Le Cercle du dragon-thé / Le festival du dragon-thé

Quatrième de couverture :

Le Cercle du dragon-thé :
Greta, apprentie forgeronne, découvre une petite créature perdue sur la place du marché. En ramenant le dragon-thé chez lui, elle va rencontre les deux propriétaires du salon de thé : Hesekiel et Erik. Ces derniers vont alors l’initier à l’art délicat du soin des dragons-thé. Tandis qu’elle se lie d’amitié avec eux et avec la timide Minette, Greta va découvrir l’étendue de cet art et comment les dragons-thé enrichissent leurs vies.
Un conte de fées envoûtant autour de Greta et de sa découverte du monde enchanteur des dragons-thé.

Le festival du dragon-thé :
Dans son village, Rinn a grandi au milieu des dragons-thé, mais tomber face à un véritable dragon est une tout autre affaire ! Iel fait la rencontre d’Aedhan, un jeune dragon envoyé pour protéger le village, mais qui s’est endormi dans la forêt il y a quatre-vingts ans.
Avec l’aide de l’oncle de Rinn, l’aventureux Erik, et de son partenaire Hesekiel, iel va enqupeter sur le mystère de ce sommeil enchanté. Mais son plus grand défi sera d’aider Aedhan à accepter qu’il ne pourra pas rattraper le temps perdu…

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Mon avis :

Cela faisait un moment que cette bande dessinée, Le Cercle du dragon-thé, me faisait de l’œil. J’en avait entendu parler, notamment sur internet, et les retours vantaient tous la douceur et l’aspect très queer de la BD. Il y a peu, je suis tombée dessus à la bibliothèque, et sur Le festival du dragon-thé au boulot ; moi qui voulais justement un peu de douceur dans mes lectures, moi qui suis toujours à la recherche de lectures avec des personnages LGBTQI+, c’était parfait. J’ai donc enfin découvert l’univers du Dragon-thé, et j’en suis absolument ravie !
Si Le Cercle du dragon-thé se passe après les événements présents dans Le festival du Dragon-thé, je vous conseille toutefois de commencer par la première BD parue, à savoir Le Cercle. En effet, si l’univers est le même, si les histoires et les personnages principaux sont différents, on y retrouve toutefois Hesekiel et Erik en personnages secondaires. Or, dans Le Cercle, une petite part de mystère plane sur eux et, pour ma part, j’ai apprécié découvrir leur passé (et ainsi avoir des réponses) dans Le festival, sachant alors ce que le futur leur réserverait. Si j’avais d’abord lu Le festival, je n’aurais pas eu ce même plaisir de la découverte. Quoiqu’il en soit, c’est subjectif et, en vérité, vous pouvez bien commencer par l’une ou l’autre de ces bandes dessinées, l’appréciation sera toujours au rendez-vous.
Dans les BD du Dragon-thé, la douceur vient de multiples façons, à commencer par le dessin et les couleurs. Pour ce qui est du trait de l’auteurice, c’est très arrondi, il y a rarement des angles droits ou aigus et cela dégage un sentiment de sécurité et de réconfort, qui est magnifié par les couleurs ; même les plus vives n’agressent pas les yeux et c’est un monde que j’aimerais visiter, si cela était possible (à défaut, je me contenterai de relire ces BD). De plus, la douceur du Dragon-thé transparaît également par le biais de ses personnages. Ici, il y a peu de conflits et ce sont l’amitié, l’affection, la tendresse et le partage qui sont mis en avant.
Pour ce qui est de l’histoire, celle du Cercle comme celle du Festival tournant toutes deux autour des dragons-thé, j’avoue avoir craint une quelconque redite, mais il n’en est rien. Dans la première bande dessinée, nous suivons la jeune Greta, apprentie forgeronne, qui sauve un dragon-thé d’une mésaventure. En le ramenant au salon de thé, elle fait la connaissance d’Erik, de Hesekiel et de la jeune et timide Minette. Si des liens d’amitié se créent, une bonne partie du récit tourne autour des particularités des dragons-thé – que je ne vais pas vous révéler car cela amène à quelques réflexions dans l’intrigue ainsi qu’à l’évolution de certains personnages. Dans la deuxième BD, qui se déroule donc quelques années auparavant, nous suivons Rinn qui vit dans un village de montagne, au milieu des dragons-thé ; ici, ces petites créatures ne sont pas des curiosités, tout le monde les connaît et vit avec. Mais alors que Rinn récolte divers fruits et plantes dans la forêt, elle fait la rencontre d’un dragon – pas un dragon-thé, non, un dragon que nous qualifierons ici de classique : grand, avec des ailes, des pouvoirs… Nous ne sommes plus dans la découverte des dragons-thé ; Le Festival nous propose plutôt une aventure et des interrogations sur le temps passé, parfois perdu.
Notons également que, à la fin de chacune de ces BD, un complément vient étoffer l’univers et j’ai notamment apprécier les fiches sur les dragons-thé (ils sont beaucoup trop mignons! Et le dragon-thé Camomille des montagnes a largement ma préférence avec son petit air renfrogné – adorable!).
Quant au côté queer des BD Dragon-thé, il est amené de façon on ne peut plus naturelle : Erik et Hesekiel vivent ensemble, Rinn est genré·e de façon neutre, certains protagonistes semblent beaucoup s’apprécier… On a des personnages homosexuels ou bisexuels, des personnages non-binaires, etc. Pour autant, ce n’est pas l’enjeu de ces bandes dessinées – c’est même un non-sujet dans le sens où les choses sont ainsi, ça ne fait pas partie de l’intrigue. Et moi, je vous le dis, ça fait du bien ! On a également des personnages avec différentes carnations, il y en a un en fauteuil roulant, d’autres s’expriment par la langue des signes… J’ai d’ailleurs trouvé que Kay O’Neill, l’auteurice de ces BD, a trouvé un bon principe pour représenter le langage signé, le langage parlé et ce qui est un mélange des deux ; cela se joue au travers de bulles différentes et, bien sûr, du dessin. C’est hyper inclusif en terme de représentations et j’ai envie de lire plus de bouquins de ce genre, avec des personnages aux profils variés sans que ce soit le sujet de l’histoire.

En bref, Le Cercle du dragon-thé comme Le festival du dragon-thé sont deux superbes bandes dessinées que je vous recommande. A lire et relire sans une once de modération !

Le Cercle du dragon-thé et Le festival du dragon-thé, Kay O’Neill • Titre VO : The Tea Dragon Society et The Tea Dragon Festival  Traduction : Célia Joseph Bliss Editions • 2020 et 2021 • 72 et 136 pages • 15€ et 17€ • Genre : bande dessinée, douceur, queer • ISBN : 9782375782101 et 9782375782392

Ce livre participe au challenge Des histoires et des bulles.
Ce livre participe au Challenge de l’Imaginaire.

18 réflexions sur “Le Cercle du dragon-thé / Le festival du dragon-thé

    • Ma Lecturothèque dit :

      Honnêtement, je ne saurais trop dire. Ce sont des BD jeunesse mais pas d’âge indiqué ; je pense qu’il faut être déjà à l’aise avec la lecture. Ce ne sont certes pas des romans mais ce n’est pas écrit bien grand. A 10 ans, j’aurais lu sans problème, mais cela dépend grandement des facilités ou difficultés des enfants. En général, j’ai tout de même l’impression qu’elles sont classées plus pour les jeunes ados (donc à partir de 11/12 ans?).

      Aimé par 1 personne

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