Blacksad

Blacksad, t.1 : Quelque part entre les ombres

Quatrième de couverture :

« Parfois, quand j’entre dans mon bureau, j’ai l’impression de marcher dans les ruines d’une ancienne civilisation. Non à cause du désordre qui y règne, mais parce que certainement cela ressemble aux vestiges de l’être civilisé que je fus jadis. »

.
Mon avis :

Blacksad est une bande dessinée dont j’entends parler depuis des années et, pour cause, le premier tome est sorti en 2000, et c’est une série qui rencontre beaucoup de succès. Plusieurs raisons à cela, à commencer par son héros, John Blacksad, qui n’est nul autre qu’un grand chat noir. En fait, dans cette BD, tous les personnages sont des animaux anthropomorphes, c’est à dire qu’ils marchent et se comportent comme des humains, et s’habillent d’ailleurs de même.
Les aventures du chat se déroulent aux États-Unis au cours des années 1940-1950. Dans le premier tome, Quelque part entre les ombres, Blacksad découvre que son ancienne amante a été assassinée. Bien sûr, il veut savoir qui a commis ce meurtre, mais en plus il est détective et ne compte donc pas attendre que la police fasse son travail. Chacun des tomes de la série est l’occasion de découvrir une enquête différente et ainsi de faire la rencontre de nombreux personnages, certains apparaissant régulièrement, comme c’est le cas pour le reporter Weekly.
Comme chaque histoire est différente de la précédente, bien qu’elle suive une certaine continuité, je ne vais pas vraiment vous en parler, juste vous dire que le premier tome m’a conquise, que j’ai beaucoup aimé le deuxième et le quatrième tome, un petit peu moins le troisième et un peu moins le cinquième qui est un road-trip. Dans l’ensemble, les enquêtes du félin sont excellentes. Bon, mais si je ne développe pas cette partie là, de quoi vais-je parler ? Eh bien déjà du rythme et ça va être rapide : rien à redire, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et, quand je faisais une pause entre deux tomes, même si je n’avais pas envie de me ruer dessus, j’avais quand même bien hâte de poursuivre. Mais en fait, dans cette série de bande dessinée, ce qui est vraiment génial, en plus des personnages anthropomorphes et des sublimes dessins de Juanjo Guarnido, c’est l’ambiance. On est emporté à une autre époque et le dessinateur a un sacré don pour la faire revivre et, malgré l’improbabilité des personnages, l’ensemble est très réaliste, c’est magnifique. De plus, il se dégage de chaque planche tout ce que l’on pourrait retrouver dans un bon polar de cette époque ; on sentirait presque les odeurs de cigares, celle de la sueur qui se dégage des dancings, on pourrait presque aussi sentir le vent frais nous caresser le visage, parfois même nous fouetter. Les dessins de Guarnido sont incroyablement vivants.
Et que serait Blacksad sans parler de son héros, le matou solitaire dénommé justement Blacksad ? Il faut savoir que c’est lui qui nous raconte ses enquêtes et on a parfois droit à des commentaires qui ne manquent pas de piquant. Ce félin, c’est un peu le sel de l’histoire, celui qui apporte une touche d’humour sombre, parfois cynique, collant parfaitement à l’ambiance de la BD. Il y a cependant un protagoniste récurrent qui vient parfois contrebalancer la noirceur du récit. Il s’agit de Weekly, une fouine qui apporte un humour plus léger sans pour autant être le comique de service. Et c’est aussi ça que j’apprécie dans cette BD, le fait que, si chaque personnage a un caractère et une fonction bien déterminés, cela ne lui colle pas forcément à la peau et, ainsi, celui qui serait très sérieux pourrait se montrer pour quelques pages très guilleret sans que cela ne perde en cohérence. Un travail d’équilibriste réussi.

Blacksad est une bande dessinée qui subjugue. D’abord par son charme indéniable représenté par les dessins, ensuite par son caractère, incarné par le héros dont les pics sont toujours bienvenues. A cela s’ajoutent des personnages délicieux, exécrables ou drôles, ainsi que des enquêtes prenantes. Alors, si vous aimez la BD et/ou les polars, si vous souhaitez vous plonger dans le siècle passé, Blacksad est fait pour vous.

Blacksad, Juan DÍaz Canales (scénario) et Juanjo Guarnido (dessin) Dargaud • 2000-2013 • 48 à 56 pages/tome • 14€/tome • Genre : BD, policier, anthropomorphisme • ISBN : 9782205049657 (premier tome)

Ce livre participe au challenge Littérature de l’Imaginaire.
Ce livre participe au Pumpkin Autumn Challenge.

12 réflexions sur “Blacksad

    • Ma Lecturothèque dit :

      Il paraît que pour le sixième tome, qui est dans les tuyaux, les auteurs comptent revenir à quelque chose de plus similaire aux premiers tomes ; j’ai hâte de découvrir ça (mais je pense qu’il va falloir attendre encore un ou deux ans…).

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