You’ve Gotta Love Song

You’ve Gotta Love Song

Quatrième de couverture :

Une mère au foyer désabusée…
Une lycéenne en fugue…
Une femme qui retrouve son amant…
Un couple dont l’amour ne s’étiole pas malgré le temps qui passe…
Dans ce recueil d’histoires courtes, Akane Torikai, figure montante du manga, démonter toute l’étendue et la variété de son talent. À travers les portraits de ses personnages désappointés par le monde, elle scrute sans détour les rapports humains, tout en nous questionnant sur l’amour, le sens de la vie et sa vacuité…

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Mon avis :

You’ve Gotta Love Song est un recueil de courtes histoires, comme des nouvelles mais en manga. On le doit à Akane Torikai, mangaka connue pour être l’autrice de En proie au silence – titre qui me fait très envie mais que je ne me sens pas de commencer tout de suite car il a l’air super dur. Si You’ve Gotta Love Song ne présente pas de récits très optimistes, on est toutefois dans quelque chose de moins tragique que dans En proie au silence, et c’est donc l’occasion de découvrir tranquillement le travail de Torikai, des histoires pleines de mélancolie et de beauté.
Petite précision avant de parler des différentes histoires qui composent ce recueil : la couverture n’est pas particulièrement représentative de ce que l’on a à l’intérieur du manga – en même temps, je trouve qu’elle colle assez bien (et, oui, c’est paradoxal).
Les deux premières histoires, Et si j’essayais de vivre ? et La fugueuse, sont mes préférées car ce sont celles qui m’ont le plus parlé. Non pas que j’ai vécu les situations auxquelles font face les héroïnes, mais simplement parce que c’était très humain et que j’ai ressenti pas mal d’empathie pour les deux femmes.
Akari Nakajima est l’héroïne de Et si j’essayais de vivre ?. C’est une mère au foyer qui a tout ce dont elle rêvait, pourtant il semble lui manquer quelque chose, mais quoi ? Nous la suivons quelques jours, dans son quotidien, nous apprenons à la connaître et je me suis vraiment attachée à elle. Pourtant, ce récit fait à peine plus de 40 pages – voilà ce qui fait d’une nouvelle une nouvelle réussie : pouvoir rapidement s’attacher, voire s’identifier au personnage, avoir envie de connaître son histoire et de savoir ce qu’il adviendra de lui.
La fugueuse a pour héroïne Mikami, une lycéenne qui a tendance à rentrer de plus en plus tard chez elle. Je ne vous en dit pas plus mais cette histoire m’a un peu surprise car ce n’était pas ce à quoi je m’attendais. Pourtant, j’ai beaucoup aimé et j’ai trouvé que c’était traité avec douceur.
Et puis arrive Le parc des cygnes. On y découvre une femme enceinte et son ancien amant. Je n’en dis pas plus mais là aussi j’ai été surprise, le récit ne prenant pas du tout la tournure à laquelle je pensais ! Des quatre histoires qui composent ce recueil, c’est celle que j’apprécie le moins, pourtant elle m’a plu. C’est autre chose qui s’en dégage, quelque chose de plus viscéral, avec peut-être moins de mélancolie et plus de rancœur. Toutefois, je n’y ai pas lu de la haine, les sentiments présents ne vont pas jusque là.
Enfin, le recueil se conclut avec You’ve Gotta Love Song, histoire qui donne son titre au recueil. J’aimais bien jusqu’à ce qu’arrive la fin devant laquelle je suis restée un peu perplexe – je ne saurais dire pourquoi. Et puis j’ai relu le résumé et subitement la force de cette conclusion m’a frappée. Là aussi, d’anciens amant et amante qui se retrouvent ; une femme qui a attendu en vain son amant, un homme qui a brisé la promesse de retrouver son amante au crépuscule.
Ce que j’ai aimé avec ce recueil, en plus des récits et de leurs personnages, c’est que chaque histoire s’accompagne d’une postface de la mangaka qui nous parle du contexte de la réalisation de chacun des récits, la musique qu’elle écoutait… Je doute que ça apporte beaucoup mais je trouve ça toujours très sympathique, c’est le genre de chose que j’apprécie. Et puis il y a les dessins ; dans ces postfaces, il arrive justement à Akane Torikai de dire qu’elle n’aime pas particulièrement la qualité du dessin des ses anciennes créations. Mais moi, je trouve ça beau, ses traits sont fins et il s’en dégage beaucoup de sensibilité.

En définitive, You’ve Gotta Love Song est un manga qui m’a beaucoup plu même si, comme c’est le cas pour chaque recueil, toutes les histoires ne se valent pas – de fait, c’est très subjectif, c’est vraiment de l’ordre du ressenti. Quoiqu’il en soit, je trouve que ce manga, qui est en un seul tome, vaut le coup d’être lu et s’accorde merveilleusement bien avec la mélancolie automnale – voire hivernale, l’une des histoires se déroulant sous la neige.
Belle lecture à vous.

You’ve Gotta Love Song, Akane Torikai • Titre VO : You’ve Gotta Love Song Traduction : Gaëlle Ruel Akata • 2020 (2015 pour la VO) • 144 pages • 8,05€ • Genre : recueil, manga • ISBN : 9782369748670

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