Le meurtre de Roger Ackroyd

Le meurtre de Roger Ackroyd

Quatrième de couverture :

Un soir, dans sa propriété de Fernly Park, l’industriel Roger Ackroyd se confie à son ami le Dr Sheppard. La veuve qu’il envisageait d’épouser s’est suicidée pour échapper à un chantage. Dans une ultime lettre, elle lui révèle le nom de celui qui détient un terrible secret : un an plus tôt, elle a assassiné son mari.

Mon avis :
Ce roman est le deuxième d’Agatha Christie, et probablement la deuxième ou troisième enquête d’Hercule Poirot que je lis, ma dernière lecture de cette auteure remontant à peu près à dix ans. C’était donc une sorte de redécouverte.
Pour être honnête, je ne sais pas trop quoi vous dire : la plupart d’entre vous avez probablement déjà lu au moins une fois un roman d’Agatha Christie, ou vu une adaptation télévisuelle ou cinématographique. Je prends donc le parti de faire très simple, cette fois-ci.

L’intrigue est simple : le pauvre Roger Ackroyd s’est fait assassiner chez lui. Le détective belge, Hercule Poirot, mène l’enquête.
Le récit est à la première personne, et c’est grâce au Dr Sheppard que nous découvrons les différents éléments et protagonistes de cette histoire. S’il active ses cellules grises pour découvrir le coupable, il n’est toutefois pas aussi perspicace que Poirot, soyons honnêtes. Mais le personnages est tout de même intéressant, et il en va de même pour ses réflexions.
En suivant Sheppard et Poirot, nous émettons des hypothèses, et plus la fin du roman approche, plus Poirot nous démontre que nous avons tort. Certes, il ne s’adresse pas au lecteur, mais, personnellement, je me suis retrouvée aux côtés de ces deux enquêteurs ; j’avais l’impression de les accompagner, et je faisais moi aussi travailler mes cellules grises, si chères au détective.
A la fin du roman, Hercule Poirot réunit tous les suspects : un grand classique, mais toujours aussi efficace ! Et autant dire que malgré toutes mes hypothèses, je me suis faite avoir et je n’ai pas réussi à démasquer le meurtrier.
Bon, ça c’était pour l’histoire, mais je vais vous faire un point rapide sur l’écriture, que j’ai trouvé délicieusement désuète, mais pas trop : Le roman de Roger Ackroyd date de 1926, mais il s’agit ici d’une traduction bien plus récente. Nous avons donc cet aspect légèrement vieillot, mais en même temps charmant, agréable, et le texte ne semble pas daté.

Un enquête d’Hercule Poirot très bien menée, des suspects avec des alibis en béton, une écriture très efficace, et un roman qui se lit donc très vite : que demander de plus ? Si vous aviez encore besoin d’une preuve qu’Agatha Christie est bel et bien la reine du crime, alors lisez Le meurtre de Roger Ackroyd.

Bonne lecture, et n’oubliez pas : chaque indice a son importance.

Le meurtre de Roger Ackroyd, Agatha Christie • Titre VO : The Murder of Roger Ackroyd •  traduction : Françoise Jamoul • Le Livre de poche • 1926 • 222 pages • 5,60€ • Genre : policier • ISBN : 978-2-253-00696-1

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12 réflexions sur “Le meurtre de Roger Ackroyd

  1. Pleack dit :

    J’aime énormément toutes les adaptations des Poirot avec David Suchet. Il joue vraiment bien ^^
    Autrement oui, c’est un des meilleurs selon moi. Cinq petits cochons est pas mal aussi :p

    Aimé par 2 people

  2. Le Roy Dit Nous Voulons dit :

    Un des 1ers que j’ai lu, à l’âge adulte. Il y a qqs années, après une longue période sans un Agatha Christie. Un peu comme toi en gros. J’avais été bluffée par ce livre et son écriture… il m’avait été conseillé par une amie. Ordre de le lire avant d’ouvrir les autres Agatha.
    Mais bien sûr, j’avais lu  » Mort sur le Nil  » ainsi que 2 ou 3 autres étant enfant y a longtemps.

    Aimé par 1 personne

  3. Textualités dit :

    Je partage ton avis sur l’écriture d’Agatha Christie, « délicieusement désuète ». Je lisais beaucoup ses enquêtes pendant l’adolescence, j’en ai relu un (je ne sais plus lequel, ils sont finalement tous un peu les mêmes…) il y a 2/3 ans et, effectivement, c’est une lecture confortable, on est en terrain connu, avec une construction très classique, voire éculée, et en même temps, on se fait toujours surprendre par le dénouement : je n’ai jamais réussi à élucider un seul crime d’Agatha Christie ! Ce sont des lectures de vacances par excellence, mais dans le même genre, j’ai un faible de Simenon et les enquêtes de Maigret 🙂

    Aimé par 1 personne

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