Brume

Brume

Quatrième de couverture :

La fumée recouvrit tout comme de la brume.

Après un violent orage, la ville de Bridgton se retrouve encerclée par un bloc de brume opaque et menaçant. Piégés dans un supermarché Billy et son père vont vite comprendre que l’horreur qui se cache dans le brouillard n’est que le reflet de celle qui vit dans le cœur des hommes… Brume montre au lecteur une autre facette de King, celui qui joue avec les frontières du réel, faisant appel à nos peurs les plus ancestrales : le monstre caché dans le brouillard, ou derrière le sourire de notre voisin…

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Mon avis :

Mais d’où vient cette étrange brume si épaisse, avançant tel un bloc ? C’est la question que se pose David Drayton alors qu’il tente de dégager la route, encombrée d’arbres qui n’ont pas résisté à la tempête la nuit passée. A la demande de sa femme, Stephanie, David part en ville faire quelques courses ; il y va avec leur fils, Billy, et leur voisin, Norton. Le problème est que, pendant ce temps, la brume poursuit son avancée…
Contrairement à ce que laisse penser le résumé, ce n’est pas l’histoire de Billy et son père mais bien celle de David et son fils, le gamin étant très secondaire. C’est typiquement le genre de résumé trompeur. Pour autant, l’histoire est vraiment super. Stephen King met tranquillement en place le récit ; il y a une tempête mais, il faut nettoyer les routes pour pouvoir à nouveau circuler, il faut appeler les assurances à cause de ces arbres tombés sur les maisons ou sur les voitures, il faut faire des courses… Une sorte de quotidien, de routine d’après tempête. Mais il y a en même cette menace qui plane, avec la brume étrange, assez inquiétante et qui s’approche petit à petit de la ville de Bridgton, où vivent David et sa famille.
Le malaise s’épaissit quand David, Billy et Norton partent en ville faire des courses. En effet, c’est David qui nous raconte l’histoire ; il l’a déjà vécue et sait donc ce qui arrive petit à petit. Alors nous partageons avec lui ses espoirs, ses certitudes et ses doutes, etc. Tout ce qui lui passe par la tête. Tout comme le héros, et parce que nous sommes guidé·es par lui, nous venons à nous demander d’où vient la brume, s’il y a quelque chose qui s’y terre (les tentacules présents sur la couverture?).
Et puis il y a la conclusion du récit. Je ne vais rien vous dire qui pourrait vous gâcher la surprise ; c’est juste qu’elle m’a beaucoup plu. Je ne sais pas si elle plaira à tout le monde, c’est vrai, mais je la trouve vraiment réussie, elle conclut très bien ce récit déroutant et effrayant.
Enfin, je ne saurais vous dire s’il s’agit d’un roman fantastique ou de science-fiction car ce n’est pas clair (pour moi en tout cas). Je l’ai donc rangé dans la catégorie « Fantastique » de façon assez arbitraire, le fantastique étant quelque chose hors du commun qui surgit dans notre quotidien.

Brume est un très bon récit de Stephen King ; si Le corps m’avait  un peu refroidie, Brume est en revanche une parfaite réussite à mes yeux !

Brume, Stephen King • Titre VO : The Mist • Traduction : Serge QuadruppaniAlbin Michel • 2019 (1985 première publication) • 283 pages • 13,90€ • Genre : horreur, fantastique • ISBN : 9782226445353

Ce livre participe au Bingo de l’Imaginaire.
Ce livre participe au challenge Littérature de l’Imaginaire.

5 réflexions sur “Brume

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