Honoré et moi

Honoré et moi

Quatrième de couverture :

Il y a bien plus que vous ne le pensez entre une jeune femme d’aujourd’hui, féministe, écrivaine, blogueuse, et Honoré de Balzac…

À la suite du succès de son livre Délivrées ! Titiou Lecoq ne va pas bien. L’époque lui dicte de réussir, elle réussit. Mais pourquoi est-ce que cela ne la rend pas heureuse ? Elle ne sait pas quoi faire. Un jour, pour tromper la déprime, elle décide de visiter la maison d’Honoré de Balzac. Une rencontre s’opère. Une révélation également. Balzac, que Victor Hugo désignait comme « le travailleur puissant et jamais fatigué », n’est pas seulement ça. Il existe un Balzac intime, humain, fatigué, qu’on pourrait nommer le plus grand poissard de l’histoire littéraire. Balzac est un looser magnifique. Et pour une société comme la nôtre, obsédée par l’idée de réussite, c’est un flamboyant contre-exemple. Alors, il devient son alter ego.

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Mon avis :

De Balzac, j’ai lu bien peu de choses. Il est certain que j’ai étudié des extraits en cours, que ce soit au collège ou au lycée, mais je ne me souviens pas avoir lu de roman de cet auteur, dont les textes, de même que l’homme, ne m’ont jamais attirée plus que ça. Pourtant, j’ai envie d’inciter tout le monde à lire Honoré et moi. Comment ? Vous avez bien lu. En fait, après avoir lu – que dis-je? dévoré! – cette biographie, je me retrouve à avoir envie de découvrir quelques romans du célèbre écrivain français parce que Titiou Lecoq a très bien écrit son livre, parce qu’elle a rendu Balzac vivant et que je me suis prise de sympathie pour cet homme qui a réussi en étant un sacré loser.
Mais commençons par le commencement. Quand j’ai vu la couverture, j’ai été très intriguée : le violet vif sur fond d’orange quasiment fluo ; la phrase d’accroche : « Parce qu’il a réussi sa vie en passant son temps à la rater, Balzac est mon frère » ; surtout, l’autrice que je connais pour son essai féministe Libérées ! et qui nous parle cette fois de Balzac. Il ne m’en fallait pas plus pour me plonger dans cette nouvelle aventure littéraire. Honoré et moi, c’est une histoire d’amour. Bon, non, pas vraiment, en tout cas pas au sens premier de l’expression. Mais dès les premières lignes du bouquin, alors que Lecoq nous parle de sa déception en visitant la maison de Balzac, devenue musée, on sent qu’elle aime cet écrivain et son travail, et l’on sent également que l’écriture de sa biographie l’a passionnée. D’ailleurs, une petite anecdote à ce sujet : pendant six mois, la journaliste n’a fait que lire Balzac (ses textes, ses échanges épistolaires, ses livres de comptes, les biographies déjà existantes… et elle a également visité les lieux emblématiques où il a vécu, où il s’est rendu). Titiou Lecoq s’est vraiment immergée dans la vie de Balzac et je trouve ça très impressionnant, d’autant plus que ça se reflète dans Honoré et moi.
L’écriture est digne de Lecoq : impertinente, drôle, la plume toujours affutée ; l’axe de l’argent pour raconter la vie d’Honoré de Balzac est parfait : ses réussites et ses échecs le mènent en des lieux divers, il fait des rencontres, il est amoureux, il a des hauts et des bas, l’ensemble est rocambolesque… On ne s’ennuie pas une seule seconde. Ce livre, je l’ai lu en moins de vingt-quatre heures. Ce livre, il m’a donné envie de découvrir l’œuvre de Balzac – pas tout, ne nous enflammons pas, mais un ou deux romans pour commencer. Mais plus que nous retracer la vie de cet homme célèbre, plus que nous le faire découvrir et nous montrer qu’il était un véritable visionnaire, trop en avance sur sont temps (parce que, oui, il a eu de super idées), Titiou Lecoq nous interroge : Balzac s’est affranchi des contraintes pour vivre en toute liberté mais, pour autant, il n’était pas heureux. Alors la liberté à tout prix vaut-elle le coup ? Apporte-t-elle ce fameux bonheur tant recherché ? Concernant Balzac, disons qu’il l’a beaucoup cherché.

Dans cette biographie, j’ai découvert un homme intelligent mais trop ambitieux, un homme vivant son propre roman et qui l’aura payé cher durant sa vie. Grâce à Titiou Lecoq, j’ai fait la rencontre d’un Balzac fantasque, hallucinant de mauvaise foi, laid (il faut lire les descriptions), et pourtant attachant, séducteur.
J’ai beaucoup aimé Honoré et moi et je vous en conseille vivement sa lecture. Dernière anecdote à vous raconter : j’ai prêté se livre à une copine qui n’était pas très partante car elle n’aime pas Balzac et maintenant, tout comme moi, elle veut lire quelques-uns de ses livres tant elle a aimé la biographie écrite par Lecoq. J’espère que cela achèvera de vous convaincre.

Honoré et moi, Titiou Lecoq L’Iconoclaste • 2019 • 200 pages • 18€ • Genre : biographie • ISBN : 9782378801045

9 réflexions sur “Honoré et moi

  1. Light And Smell dit :

    La couverture aurait eu tendance à me rebuter et je lis peu de biographie, mais le portrait qui semble être fait de Balzac que je connais d’ailleurs fort peu, et la plume de l’autrice constituent de sacrés arguments pour se plonger dans cet écrit d’autant que l’engagement de l’autrice suscite toute mon admiration !

    Aimé par 2 personnes

  2. Romanesquement Vôtre dit :

    J’ai une tendresse particulière pour Balzac qui me vient de mes années lycée. Je ne savais même pas que ce livre existait, mais maintenant je suis intriguée. Si je pouvais te conseiller un Balzac: « Le Lys dans la vallée ». Il reste un de mes meilleurs souvenirs de lecture de mon adolescence 🙂

    Aimé par 1 personne

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