Le Roman de Jeanne

Le Roman de Jeanne

Quatrième de couverture :

Anéantie par les excès de l’humanité et des guerres interminables, la Terre n’est plus que cendres et désolation. Seuls les plus riches survivent, forcés de s’adapter à des conditions apocalyptiques. Leurs corps se sont transformés, albinos, stériles, les survivants se voient désormais contraints de mourir le jour de leurs cinquante ans. Tous vivent dans la peur, sous le joug du sanguinaire Jean de Men.
Christine Pizan a quarante-neuf ans. La date fatidique approche . Rebelle, artiste, elle adule le souvenir d’une héroïne, Jeanne, prétendument morte sur le bûcher. Jeanne serait la dernière à avoir osé s’opposer au tyran. En bravant les interdits et en racontant l’histoire de Jeanne, Christine parviendra-t-elle à faire sonner l’heure de la rébellion ?

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Mon avis :

J’ai découvert ce roman de la rentrée littéraire en naviguant sur Internet. Il me faisait très envie mais j’avais décidé de ne rien acheter pour cette rentrée. Toutefois, une copine a craqué pour Le Roman de Jeanne de Lidia Yuknavitch, l’a lu, l’a beaucoup aimé et me l’a prêté.
Durant les toutes premières pages, j’avoue avoir eu un peu de mal car il était question de la « griphe », une sorte de mélange entre le tatouage et la scarification, de ce dont je me suis imaginée la représentation. Pourtant, très vite, on comprend l’importance des griphes : le corps devient le support d’histoires et Christine, notre héroïne, décide de se servir de son propre corps afin de se rebeller contre Jean de Men, tyran puissant de ce nouveau monde qu’est le CIEL. Le CIEL, c’est un satellite sur lequel vivent désormais les humains, maintenant que la Terre n’est plus que destruction.
Le Roman de Jeanne est un roman fort. Il est question de l’humanité d’un futur vraisemblablement pas si lointain, d’une humanité aux corps métamorphosés. Sa survie ne semble tenir qu’à peu de choses, dont le sacrifice de chaque individu à l’âge de cinquante ans. Les corps n’ont plus rien de féminin ou masculin, les barrières entre les genres se trouvent réduites à peau de chagrin. L’espèce humaine ne peut plus enfanter et les plus jeunes ont une petite vingtaine d’années ; Jean de Men cherche à tout prix un moyen de remédier à cela.
Quand je me suis lancée dans la lecture de ce livre, je me disais qu’il pouvait être sympa à découvrir, mais je ne m’étais pas attendue à le dévorer, je n’avais pas pensé un instant qu’il me prendrait aux tripes. Et pourtant. Il y a les références glissées dans le texte (Christine dont le surnom est Christ, Jeanne la Terrienne qui n’est pas sans rappeler Jeanne d’Arc), et surtout les héroïnes de cette histoire ont quelque chose de captivant, les sujets traités, que ce soit la sexualité, la survie, le corps… sont bien abordés, et l’écriture est vive. Il était difficile pour moi d’arriver au boulot et de devoir alors poser le bouquin. Je faisais partie de l’histoire, et Christ me prenait à témoin.

Le Roman de Jeanne, c’est un récit prenant, puissant, et je vous le recommande vivement.

Le Roman de Jeanne, Lidia Yuknavitch • Titre VO : The Book of Joan • Traduction : Simon Kroeger • Denoël • 2018 • 336 pages • 21€ • Genre : SF, corps, rentrée littéraire • ISBN : 9782207139691

Ce livre participe au challenge Littérature de l’Imaginaire.

9 réflexions sur “Le Roman de Jeanne

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