Le bleu est une couleur chaude

Le bleu est une couleur chaude

Quatrième de couverture :

Mon ange de bleu
Bleu du ciel
Bleu des rivières
Source de vie

La vie de Clémentine bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune fille aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir toutes les facettes du désir et lui permettra d’affronter le regard des autres. Un récit tendre et sensible.

Mon avis :
L’histoire est simple : Emma redécouvre sa rencontre avec Clémentine, par le biais du journal intime de cette dernière.
Clémentine a 15 ans la première fois qu’elle croise Emma, avec ses cheveux bleus, au bras d’une fille au crâne rasé. Elle n’a fait que l’apercevoir dans la rue, mais cette rencontre la bouleverse.
L’adolescente se pose alors des questions ; si son ami Valentin, homosexuel, tente de la soutenir, Clém’ a toutefois du mal à s’accepter : pour elle, c’est contre-nature. Mais quelle nature, si ce n’est celle qu’on lui dicte depuis son enfance ?
Le récit se déroule sur plusieurs années, et l’adolescente va de nouveau croiser la route de cette jeune femme aux cheveux bleus.
L’histoire s’axe principalement sur Clémentine, sa découverte de la sexualité, du désir, l’acceptation des autres, sa propre acceptation : elle éprouve du désir pour les filles. C’est un véritable parcours initiatique, et Emma et Valentin sont là pour l’épauler ; ce n’est pas toujours très heureux, mais voilà, Le bleu est une couleur chaude est représentatif de la réalité pour beaucoup de jeunes homosexuel.le.s.
Le récit est superbement raconté, alternant entre présent et passé. Afin de différencier tout cela, Julie Maroh a choisir de nous montrer le présent en couleurs, ternes, et le passé en noir et blanc, avec occasionnellement quelques touches de bleu. L’ensemble est fait à l’aquarelle, et j’ai trouvé le rendu superbe.
Le bleu est d’une importance capitale dans cette histoire – le titre est assez évocateur – car il représente Emma, celle qui intrigue tant Clémentine, l’attire indéniablement. Cela donne à voir des planches d’une incroyable sensualité, dans lesquelles le titre prend toute sa signification : si le bleu est habituellement considéré comme une couleur froide, il désigne ici Emma, sa chaleur, son corps, son amour…

Une histoire belle, touchante, mais aussi révoltante, qui a pour sujet principal la découverte de la sexualité, l’acceptation de soi. Le bleu est une couleur chaude ne laissera personne indifférent. A découvrir ou re-découvrir.
A noter que cette BD n’a pas grand chose à voir avec son adaptation cinématographique, La vie d’Adèle.

Le bleu est une couleur chaude, Julie Maroh • Glénat • 2010 • 160 pages • 17,50 • Genre : roman graphique, initiation, romance, homosexualité • ISBN : 9782723498760

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10 réflexions sur “Le bleu est une couleur chaude

    • malecturotheque dit :

      Je l’avais découverte à sa sortie (bouh, le coup de vieux!), et pareil, une claque ! Je l’ai relue car ces dernières semaines, je l’ai vu deux ou trois fois sur la blogo, et ça m’a donné envie de m’y replonger. A nouveau une claque !

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