L’incroyable vie normale de Joséphine

L’incroyable vie normale de Joséphine

Quatrième de couverture :

Joséphine a un rêve : décrocher un prix Nobel, comme son idole Marie Curie. Avec sa mère et son meilleur acolyte – leur chien Pitch –, elle vit en Bretagne, où elle passe le plus clair de son temps libre sur le très sérieux site Doctissimo.
Seulement voilà, à la suite d’une étude menée par la meilleure scientifique qu’elle connaisse – elle-même –, Jojo est formelle : Pitch va mourir. Ni une ni deux, elle débarque au cabinet voisin, où elle fait la connaissance d’Alek. Ce jeune vétérinaire la rassure, devient son allié et accepte même qu’elle fasse un stage d’observation à ses côtés. Au fil de ses rencontres, et à la lueur des valeurs qui l’animent telles que le respect du vivant et de la nature, Joséphine se construit, imaginant un futur radieux. Mais le passé de son nouvel ami Alek pourrait bien ternir l’idée qu’elle se fait du monde idéal.

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Mon avis :

Quand j’ai vu la couverture de L’incroyable vie normale de Joséphine, bien qu’ayant lu le résumé, j’ai été induite en erreur. En effet, j’ai cru que Joséphine était une femme mais la vérité est qu’il s’agit d’une fille de 9 ans, ce qui change radicalement ! Je m’attendais en effet que Jojo tombe sous le charme du beau et jeune vétérinaire, que la mère regardait d’un certain œil leur relation évoluer… Vous vous doutez bien que ça n’a donc pas été le cas – et cela fait indéniablement partie des choses que j’ai apprécié. Nous suivons donc Jojo, une gamine enjouée, curieuse de tout, rêvant d’obtenir un prix scientifique ; elle vit avec sa mère, Sophie, qui est célibataire et anime une émission de radio. La mère et la fille ont un chien nommé Pitch et il n’est rien de moins que le meilleur ami de la petite Joséphine. Alors, quand celui se retrouve en danger de mort, ni une, ni deux, direction le cabinet vétérinaire ! Et c’est là que nous faisons la connaissance d’Alek, nouveau dans le coin.
L’incroyable vie normale de Joséphine a été pour moi un agréable moment de lecture. D’une part, j’ai beaucoup apprécié les personnages, notamment Jojo et Sophie. La première, quoiqu’étant une fillette intelligente et curieuse, porte un regard d’enfant sur le monde, avec une touche de naïveté assez bienvenue. La deuxième est une femme active qui brigue un poste à la matinale au sein de la radio où elle travaille, mais ce n’est pas gagné car ses collègues misogynes voient d’un très mauvais œil qu’une femme obtienne un tel poste. Quant à Alek, celui-ci cache un secret ; si le personnage est sympathique, son fameux secret n’a rien d’extraordinaire et il n’est là que pour vaguement mettre en péril les relations entres nos trois principales et principaux protagonistes. Ce passage du roman est le seul à m’avoir un peu déçue, sachant qu’il occupe finalement une place assez minime.
Le découpage du livre est l’occasion d’apprendre à mieux connaître Sophie, Joséphine, Alek et leurs ami·es. En effet, il se trouve que chaque chapitre est consacré à l’un de ces trois personnages. Et ainsi nous découvrons l’envers du décor du boulot (pas tant) de rêve de Sophie, puisqu’elle est confrontée au sexisme, aux remarques désobligeantes… Alek quant à lui découvre Vannes, la ville où se déroule cette histoire ; il doit faire face à son passé pour avancer mais il a peur d’y être confronté… Et Joséphine… Si son incroyable vie est normale, Joséphine, elle, est tout bonnement extraordinaire. Elle est celle qui apporte la joie, l’humour et la tendresse à cette histoire ; elle est pleine de vie, elle est rigolote et de fait, je suis ravie qu’elle soit l’héroïne de ce roman. Je pense que « pétillante » est un adjectif qui lui va à merveille.
Notons quelques clichés sur la Bretagne et ses habitant·es, notamment au début du livre, mais cela n’a rien de gênant, ils m’ont même plutôt amusée et, disons-le, ces clichés ne viennent pas de nulle part. Quoiqu’il en soit, les descriptions de Vannes m’ont bien plu, j’avais envie d’y être, d’errer dans ses rues et sur son port, tout comme j’avais envie de m’embarquer direction une île pour le week-end. Vraiment, ça donnait envie.

Finalement, bien que ce soit là un roman sans grande surprise, L’incroyable vie normale de Joséphine est une bonne lecture, avec ce qu’il faut de tendresse et d’humour pour en faire une bonne histoire et passer un bon moment Bretagne. Si vous cherchez une lecture feel good, celle-ci devrait vous plaire.

L’incroyable vie normale de Joséphine, Angéline Michel  J’ai lu • 2020 • 313 pages • 14,90€ • Genre : littérature française, feel good, Bretagne

Ce livre participe au challenge Voix d’autrices.

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