10 contes du Japon

Quatrième de couverture :

// Le portail s’ouvrit et, aussitôt, les hommes se changèrent en serpents aux yeux luisants, aux écailles brillantes, à la langue pointée comme un dard. Ils se mirent à se contorsionner et à danser, tournant et virevoltant dans la poussière. //

Le Japon, univers envoûtant des samouraïs, est aussi une île de poésie et de rêve. On y raconte notamment qu’un peintre donna naissance à des chats en les peignants et qu’une jeune fille fut blessée lorsqu’on entailla l’arbre qui porte son nom.
Laissez place à l’imaginaire dans ces contes où la nature et le fantastique ne font qu’un.

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Mon avis :

J’ai déjà un livre de contes et légendes japonaises qui m’attend quelque part dans les tréfonds de ma pile à lire – depuis plus de cinq ans. Pourtant, c’est sur le court livre 10 contes du Japon que j’ai jeté mon dévolu, et pour cause : il fait partie de la même collection que Monstres et créatures de la mythologie que j’ai chroniqué l’autre jour, et que j’ai aimé. Ici donc, direction le pays du Soleil-levant ; Rafe Martin a rassemblé dix récits qui parlent tantôt de fantômes, tantôt de métamorphoses. Toutefois, ce petit livre se lisant dès 11 ans (d’après Flammarion qui édite ce titre), vous n’y trouverez rien de très effrayant !
J’ai d’emblée été très surprise par le premier conte, Urashima Taro, qui m’a évoqué des légendes bretonnes : c’est l’histoire d’un homme qui épouse une créature humanoïde marine et qui part alors vivre chez elle. Au bout de quelques années, il aimerait bien revoir sa famille, à qui il n’a pas eu le temps d’annoncer la nouvelle ni de dire au-revoir. Les fins varient, que ce soit dans les récits bretons ou dans ce conte japonais, mais j’étais en terrain connu. Pourtant, j’ai été agréablement surprise par l’écriture de Martin et la traduction de Giraud et, par la suite, je n’ai plus pu lâcher ce bouquin – heureusement qu’il est court, alors !
Les contes suivants m’ont parfois rappelé, de nouveau, des histoires que j’avais déjà entendu mais, à chaque fois, je me suis laissée prendre au récit ; Saule vert est une belle histoire d’amour ; Ho-ichi le Sans-oreille, au nom si évocateur, laisse deviner ce qu’il adviendra du barde qui chante aux fantômes leur histoire ; La femme des neiges est le genre d’histoire assez connu, celle d’un homme qui échappe de peu au fantôme d’une belle jeune femme à condition de ne jamais parler de leur rencontre ; Kogi est l’histoire d’un prêtre qui se transforme en poisson ; etc. Si certains contes sont porteurs d’un avertissement, d’autres apportent une morale – ou même plutôt une réflexion sur un sujet.
Notons que chaque ouverture de conte est illustrée en noir et blanc par Fred Sochard dans un style qui évoque un style japonisant ma foi bien plaisant – une belle façon d’entrée dans chacun des récits.

J’ai dévoré ces dix récits, ça a été un très bon moment de lecture ! 10 contes du Japon est écrit aussi bien pour les enfants que pour les adultes ; malgré les sujets des différents contes, ça ne fait pas peur, c’est bien écrit, c’est prenant. Je recommande.

10 contes du Japon, Rafe Martin, illustré par Fred Sochard • Titre VO : Mysterious tales of Japan • Traduction : Robert Giraud • Flammarion jeunesse • 2020 (1996 pour la VO) • 111 pages • 4,70€ • Genre : contes, Japon • ISBN : 9782081497849

Ce livre participe au Challenge de l’Imaginaire.

13 réflexions sur “10 contes du Japon

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