Homo Sapienne

Homo Sapienne

Quatrième de couverture :

Révélant une voix exceptionnelle, Homo sapienne suit la vie de cinq jeunes dans la ville de Nuuk, capitale du Groenland. Ils vivent des changements profonds et racontent ce qui, jusqu’à maintenant, a été laissé sous silence : Fia découvre qu’elle aime les femmes, Ivik comprend qu’elle est un homme, Arnaq et Inuk pardonnent et Sara choisit de vivre. Sur «l’île de la colère», où les tabous lentement éclatent, chacune et chacun se déleste du poids de ses peurs.
Niviaq Korneliussen manie une langue crue, sensible et indomptée. Elle parle du désir universel d’être soi, socialement, intimement, confiante que les cœurs et les corps sauront être vrais.

Mon avis :

Ce livre, je le voulais – parmi tant d’autres – pour mon anniversaire. Je ne l’ai pas eu mais je me suis récemment fait de nouvelles copines et l’une d’entre elles ayant ce roman me l’a prêté (encore merci!). Autant vous dire que, à peine l’ai-je eu entre les mains que j’en ai commencé la lecture (dans les dix minutes qui ont suivi).

Homo Sapienne est une sorte de chassé-croisé amoureux dans lequel naviguent en eaux troubles cinq personnages. Le récit, passant d’un individu à l’autre, creuse les sentiments éprouvés, s’enfonce dans les méandres de l’être. Nous commençons avec Fia, une jeune femme qui se décide enfin à quitter son copain car elle ne ressent plus rien, elle se sent prise au piège nommé « relation amoureuse » ; elle prend un nouveau départ, chaotique.
L’histoire de ce livre m’a beaucoup plu car on y trouve des personnages différents les uns des autres, que l’on s’y attache et que l’on a envie de savoir ce qui va leur arriver. Le livre m’a également plu parce que j’ai aimé la façon dont l’amour est abordé, de même que la découverte de l’homosexualité ainsi que la vie de jeunes Groenlandais.
La narration peut laisser perplexe lorsque l’on entame la lecture. En effet, Niviaq Korneliussen, l’autrice, ne s’attache pas à une forme d’écriture et prend un parti parfois assez cru. Ainsi l’écriture navigue entre une forme assez classique, des SMS, des échanges succincts, le texte est parfois en anglais… Ajoutez à cela que certains chapitres reprennent un événement en amont dans le récit afin de nous le faire découvrir d’un autre point de vue, il y a de quoi en dérouter plus d’un.e ! Donc oui, ça peut surprendre mais j’ai, pour ma part, beaucoup aimé car j’ai trouvé que cela reflétait bien cette génération dépeinte dans Homo Sapienne et l’autrice a choisi d’approfondir certains éléments du récit, de nous les faire vivre sous des angles différents, et ça fonctionne très bien : il n’y a pas de redite, on découvre sans cesse.

Même si votre anglais est très basique, lisez ce livre, il ne laissera personne indifférent.e.

Homo Sapienne, Niviaq Korneliussen • Le Peuplade • 2017 • 232 pages • 21€ • Genre : jeunesse groenlandaise, LGBTQ+, amour • ISBN : 9782924519585

2 réflexions sur “Homo Sapienne

  1. Mistikrak dit :

    J’ai adoré ce roman ! Quel tour de force de l’auteure ! Tu as raison, la structure particulièrement peu dérouter quelques lecteurs, mais cela faut la peine de persister et de se plonger dans ce roman. Cette nouvelle auteure, je la surveille de loin (je serai la première à mettre la main sur ses nouvelles sorties haha ^^ )

    Aimé par 1 personne

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