Bouffon

Bouffon

Quatrième de couverture :

Laissez-moi vous conter la cruelle histoire du bouffon qui – le sot ! – s’énamoura d’une princesse aussi jolie qu’il était repoussant.
Laissez-moi vous conter l’histoire d’un baiser.
Le plus beau, le plus pur, le plus émouvant des baisers.

.

Mon avis :

Dans cette bande dessinée, le narrateur nous prévient qu’il s’agit d’une belle histoire d’amour, mais que c’est aussi une histoire triste. Et il a tout à fait raison. Bouffon, c’est l’histoire du difforme et repoussant Glaviot, dont la vie commence de façon bien tragique. Par chance, il va se retrouver au service d’une très belle jeune femme, fille du comte d’Astrat. Mais l’histoire ne serait rien sans un malheur…
Ce que j’ai tout d’abord aimé dans cette bande dessinée, c’est le narrateur. Cet homme est un prisonnier enfermé dans les cachots du comte. Pourquoi ? Pour avoir aimé. Emprisonné, il a eu échos de la naissance de Glaviot et a fait connaissance avec cet enfant difforme. Il le connaît. Mais ce qui m’a surtout plu avec le narrateur, c’est qu’il s’adresse directement à nous et brise le quatrième mur. De part son histoire et pour sa façon de nous raconter celle de Glaviot, je l’ai trouvé assez touchant, et même attachant.
Ce que j’ai aimé ensuite, c’est le récit. S’il commence d’une façon terrible, s’il n’est pas à mettre entre de trop jeunes mains, il s’avère qu’il tient ses promesses et que l’on a là une très belle histoire. Les personnages sont également bien pensés et, tout comme pour le narrateur, le jeune Glaviot est touchant et il est impossible de ne pas s’attacher à lui.
Là où j’ai été le moins convaincue, c’est par les dessins. Ils sont réussis, c’est sûr, mais il m’a manqué quelque chose. Je pense que c’est surtout la couleur, que j’ai trouvée sans relief. Pourtant, lors des scènes dans le cachot, je n’ai pas eu ce ressenti. Alors que, durant les moments de grâce, touché par la beauté de la fille du comte d’Astrat, le monde de Glaviot aurait pu nous apparaître merveilleusement beau, il s’est avéré finalement coloré, certes, mais sans saveur.

Avec une pointe de fantastique, Bouffon nous en dit bien plus qu’une simple histoire d’amour, et c’est probablement l’un des plus beaux récits que j’ai pu lire cette année. Je vous conseille vivement cette bande dessinée, mais vous êtes prévenu.e.s : c’est une belle histoire d’amour, mais elle triste. À bon entendeur.

Bouffon, Francis Porcel, Zidrou  Dargaud • 2015 • 64 pages • 14,99€ • Genre : fantastique, conte, amour • ISBN : 9782505061694

Ce livre participe au challenge Littérature de l’Imaginaire.

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