Road trip en Roumanie – partie 2

Dans la première partie de cette série d’articles sur mon road trip en Roumanie, je vous avais présenté les villes de Cluj-Napoca, le Cimetière joyeux, etc. et nous avions terminé avec la ville Art déco Oradea. Cette fois-ci, nous allons poursuivre l’aventure jusqu’à Bucarest et donc terminer le voyage.
Cela fait désormais plusieurs mois que je suis rentrée et certains détails m’échappent. J’irai donc plus à l’essentiel que dans mon précédent article sur la Roumanie.

Après être restées deux jours à Oradea, nous avons continué la route vers le sud, en direction de Deva. C’était un jour très pluvieux mais, parées de nos k-ways, nous avons décidé d’affronter les éléments pour visiter la citadelle. Malheureusement, il s’est mis à pleuvoir de plus en plus et l’orage s’est mis à gronder très fort au-dessus de nos têtes. Avec la forêt d’arbres s’élançant vers le ciel, je ne pouvais pas m’empêcher de penser au premier film Jurassic Park. Avec A., nous avons finalement décidé de redescendre (nous étions trempées) et, à peine à l’abri dans la voiture, une averse de grêle a débuté ! Nous avons eu un bon timing, n’est-ce pas ?
Histoire d’essayer de profiter du reste de la journée, et après quelques discussions, nous avons repris la route vers l’est. En parlant de routes, elles n’évacuaient pas très bien l’eau, même la récente autoroute, et il a donc fallu faire très attention. Pour tout vous dire, en descendant la route de la citadelle de Deva, on a pu observer des ruisseaux déchaînés, dévalant la pente pour former un petit lac au niveau d’un grand croisement, en bas de la descente. Oui, c’était assez impressionnant. Mais une fois arrivées à Alba Iulia [5], le mauvais temps à laisser place à un soleil resplendissant. Ce qui tombait bien car le cœur de cette ville est magnifique. Il s’agit d’une citadelle étoilée de type Vauban. Avec le ciel dégagé et les rayons solaires se posant sur les bâtiments, la promenade s’est avérée être l’une des plus agréables que nous ayons fait.

Après une bonne nuit de sommeil, nous avons pris la route de l’adorable Sibiu [6]. Le temps était encore très beau et mettait en valeur les couleurs chaleureuses des bâtiments, sans parler du toit de la cathédrale évangélique, aux losanges colorés, qui ressortait merveilleusement sur le ciel bleu. Là encore, c’était très plaisant de s’y promener.
Ensuite, nous sommes retournées du côté de Deva pour visiter le château des Corvin [7]. Le guide touristique nous le vendait comme un château de conte de fées et, clairement, c’est le cas en ce qui concerne l’architecture. En revanche, on ne peut pas dire qu’il y ait grand chose à visiter : il y a bien plusieurs salles mais elles sont souvent vides. Seules une ou deux pièces accueillaient des costumes et des maquettes du château. Autant vous dire que c’est un peu mince, d’autant que le prix de la visite est élevé par rapport à tout ce que nous avons pu visiter en Roumanie. A voir si vous passez dans le coin, mais ne faites pas un détour exprès pour visiter le château des Corvin. Pour vous parler un peu de son histoire, il est situé à Hunedoara et a été bâti à la fin du XIVe siècle. Et côté anecdote, il faut savoir qu’il y a un puits dans le château et l’on raconte que ce sont des prisonniers qui l’ont creusé pendant de longues années ; s’ils trouvaient de l’eau, alors ils étaient libérés. La promesse n’a jamais été tenue, vous l’imaginez bien.

L’étape suivante était le Danube, et plus précisément du côté des Portes de Fer, où l’on trouve apparemment des ruines et une sculpture de 55 m de hauteur au milieu de forêts, proches du fleuve (ça m’a tout de suite évoqué Le Seigneur des Anneaux). Mais nous n’avons pas eu de chance : nous étions un lundi et il pleuvait. Or, pour voir ces merveilles, il fallait faire une visite en péniche et il n’y en avait aucune à circuler ce jour-là. Nous avons toutefois pu longer le Danube et observer la Serbie de l’autre côté.

Le Danube et, de l’autre côté, la Serbie

Passons désormais à un lieu qui, pour moi et A., était incontournable – nous ne pouvions quitter la Roumanie sans l’avoir visité – : le château de Dracula. Sauf que, s’il y a bien le château de Bran (non loin de Brașov), très touristique car connu pour être le château du comte, vraiment très beau, ce n’est toutefois pas le véritable château. Eh non ! Il n’y aurait probablement jamais mis les pieds, ou alors pas plus que quelques nuits. Son véritable château est la citadelle de Poenari [8]. Perdue dans les montagnes, du côté de Pitești, ce sont plus de 2000 marches qu’il faut gravir pour pouvoir ensuite visiter le château, situé à une hauteur de 800 m. Les personnes ayant des difficultés à se déplacer ou ayant le vertige ne peuvent donc pas la visiter. Cela a malheureusement été le cas pour A. qui, après avoir tout de même grimpé difficilement mais courageusement un tiers de l’ascension, a dû rebrousser chemin (oui, c’est vraiment haut, avec des marches de tailles inégales, et c’est très raide). Pour ma part, j’ai eu la chance de pouvoir arriver en haut en seulement quinze minutes (il est indiqué que la montée est d’approximativement trente minutes) et de découvrir une forteresse en ruines, certes, mais avec une vue extraordinaire. Les sommets des montagnes étaient perdus dans le brouillard, la végétation très foisonnante… Ce lieu vaut vraiment le détour ! Attention toutefois, il y a une mauvaise surprise en arrivant : Dracula n’étant nul autre que Vlad III dit l’Empaleur, des mannequins étaient donc empalés à l’entrée de la forteresse, avec un souci du détail d’assez mauvais goût, il faut le dire. Toutefois, le lieu m’a tellement subjuguée que j’en ai oublié cette rencontre. En sortant, j’ai sursauté en redécouvrant les mannequins, c’est vous dire !

Après cela, nous avons continué en direction de Brașov [9]. Vous savez ce qu’on y trouve, pas très loin ? Le château de Bran, celui qui est connu comme étant le château de Dracula. C’est le fameux château pour touristes, dans lequel le comte n’a jamais mis les pieds. Eh bien, même si ce lieu n’a pas de rapport avec Dracula, il vaut clairement le détour. Déjà parce qu’il est très beau, mais aussi parce que son histoire y est très bien racontée (je l’ai visité avec un audio-guide en français) et parce qu’on y trouve plein de meubles, de costumes, etc. De plus, il est très bien entretenu.
Côté logement, nous avons dormi non loin, dans un hôtel très sympathique : Contele Vladimir. Nous avons eu un très bon accueil, nous y avons très mangé et dormi, nous avons même pu faire quelques parties de billard, nous avons sympathisé avec un énorme chien qui faisait presque ma taille et le double voire le triple de mon épaisseur, et nous avons découvert un digestif produit localement : l’afinată. A base de myrtilles, il est très bon et, si vous en avez l’occasion, je vous conseille d’y goûter.

Nous avons bien évidemment fait un tour à Brașov qui est une ville où il est sympathique d’y passer faire un tour. En arrivant, nous avons été surprises de voir le nom de la ville, gigantesque, implanté dans les montagnes comme le célèbre « Hollywood », en Californie.
Notre dernière étape était Bucarest [10], la capitale. Je vais être brève : j’ai été déçue, et A. aussi. C’est une ville très touristique mais, à part le centre historique, gangrené par les restaurants et bars diffusant tous de la musique plus fort les uns que les autres, il n’y a pas grand chose à voir d’extraordinaire (à tel point que je ne sais plus quels sont les bâtiments dont je vous mets les photos ci-dessous). Donc, oui, je suis contente d’y avoir été, mais après tout ce que nous avons vu, la capitale s’est avérée plutôt fade. Je pense qu’une journée suffit pour faire l’essentiel.

Au final, en dehors des châteaux de Poenari et de Bran, c’est clairement le nord de la Roumanie que j’ai préféré : plus coloré, plus proche de la nature, plus calme aussi, c’était vraiment très agréable à découvrir, bien que les routes ne soient pas toutes propices au voyage (cela dit, ça va en s’améliorant, la pays faisant des travaux en ce sens). Le sud est très différent, plus semblable à ce que l’on trouve chez nous. Ça vaut le coup d’y faire un tour mais, si vous n’avez qu’une semaine, vraiment, je ne peux que vous conseiller le nord.
C’est ainsi que se termine mes articles sur la Roumanie. Peut-être reviendrai-je prochainement vers vous avec quelques conseils, qui sait ?

10 réflexions sur “Road trip en Roumanie – partie 2

  1. plumesdelune dit :

    La météo pour la visite du château de Dracula était juste tip top XD
    J’avais beaucoup aimé Bucarest perso, et j’avais aussi été à Constanta aussi qui était chouette. On a juste traversé les carpates sans s’y arrêter par contre, c’était dommage T_T
    Merci pour les photos et le report 😀
    Kin

    Aimé par 1 personne

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