La prisonnière des Sargasses

La prisonnière des Sargasses

Quatrième de couverture :

La créole Antoinette Cosway raconte son enfance au domaine Coulibri, à la Jamaïque. Entre l’indifférence de sa mère et les révoltes des esclaves, son destin bascule : elle est envoyée dans un couvent qu’elle quittera à l’âge de dix-sept ans pour se voir épouser un Anglais, distant, égoïste et arrogant. Poussée par la haine qu’il lui porte, elle sombrera dans l’alcoolisme et la folie meurtrière.

Mon avis :

La prisonnière des Sargasses est une relecture, comme plusieurs de mes dernières lectures. La différence est que celle-ci date d’il y a plus de dix ans, l’ayant étudiée au lycée, mais je n’en conservais qu’un très vague souvenir. Alors que je relisais enfin ce roman, j’ai fait quelques recherches sur internet, découvrant ainsi une note moyenne de 11,6/20 sur le site Livraddict (le livre ne mérite pas une aussi mauvaise note) et découvrant qu’il s’agit d’un préquel à Jane Eyre de Charlotte Brontë que j’ai lu l’an passé. A dire vrai, ce n’est qu’à la fin que j’ai fait le rapprochement, qui n’est pas des moindres !
Dans La prisonnière des Sargasses, le récit est à la première personne et Antoinette nous raconte dans un premier temps son enfance. Dans la seconde partie du roman, c’est un homme, jamais nommé, qui parle ; nous savons juste qu’il est anglais et est désormais l’époux d’Antoinette. C’est une histoire tragique, celle d’une femme qui tente de se faire aimer de son mari, en vain. L’héroïne de Jean Rhys, que l’on croyait sauvée après une enfance difficile, se retrouve dans une prison. Sans barreaux, mais effrayante. Antoinette a beau être mariée, elle est finalement assez seule ; elle est confrontée à un monde qui ne veut pas d’elle (il est notamment question de racisme, mais pas que). Petit à petit la folie pointe le bout de son nez.
La plume de l’autrice est agréable et chaque personnage s’exprime de sa propre manière, avec ses mots, ses expressions.

L’histoire d’Antoinette est dure et on se prend d’affection pour elle, on a envie de la protéger de son entourage. Le récit, emmené par une écriture efficace, raconte beaucoup de choses en peu de pages (240 en tout). C’est un livre à découvrir, surtout si vous aimez Jane Eyre (mais il n’est pas obligatoire d’avoir lu le roman de Charlotte Brontë pour lire La prisonnière des Sargasses).

Le roman a reçu plusieurs prix, dont le Royal Society of Literature Award (notre équivalent anglais de l’Académie française).

La prisonnière des Sargasses, Jean Rhys • Titre VO : Wide Sargasso Sea • Yvonne Davet • Gallimard • 1966 • 240 pages • 8,50€ • Genre : fiction, littérature  • ISBN : 9782070742059

Ce livre participe au challenge Coupe des 4 maisons – 2017-2018.
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5 réflexions sur “La prisonnière des Sargasses

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