Courts retours #36

Bien le bonjour à vous, les lecturovores !
Je vous propose aujourd’hui de découvrir Une vie au zoo de Saku Yamaura avec le premier tome de cette série manga qui en compte quatre en tout. Je vais également vous parler de Hamlet de Shakespeare, adapté en manga par Julien Choy et Crystal S. Chan. Enfin, je terminerai ce Courts retours avec Abby & Walton d’Anaïs Halard et Giorgia Casetti (c’était sympa, mais il y a un gros « mais »).


Une vie au zoo, tome 1

Haruko est soigneuse et elle vient d’obtenir un poste dans un zoo. Elle n’est pas très douée, mais elle a un don particulier qui l’aide à comprendre les besoins des pensionnaires ; cela ne lui manquera pas d’être utile, d’autant plus que certains animaux sont assez perturbés depuis le changement de propriétaire.
J’ai passé un bon moment de lecture, j’ai trouvé les dessins beaux, il y a de beaux récits et les personnages sont attachants (sauf le directeur du zoo), de même que les animaux. Toutefois, malgré quelques larmes d’émotions versées à la fin de ce premier tome, je ne suis pas encore tout à fait subjuguée – cela viendra peut-être. Notons par ailleurs que la mangaka, Saku Yamaura, s’est documentée sur le métier de soigneur·euse, sur la vie d’un zoo, etc. avant de se lancer dans cette aventure, et cela se ressent – ça n’en est pas pour autant lourdingue, ça ne nuit nullement au récit, au contraire, ça lui apporte du réalisme.
Une vie au zoo est un manga qui commence bien. A voir si la suite réussira à m’apporter cette étincelle qui me manque, cette étincelle qui me fait passer d’emprunt à achat pour un manga (il y en a tellement, il faut faire des choix, non?). Quoiqu’il en soit, je ne peux que vous encourager à découvrir Une vie au zoo par vous-mêmes, en vous souhaitant une très bonne lecture.

Une vie au zoo, tome 1, Saku Yamaura • Nobi Nobi • 2013 (2017 VF) • 175 pages • 6,25€


Hamlet

Cette adaptation en manga de Hamlet nous présente le texte dans son intégralité. Ma première remarque est qu’il aura parfois été très perturbant de voir ces personnages déclamer du théâtre en faisant d’improbables cabrioles, quand bien même la folie les guettait – ils manquaient de naturel, en quelque sorte.
Hamlet est un prince dont le père, le roi, est récemment décédé. Son oncle le remplace désormais sur le trône et a épousé la mère du jeune homme. Ce dernier va découvrir une terrible vérité et sombrer petit à petit dans la démence – feinte ou réelle ?
Les dessins sont beaux, je ne peut que l’admettre bien que ce ne soit pas un style qui me fasse vibrer. J’ai apprécié que, pour le découpage des chapitres, ce soient les actes et les scènes qui soient indiquées. Concernant l’histoire, j’ai beaucoup aimé ! Je trouve juste que le traitement des femmes est désastreux – mais bon, il s’agit d’une pièce datant du début du XVIIe siècle.
Les manga de cette collection me donnent toujours autant envie de découvrir les œuvres originales ou, comme c’est le cas ici, une représentation théâtrale. Ainsi, pour les faire découvrir à des jeunes ou même pour vous, avant de vous lancer dans des textes qui sont parfois très denses, « Les Classiques en Manga » des éditions Nobi Nobi sont une très bonne alternative.

Hamlet, Julien Choy et Crystal S. Chan, adaptation de l’œuvre de Shakespeare • Nobi Nobi • 2019 (2020 VF) • 472 pages • 12€


Abby & Walton

J’ai du mal à croire que nous sommes fin 2021 quand je lis une telle bande dessinée. Pourtant, tout partait si bien… XIXe siècle, Angleterre. Abby est une jeune femme coincée dans un hôtel : sa mère ne veut pas qu’elle sorte au prétexte que ça pourrait être dangereux. Alors Abby flâne, explore les lieux et, en découvrant une pièce abandonnée, elle réveille le fantôme de Walton.
Les dessins sont superbes, l’histoire est vraiment sympa à suivre, le rythme est bon, et surtout le duo formé par Abby et Walton fonctionne très bien. Là où le bât blesse, c’est dans la représentation de certains méchants, à commencer par les sous-fifres de la Mort : ce sont des araignées humanoïdes de couleur noire. Jusque-là, rien de particulier à signaler. Mais ajoutez-leur d’énormes bouches rouges et vous obtenez quelque chose qui évoque fortement de vieilles caricatures racistes. Et c’est sans parler de la Mort elle-même – quoique cela soit plus subtil.
Abby & Walton aurait donc pu être une BD géniale sans ces vilains dont les représentations tournent aux clichés racistes. Dommage.

Abby & Walton, Anaïs Halard et Giorgia Casetti (dessin) • Delcourt • 2021 • 72 pages • 14,95€

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