Libérées ! Le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale

Libérées ! Le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale

Quatrième de couverture :

 « Un jour, je me suis demandée  : pourquoi est-ce moi qui ramasse les affaires qui traînent  ? Je n’ai trouvé qu’une seule réponse. Parce que je suis une femme qui vit avec un homme et deux enfants et que, conséquemment, les corvées, c’est pour ma gueule.
Être une femme, ce n’est pas seulement l’idéal de minceur et de cheveux qui brillent, c’est le souci permanent des autres et du foyer, c’est être sans cesse ramenée à la saleté, aux taches, à la morve.  L’égalité serait déjà là, mais les femmes conservent la conviction intérieure qu’elles doivent s’occuper de tout et tout le monde, et d’elles en dernier, s’il reste cinq minutes à la fin de leur triple journée.
Cette féminisation de la sphère privée implique une autre conséquence  : l’espace public est toujours masculin. Peut-on se dire égaux quand la moitié de la population adapte ses vêtements en fonction des transports et fait attention à ne pas être seule la nuit dans la rue  ? Et si le combat féministe devait encore et toujours se jouer dans la vie quotidienne de chacune et chacun, chez soi, dans sa propre maison, devant le panier de linge sale  ? »

Mon avis :

Grâce au club de lecture de Carnet parisien et aux éditions Fayard, j’ai pu découvrir Libérées ! en avant-première (il est sorti le 04 octobre dernier). Vous pouvez d’ailleurs lire sa chronique ici.
Libérées ! est un essai sur l’identité féminine, sa place au sein de la société et, bien que je sois déjà bien au fait de tout cela, cet ouvrage s’est quand même révélé très intéressant. S’il n’a pas de réponses à apporter sur tous les sujets, il propose toutefois des pistes pertinentes à explorer.
Au programme du livre, il y a le sujet phare du moment : la charge mentale. Vous savez, quand vous devez penser pour l’autre ? Qu’ille ne doit pas oublier de faire les courses, que vous avez les impôts à payer, qu’il faut penser à acheter ceci ou cela ? Bon, eh bien voilà, c’est ça la charge mentale, grosso modo. D’ailleurs, cette BD sur le blog d’Emma explique super bien ce que c’est. Titiou Lecoq nous parle également de choses très variées allant de l’éducation des enfants au travail, en passant par l’occupation de l’espace ou encore le sac à main. Oui, oui, et c’est assez logique quand on pense que pas mal de femmes mettent leur vie dans leur sac à main alors que la plupart des hommes n’ont que le strict minimum.
Et en parlant de main, Libérées ! est à mettre entre toutes les mains ! Parce qu’il ne suffit pas de demander pour que les tâches soient faites, et j’en sais quelque chose. Parce que nous, les femmes, avons tendance à fermer un peu trop les yeux alors que non, le partage des tâches ce n’est pas suffisant si l’autre fait 40% des choses. Qui se charge des 60 autres % ? Il faut arrêter de se comparer aux autres et de se dire : « C’est mieux qu’ailleurs ». Non, il faut que ce soit équitable, que les choses changent. C’est sûr, c’est mieux qu’avant, mais ce n’est pas encore assez.
Si l’ouvrage de Titiou Lecoq parle notamment des couples hétérosexuels, il est toutefois applicable à tous les couples. Le féminisme, l’égalité femmes/hommes, ça commence chez soi.

Libérées ! Le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale est un livre qui se doit d’être lu, partagé. C’est en ayant conscience des choses qu’on peut commencer à les faire changer.

 

Libérées ! Le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale, Titiou Lecoq  Fayard • 2017 • 260 pages • 17€ • Genre : essai, féminisme • ISBN : 9782213705347

Ce livre participe au challenge Coupe des 4 maisons – 2017-2018.

.

.

.

Publicités

18 réflexions sur “Libérées ! Le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale

  1. Long Live Idols dit :

    Je n’y avais jamais pensé, mais en un sens, c’est vrai que si nos sacs sont toujours garnis, c’est pour le « au cas où », et pas seulement pour nous, mais pour les autres aussi… Combien de fois me suis-je retrouvée à devoir donner un cachet d’aspirine ou un paquet de mouchoirs à un camarade masculin qui n’en avait pas ?
    Être une femme, c’est penser aux autres et à ce qu’il faut faire pour eux avant de penser à soi

    Cela m’a tout l’air d’être une bonne lecture, et la couverture est très engageante avec ce point levé qui accompagne bien le titre

    Aimé par 3 people

  2. latourneedelivres dit :

    Me voiciiii 😀 (oui, pardon)

    J’avais lu un article il y a longtemps sur un blog sur le fait que les tâches ménagères n’ont toujours pas une répartition égalitaire et les astuces qu’elles mettaient en place pour faire participer tout le monde dans la maisonnée (la fois où elle avait mis la vaisselle non lavée sur le lit de son fils pour bien lui signifier qu’elle ne cèderait pas à sa fainéantise, j’ai explosé de rire), c’était vraiment très intéressant. (et drôle 😀 )

    Il était enfin temps d’avoir un livre qui parle de ça !

    Aimé par 1 personne

  3. vinushka64 dit :

    Un livre qui m’intéresse, un combat souvent dénigré mais qui reste utile. Il est vrai pour le sac qu’on finit toujours par porter pour les autres et quelques hommes de mon entourage (célibataires d’ailleurs) ont adopté la sacoche après avoir perdu des billets ou des clés. En attendant, je porte régulièrement le portefeuille de mon mec, j’ai toujours les mouchoirs, les chewing-gum, la bouteille pour tout le monde, les dolipranes, etc. Je devrais peut-être offrir un sacoche à mon mec pour Noël 🙂

    Aimé par 1 personne

  4. Pingback: leventdanslespages

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s