J’ai avalé un arc-en-ciel

J’ai avalé un arc-en-ciel

Quatrième de couverture :

Je m’appelle Capucine, mais on m’appelle Puce. J’ai dix-sept ans, la peau mate et un accent de Montpellier. Enfin, l’accent, c’est quand je parle français. Je vis aux États-Unis depuis que j’ai trois ans. Cette année, il m’est arrivé un truc phénoménal. Retournement de vie, frisson géant, secousse cosmique… Vous appelez ça comme vous voulez, mais la vérité… c’est que j’ai avalé un arc-en-ciel.

Mon avis :

J’avais besoin d’une lecture légère, et il se trouve que J’ai avalé un arc-en-ciel était en ma possession. Je n’ai pas beaucoup réfléchi : sa couverture m’attirait tel un papillon avec la lumière d’une lampe, avec toutes ses couleurs, détonnant au milieu de ma bibliothèque.
C’est l’histoire de Capucine (Puce), pour qui entame sa dernière année au lycée. Elle a besoin de parler de sa vie, de ses amis, et crée donc un blog sur lequel elle publie en français (elle vit aux Etats-Unis et ne souhaite pas que ses amis soient au courant pour son blog). Le récit est donc à la première personne, tel un journal intime, et c’est par ses propos que nous apprenons à connaître Puce. Et elle m’a bien plu, j’ai apprécié la découvrir, voir son évolution au cours de l’année scolaire. Il en est de même avec ses amis et ses camarades de classe.
S’il est question d’amitié, d’amour (elle surmonte comme elle peut sa rupture qui a eu lieu durant l’été, elle fait des rencontres), Puce nous présente aussi le fonctionnement des lycées aux USA. Attention, pas n’importe quel lycée : un lycée huppé, pour les gosses de riches, à 20 000$ l’année. S’il est vaguement question des différents groupes (les populaires, les nerds, etc.), il en est toutefois peu question et tant mieux car cela nous évite tous les clichés qu’il y a autour (même si ces dits clichés ont une part de vrai) et qui reviennent trop souvent dans ce genre d’histoire. Ici, le fait que l’action se déroule dans un grand lycée permet d’avoir une certaine variété de personnages (tous ne sont pas riches), diverses activités qui leur sont proposées, et cela permet ainsi de les faire évoluer dans des situations plutôt variées.
Les romans transmettent des messages et je pense que celui-ci, l’air de rien, à toute son importance : alors que les gens tâchent de plus en plus de se définir même lorsqu’illes se déconstruisent, c’est une bonne chose de montrer que la sexualité n’est pas figée.

J’ai avalé un arc-en-ciel est une belle histoire d’amitié, avec tous les questionnements et changements qui peuvent avoir lieu à l’adolescence. C’est un récit plutôt classique mais néanmoins appréciable par sa justesse et son ton qui ne manque pas de franchise et d’humour.

EDIT : 
Si j’ai apprécié l’humour et si j’ai beaucoup aimé l’histoire d’amour, je me suis rendue compte par la suite que le roman est quand même assez classiste, il y a une pointe de racisme, etc. En fait, comme le dit La bibliothèque volatile, le fait qu’il y ait une romance non-hétérosexuelle m’a mis plein de paillettes dans la figure et je suis un peu passée outre les points négatifs, alors qu’ils sont bel et bien présents. C’est une lecture plaisante, oui, mais restez critique.

J’ai avalé un arc-en-ciel, Erwan Ji • Nathan • 2017 • 386 pages • 16,95€ • Genre : jeunesse, LGBTQ+ • ISBN : 9782092566077

Ce livre participe au challenge Coupe des 4 maisons – 2017-2018.

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8 réflexions sur “J’ai avalé un arc-en-ciel

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