Running Girl, ma course vers les paralympiques, t.1

Running Girl, ma course vers les paralympiques, t.1

Quatrième de couverture :

Rin, suite à un sarcome osseux, a dû être amputée d’une partie de sa jambe droite. Depuis, la lycéenne a bien du mal à retrouver goût à la vie. Mais grâce à sa découvertes des lames, des prothèses adaptées aux sportifs, la jeune fille va se fixer un nouvel objectif : participer aux jeux Paralympiques de Tokyo !Dans Running Girl, ma course vers les paralympiques, Narumi Shigematsu met en scène le parcours d’une adolescente courageuse, qui se relèvera toujours malgré les épreuves que la vie lui impose.

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Mon avis :

Première chose à savoir sur ce manga, c’est que Narumi Shigematsu s’est entourée d’athlètes handicapées, d’un centre d’ingénierie, etc. pour écrire (et dessiner) Running Girl ; les choses sont donc au plus proche de la réalité, semble-t-il, et les ressentis  de Rin sur la perception de son corps m’ont paru justes ; j’imagine que les athlètes ont dû faire de tels retours à la mangaka.
Deuxième chose, et non des moindres car il s’agit du déroulé du manga : ça va très vite. En quelques pages, Rin passe d’une adolescente désespérée à une jeune femme motivée et enjouée. Cela semble rapide, pourtant six mois s’écoulent entre le début et la fin de ce tome. Si je regrette un peu la rapidité du déroulé, je le comprends toutefois (la série est complète en trois volumes et le récit va donc à l’essentiel) et  j’ai tout de même été charmée.
Comme je vous le disais en introduction, Rin ne respire pas la joie de vivre et c’est au fil des pages que l’on en comprend mieux les raisons (facile de s’en douter mais les voir écrites donne plus d’impact) et que l’on cerne petit à petit sa personnalité de Rin. Puis, un beau jour, elle découvre les lames, des prothèses adaptées aux sportif·ves handicapé·es, et c’est alors un nouveau monde qui s’ouvre à elle et, avec, un nouvel optimisme et une joie de vivre renouvelée.
Cette héroïne, je la trouve attachante et j’aime la voir évoluer, la voir progresser, la voir avancer. Et pour ne rien gâcher, les dessins sont réalisés avec finesse et les traits de la jeune fille dégagent beaucoup d’émotions ; qu’elle soit heureuse, triste, motivée…, on ne peut que partager son ivresse, sa déception, sa joie. Si les autres protagonistes sont globalement un peu moins travaillées, ils sont tout de même réussis, que ce soit en terme de design ou de présence. Seul bémol avec la rivale qui n’est pas très marquante, peut-être parce qu’on la voit peu. Quoiqu’il en soit, chaque interaction avec l’héroïne est réussie, semble juste, même si le personnage de Kazami paraît un peu caricatural au début. Mais bon, avoir quelques personnages clichés n’est pas un mal et nous permet d’avoir des points de repère.
Pour en terminer avec les dessins, parlons un peu des décors : il y en a peu mais ils sont bien travaillés et leur présence est appréciable. Quand il n’y en a pas, ce n’est pas grave : l’accent est alors mis sur les échanges et les émotions et on ne prête donc guère beaucoup d’attention à ce qu’il y a derrière les personnages – d’ailleurs, les décors surchargeraient probablement les cases et ce serait indigeste ; en choisissant d’en mettre peu, la mangaka nous offre des pages qui se lisent très facilement, c’est compréhensible au premier coup d’œil.
Peut-être que, comme moi, vous allez découvrir pas mal de choses sur les sportif·ves handicapé·es : les lames, pour commencer (même si j’en avais déjà vu en photo, ce n’est pas pareil avec des explications), mais aussi et tout simplement les difficultés à réapprendre à marcher, les craintes que peuvent avoir certaines personnes handicapées, etc. Ce n’est pas exhaustif, ce n’est pas forcément hyper poussé, mais c’est présent, bien abordé et bien expliqué. J’ai apprécié cela et on sent que Narumi Shigematsu s’est bien entourée pour réaliser Running Girl.

Running Girl, ma course vers les Paralympiques est un titre prometteur dont il me tarde de lire la suite. Le sujet du handicap me semble bien abordé (de mon point de vue de personne valide – si quelqu’un·e de concerné·e passe par ici et a lu ce manga, ce serait chouette d’avoir son avis), on s’accroche vite à Rin et on ne peut que la soutenir. J’espère qu’il y aura plus de titres de cet acabit publiés à l’avenir, que ce soit des manga, des romans…
En bref, je ne peux que vous inviter à découvrir ce titre de la maison d’édition Akata : les dessins sont beaux, les personnages sont réussis et l’histoire est vraiment prenante !

Running Girl, ma course vers les paralympiques, tome 1, Narumi Shigematsu • Titre VO : Blade Girl Kataashi no Runner Vol. 1 Traduction : Alexandre Goy Akata • 2020 (2019 pour la VO) • 192 pages • 6,99€ • Genre : manga, sport, handicap • ISBN : 9782369748144

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