Leah à contretemps

Leah à contretemps

Quatrième de couverture :

Moi, c’est Leah. Leah Burke. (Semi-)pro de la batterie. Gribouilleuse clandestine. Meilleure amie du choubidou du lycée, mon best bro, le démolisseur d’Oreos, j’ai nommé  : Simon Spier. C’est notre année de terminale, la dernière ligne droite avant la fac. Alors, forcément, tout part en vrille.

Le couple insubmersible formé par Abby et Nick est en train de prendre l’eau. Je me suis fâchée avec des filles que je connais depuis la maternelle. Et plus le temps passe, plus j’ai l’(affreuse) impression que notre pote Garrett veut sortir avec moi. Il est mignon. Adorable. Prévenant. Le genre de mecs que n’importe qui aimerait avoir comme cavalier au bal du lycée.

Mais pas moi. Ah oui, je ne vous l’ai pas dit  ? Paraît que j’adore me compliquer la vie…

Mon avis :

Il y a trois ans, je vous parlais de Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens, un roman jeunesse (réédité récemment sous le titre de Love, Simon) de Becky Albertalli. Il y est  question d’un jeune homme, Simon, qui est homosexuel mais pas encore sorti du placard. La plupart des personnes LGBTQ+ passent par cette étape à un moment donné de leur vie, voire à plusieurs reprises, et c’est loin d’être anodin : cela vient à dire à autrui que, non, nous n’entrons pas dans la case qui nous a été donnée, à savoir celle de l’hétérosexualité. Si cette sortie du placard peut très bien se passer, il peut aussi en être autrement et, aujourd’hui encore, des jeunes sont mis à la rue par leurs parents parce qu’ielles sont homosexuel.les, trans… Pour Simon, ça se passait finalement pas si mal car il était bien entouré et, avouons-le, tou.te.s les lecteurs et lectrices voulaient de toute façon que ça se termine bien. Bref, j’avais bien aimé ce roman, c’était rafraîchissant.

Les événements de Leah à contretemps se déroulent un an après Love, Simon. Si je me souvenais bien de Simon et de « Blue », les autres personnages restaient assez flous pour moi, j’avais du mal à m’en souvenir. J’ai par la suite lu sur internet que beaucoup semblaient ne pas apprécier Leah. Alors, moi qui avait déjà Leah à contretemps dans ma pile à lire, j’ai commencé un peu à m’inquiéter ! Est-ce que le roman serait aussi bien que Love, Simon ? Est-ce que j’arriverai à m’attacher à l’héroïne ou bien elle m’agacerait du début à la fin ? J’avais plusieurs raisons de douter de cette lecture. Finalement, en lisant les premières pages, j’ai retrouvé mes repères grâce à Leah qui nous raconte tout – la narration est à la première personne -, nous rappelant ainsi les couples, les amitiés, certains événements passés. Et j’admets que, même si je trouve Simon plus attachant, j’ai bien aimé suivre Leah pour cette dernière année au lycée. De plus, il faut bien admettre qu’elle sort du lot avec ses cheveux colorés, le fait qu’elle soit grosse, et en plus elle est bisexuelle (et c’est écrit noir sur blanc, alors que dans beaucoup de livres il faut réussir à lire entre les lignes). Alors oui, elle doute, et je me suis en effet demandé pourquoi elle n’avait pas profité du coming out de Simon pour faire le sien. Mais bon, je peux comprendre : même si un copain le fait, ça ne veut pas dire que ça devient plus facile, sans compter que la biphobie existe, même venant de la part d’homosexuel.les. Donc voilà, rien n’est simple. Il y a d’autres choses que j’ai eu du mal à comprendre (par exemple, elle tombe amoureuse mais apparemment ça fait longtemps qu’elle est attiré par cette personne, et c’est réciproque mais aucune attraction n’a été dévoilée jusque là) mais bon, j’ai passé un bon moment.
Leah à contretemps aborde un peu le lycée, et plus particulièrement la terminale, avec les camarades qui vont partir dans telle ou telle université, les amitiés qui vont être mises à l’épreuve, etc. Mais finalement, il est surtout question d’amour, d’acceptation de soi et d’avoir le courage de dire les choses. Ce n’est pas le livre de l’année, je n’ai pas autant aimé que Love, Simon, mais c’est une chouette lecture et elle a l’avantage de mettre en avant une héroïne grosse et bisexuelle.

En résumé, c’est un roman à lire pour la diversité de ses personnages, pour Leah, et parce qu’on passe un bon moment.

Merci à NetGalley et aux éditions Hachette pour cette lecture.

Leah à contretemps, Becky Albertalli • Hachette • 2018 • 80 pages • 17€ • Genre : jeunesse, romance, LGBTQ+, bisexualité • ISBN : 9782016269688

Ce livre participe au challenge Coupe des 4 maisons – 2017-2018.

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4 réflexions sur “Leah à contretemps

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