Isola, tome 1

Isola, tome 1

Quatrième de couverture :

À l’aube d’une guerre imminente, la reine Olwyn, en proie à un étrange maléfice, est contraire de fuir la capitale, accompagnée de Rook, sa protectrice inexpérimentée. Pour lever la malédiction et lui permettre de sauver le royaume de Marr, il leur faudra gagner une île mystérieuse à l’autre bout du monde, un lieu que les légendes nomment Isola, la terre des morts…

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Mon avis :

Isola est beau. Non seulement par le travail de Kerschl et Msassyk qui sont au dessin et à la couleur, mais aussi par l’histoire. Olwyn est une princesse qui a été transformée en tigre suite à une malédiction ; Rook, jeune capitaine de la garde, l’accompagne à la recherche d’un lieu légendaire nommé Isola et où il serait possible de lever le sortilège. Seulement, la route est pleine de dangers et d’incertitudes. L’histoire est certes classique (un problème, une quête, des obstacles…) mais l’univers et les héroïnes de ce comics font de cette épopée quelque chose de superbe, d’extraordinaire.
Isola est un comics de fantasy où l’on trouve des dieux immortels ayant l’apparence de corbeaux gigantesques, des êtres hybrides, mi-humain·es, mi-animaux ; il y a des forêts luxuriantes peuplées de crétures improbables… et il y a Olwyn, qui a l’apparence d’un tigre au pelage sombre et aux rayures et aux yeux bleus. J’en viens ainsi aux couleurs du comics qui sont juste magnifiques. Chaque lieu a une couleur dominante, qu’il s’agisse de bleu, de turquoise, de rose, de violet, d’ocre… Cela crée des ambiances toutes particulières, celles-ci projetant un certain onirisme tout au long du récit. En lisant Isola, j’ai été envoûtée.
Bien sûr, les dessins et les couleurs ne font pas tout. Je vous l’ai dit, l’histoire est assez classique dans sa trame, toutefois cela n’empêche pas d’apprécier. Et justement, j’ai beaucoup aimé. Après réflexion, j’ai mis le doigt sur ce qui fait que le récit se démarque. Si le rythme est bon, si on a ce qu’il faut de mystère, d’enjeux politiques, etc., c’est toutefois la relation entre Rook et Olwyn qui fait qu’Isola tire son épingle du jeu. En effet, bien que seule l’ancienne capitaine s’exprime, Olwyn étant désormais incapable de parler puisque métamorphosée, on comprend rapidement qu’un lien unit ces deux femmes ; Rook est attentionnée et il s’agit de sa reine, cela semble donc logique, mais on sent qu’il y a plus que cela, on sent qu’elle tient vraiment à elle ; si Olwyn ne peut s’exprimer verbalement, on ressent toutefois le respect qu’elle a pour celle qui la guide et la protège. Toutefois, ce manque de communication pose de plus en plus souvent problème – c’en est parfois drôle, mais cela amène d’autres fois à de sérieux soucis. Et finalement, c’est quand la reine et la capitaine sont séparées que l’on en apprend le plus, et qu’elles se révèlent. Il y a également d’autres personnages, dont un étrange vieillard, et je dois dire que je les ai tous trouvés très bien écrits. Enfin, on ne va pas se mentir, ce sont Olwyn et Rook qui ont suscité tout mon intérêt et il me tarde de lire la suite pour savoir comment leur quête va progresser et comment leur relation va évoluer.

J’ai adoré Isola, que ce soit pour son histoire, ses dessins ou ses personnages, alors je vous le recommande vivement. C’est une très belle découverte que je ne peux que vous conseiller ce comics.

Isola, tome 1, Brenden Fletcher, Karl Kerschl et Msassyk Urban Comics • 2019 (2018 pour la VO) • 168 pages • 15,50€ • Genre : comics, fantasy • ISBN : 9791026818922

Ce livre participe au Challenge de l’Imaginaire.

10 réflexions sur “Isola, tome 1

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