La Dame à la louve

La Dame à la louve

Quatrième de couverture :

«Il s’agit de cette femme, ou plutôt de cette jeune fille, enfin de cette Anglaise dont le curieux visage m’a plu pendant une heure. C’était un être bizarre. Lorsque je m’approchai d’elle pour la première fois, une grande bête dormait dans les plis traînants de sa jupe. La grande bête, dressant le museau, grogna de manière sinistre, au moment même où j’abordai l’intéressante inconnue. Malgré moi, je reculai d’un pas.»
Connue en littérature sous le nom de Renée Vivien, Pauline Tarn (1877-1909) est née en Angleterre de père anglais et de mère américaine. Définitivement installée à Paris à sa majorité, elle devait produire en français une œuvre poétique originale, quelques romans et contes ainsi que des traductions de textes de Sapho et d’autres poétesses de l’Antiquité grecque. En 1904, sous le titre La Dame à la louve, elle a publié un ensemble de nouvelles «fin de siècle», fantastiques et cruelles, où le rôle des hommes et des femmes est brutalement remis en cause.

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Mon avis :

La Dame à la louve est un recueil de dix-sept nouvelles de Renée Vivien, poétesse de la fin du dix-neuvième et du tout début du vingtième siècle aujourd’hui quelque peu oubliée. Certains récits sont très courts, n’excédant pas les deux pages ; autant vous dire que La Dame à la louve se dévore en un rien de temps.
Le recueil tire son nom du titre du premier texte. J’ai trouvé que c’était un très bon choix que de commencer l’ouvrage par cette nouvelle car elle donne le ton : il y a du mystère, c’est onirique, et cette fameuse dame à la louve, comme d’autres femmes dans le recueil, préfère la mort plutôt que devoir être contrainte à ce qu’elle ne veut pas, plutôt que de se voir enlever sa liberté.
L’une des choses qui m’a plu dans ce livre, c’est que certaines histoires sont racontées au travers du regard d’un homme, d’autres par celui d’une femme, ça varie et c’est plaisant. En revanche, quelques récits sont vraiment glauques et les hommes semblent tous être de véritables raclures. Heureusement, les héroïnes sont plaisantes à suivre car elles font preuve d’une certaine force, qu’elle soit mentale, physique, ou bien même morale. Mais surtout, le gros point fort, c’est la plume de Renée Vivien : même quand on se retrouve à lire les récits les plus sombres, ils n’en restent pas moins emplis de poésie. Cela crée parfois un sacré contraste mais le résultat n’en est pas moins réussi, bien au contraire.

Alors voilà, si La Dame à la louve est un recueil de nouvelles peu joyeuses – quel euphémisme -, il n’en reste pas moins qu’elles sont superbement écrites et nous font découvrir un univers sombre, torturé, avec des personnages féminins marquants.
Renée Vivien est une poétesse qu’il faut découvrir et dont je lirai d’autres œuvres, c’est certain.
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La Dame à la louve, Renée Vivien Folio • 2007 • 144 pages • 2€ • Genre : littérature, nouvelles poétiques, onirisme • ISBN : 9782070343591

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