Escape From New York, t.1

Escape From New York

Merci à Babelio et les Editions Réflexions pour l’envoi de cette bande dessinée.

Quatrième de couverture :

La suite de New York 1997, le chef-d’oeuvre de John Carpenter ! USA : le taux de criminalité a atteint les 400 %. Après avoir humilié le président aux yeux du monde et anéanti la seule chance pour l’Amérique de mettre fin à la Troisième Guerre mondiale, Snake Plissken est désormais l’homme le plus recherché dans un pays rempli de fous et d’assassins. Tout le monde veut sa tête, mais pour lui, ça devient une habitude. à la fois héros de guerre, horsla- loi et renégat, Snake est de retour !

Mon avis :
J’espère que vous connaissez le film Escape From New York de John Carpenter (New-York 1997 en français), ne serait-ce que de nom, sinon il va être difficile de vous plonger dans cette lecture.
Et si votre visionnage du film n’est plus de toute fraîcheur, voici un résumé (très rapide), avec spoilers (si vous tenez à lire ma chronique sans vous faire spoiler l’histoire du film, vous pouvez passer à la vidéo) : le taux de criminalité a atteint les 400%, et Manhattan se retrouve désormais être une prison géante de haute sécurité. Alors que le président des Etats-Unis est enlevé, les forces de l’ordre font appel à Snake Plissken, nouveau prisonnier, pour le retrouver et le ramener vivant. Enrôlé de force, Plissken n’a pas d’autre choix (sinon, il meurt). Je vous passe toute l’action, mais en gros notre héros retrouve le président, et Snake est donc libéré.
Fin des spoilers.

A peine ai-je reçu le livre que j’ai allumé ma télé et lancé le film, afin de me replonger dans l’ambiance et pouvoir enchaîner avec la lecture : le comic book continue l’histoire, et la première case de la toute première planche n’est autre que la fin du film de Carpenter. Nous retrouvons donc Plissken qui, ayant gagné sa liberté, s’en va tranquillement de la prison. Sauf que c’est Plissken, et qu’il ne pouvait partir sans humilier le président des Etats-Unis, aux yeux du monde entier, évidemment. Certes libéré, notre anti-héros se retrouve en train de fuir, direction la Floride ! Alors qu’il pensait être tranquille, il se retrouve entouré d’assassins et de fous furieux.

L’histoire est assez sympathique en soit, même si elle ne casse pas trois pattes à un canard. C’est un mélange entre road trip, action et aventure. L’ensemble est bien dosé et je n’ai pas lâché une seconde le comics. Malheureusement, certaines ellipses s’avèrent un peu trop grosses à mon goût. Pour vous donner quelques exemples, au début, Plissken ne veut pas aller en Floride ; le temps passe (j’ai eu l’impression que ça durait une journée mais c’est plutôt une semaine vraisemblablement), et Snake va quand même dans cet Etat, sans que l’on sache ce qui l’a fait changer d’avis. J’avoue, être l’homme le plus rechercher du pays, c’est une bonne excuse, mais rien dans la narration ou dans le dessin ne m’a montrer une quelconque prise de décision de la part de ce personnage. Autre exemple : on passe du soir à la matinée, bien avancée, sans qu’on ne se soit dit « OK, là, Plissken va dormir ». Je suis d’accord que tout cela permet de garder un certain rythme, malheureusement c’est, pour moi, synonyme de raccourcis trop bruts.
Il y a aussi une ou deux incohérences, comme celle-ci que j’ai noté : Snake se retrouve avec un collier qui explose s’il désobéit. Curtis, un personnage dans la même galère que lui, lui explique que la plupart des gens ne veulent pas être ici, et qu’ils ont été enrôlés de force. Ils ont donc un collier pour que les dirigeants soient certains d’être obéis. Dans les faits, ou plutôt dans les planches de la BD, on ne voit aucun autre protagoniste avec ce genre de collier ! C’est peut-être de l’ordre du détail, mais c’est pour moi assez important pour être noté.
Quant aux personnages, qui sont tous ni bons, ni mauvais, mais souvent assez déglingués, je les ai bien aimé : les principaux sont bien traités, et surtout j’ai réussi à m’attacher à des personnages qui n’apparaissent pas sur plus de deux planches, ce qui est assez remarquable ! Toutefois, excepté quelques rares protagonistes, ils disparaissent tous très (trop) rapidement. Mais bon, Snake Plissken et Riddick : même combat ! (et si vous ne saisissez pas la référence, sachez simplement qu’il ne fait pas forcément bon d’être aux côtés de celui qui survit)
Pour ce qui est des dessins, ils font le boulot, mais ils ne sont pas des plus merveilleux : les traits sont sympathiques, la colorisation assez simple. J’aurais aimé quelque chose d’un peu plus chiadé, plus sombre, et pourquoi pas un peu plus sale, histoire de collé à l’univers complètement déglingué imaginé par Carpenter et Sebela pour cette suite. A noter que la couverture, réalisée par Tim Bradstreet, n’a rien à voir visuellement avec les dessins que l’on découvre en tournant les pages. Il est toutefois bon de constater que notre anti-héros reste très reconnaissable (le bandeau sur l’œil, les muscles, les cheveux… tout nous rappelle Kurt Russell dans le rôle de Plissken).
Enfin, un mot sur le titre : Escape From New York. C’est bien, le lecteur sait d’emblée que ça a un rapport avec la version cinématographique de John Carpenter. Toutefois, excepté la première page du comics, il n’est plus du tout question de New-York. Le titre aurait pu être différent, mais j’imagine que c’est plus parlant pour les potentiels lecteurs.

Une narration qui va parfois trop à l’essentiel, des dessins sympas mais sans plus… La suite a l’air bien, mais j’ai comme l’impression qu’elle suivra le même schéma que les autres péripéties de Snake Plissken. Ça reste à voir, bien sûr, mais ce premier tome d’Escape From New York me laisse un arrière-goût mitigé, et je ne suis vraiment pas certaine de lire le deuxième tome (sortie prévue en 2016).

Escape From New York, Christopher Sebela (scénario), Diego Barreto (dessin) et Marissa Louise (couleurs) • Titre VO : Escape From New York •  traduction : Yoann Boisseau • Editions Réflexions • 2015 • 100 pages • 16€ • Genre : héros, action, polar • ISBN : 9791093603131

Ce livre participe au challenge Littérature de l’Imaginaire.
challenge-litteraturedelimaginaire

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