette histoire, qui tient en un seul volume, revisite avec succès les origines de Captain Marvel, désormais connu sous le nom de Shazam, sur fond de fêtes de fin d’année. Les personnages, plus ou moins sympathiques, évoluent suffisamment pour qu’on s’attache à eux malgré la courte durée du récit. Enfin, en vérité, c’est surtout Billy/Shazam qui évolue, et j’ai apprécié de voir comment cet adolescent turbulent se rendait compte de ses nouvelles responsabilités, et la façon dont il réagissait lorsque Black Adam fait son apparition. J’ai d’ailleurs particulièrement aimé découvrir les terribles origines de ce dernier.
Un petit plus du côté des personnages féminins, bien qu’on ne les voit que très peu : Mary est très responsable, et Darla a une certaine force mentale que je trouve assez remarquable – car oui, pouvoir oublier les emmerdes, et ne garder que le positif, je trouve ça assez remarquable. Sans en dire trop, je trouve aussi que lorsqu’elles réapparaissent en fin de récit, elles sont très athlétiques, notamment Mary qui n’est pas juste la jolie fille, et qui a une pleine page rien que pour elle, totalement bad ass !
La fin laisse toutefgois un goût de « pas assez » : appréciant les protagonistes de ce comics, j’ai envie de découvrir la suite de leurs aventures ! Ce récit est clairement une entrée en matière dans cet univers où magie et héros se côtoient, et la fin de Shazam est une fin ouverte, laissant des questions sans réponses, mais surtout des vilains en pleine nature…
Un petit bémol cela dit : les Sept Péchés capitaux. Ces méchants ne servent pas à grand chose dans l’histoire. J’aurais aimé qu’ils soient plus développés, mais ce n’est pas le cas et ils servent plutôt de distraction que de véritables vilains. Et un autre bémol, assez mineur soit dit en passant : on ne voit pas assez le tigre (mais bon, c’est surtout que j’aime beaucoup cet animal, et que je trouvais qu’il a un bon potentiel – en plus d’apparaître en très grand, à la droite du héros, sur la première de couverture).
Un mot concernant le dessin et la mise en couleur : superbes ! Vous voyez la couverture, en haut de mon article ? Eh bien c’est simple : c’est Gary Frank qui l’a réalisée, et qui a aussi dessiné toutes les planches ! C’est beau, c’est dynamique, on fait bien la différence entre les divers protagonistes (je pense notamment à Shazam et Black Adam : ils sont très similaires, et pourtant, leurs visages sont très différents) et on arrive à reconnaître Billy en tant qu’adolescent, et en tant que super-héros, avec environ quinze ans de plus.

Pour résumer ce comics, il y a peu de choses à dire : une belle histoire de Noël, de la magie, des personnages attachants malgré leurs défauts, des pouvoirs assez cool, un super-méchant très intéressant, mais aussi des méchants qui manquent de présence… Ce qui fait défaut à ce récit, c’est le développement, que ce soit pour certains gentils comme pour certains vilains, et les retrouver dans une suite serait juste parfait ! Cela dit, pour faire connaissance avec Shazam, ou avec les comics, c’est vraiment une très bonne histoire que j’ai pris plaisir à découvrir.

Shazam, Geoff Jogns (scénario), Gary Frank (dessin) et Brad Anderson (couleur) • Titre VO : Shazam! Vol.1 •  traduction : Edmond Tourriol • Urban Comics • 2014 • 192 pages • 17,50€ • Genre : super-héros, comics, magie • EAN : 9782365776066

Ce livre participe au challenge Littérature de l’Imaginaire.
challenge-litteraturedelimaginaire

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