Les annales de la Compagnie noire : Les Livres du Sud

Tome 1 : La Compagnie noire
Tome 2 : Le château noir
Tome 3 : La Rose blanche

Résumé de l’éditeur :

Il n’en reste plus que sept : Toubib, Gobelin, Qu’un-Œil, Otto, Hagop, Murgen et la Dame, rebaptisée Madame. Jamais dans l’histoire de la légendaire Compagnie noire les effectifs n’étaient tombés si bas. Toubib, archiviste aujourd’hui capitaine, entreprend un retour aux sources, à Kathovar, mythique berceau de la Compagnie. Mais des milliers de kilomètres de jungle et de régions inexplorées la séparent de cet endroit où elle n’a pas mis les pieds depuis des siècles. Pourtant, on ne l’a pas oubliée. Nombreux sont ceux qui l’y attendent…

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Mon avis :

Cette chronique arrive bien tardivement puisque ma lecture du sixième tome date de septembre. Avant d’aller plus loin, chose que j’ai découverte grâce à Apophis (dont je vous conseille vivement la lecture de ses chroniques sur cette saga, bien que je ne sois pas d’accord avec lui sur tous les points – une question de sensibilité), sachez que La pointe d’argent, édité en tant que sixième tome en France, est plus une sorte de tome 3.5, voire un spin-off, et nous allons justement y venir. Dernière chose avant de commencer : il va y avoir quelques spoils.

La pointe d’argent et Jeux d’ombres font suite au tome 3 (La Rose blanche), les deux se déroulant à peu près au même moment. Seulement, dans La pointe d’argent, si La Compagnie noire est évoquée, on ne la suit toutefois pas – une fois n’est pas coutume. Ici, c’est Casier qui se fait annaliste, laissant parfois la narration suivre un groupe de quatre individus : Smed, Tully, Timmy et Poisson. Bon, eux, je les ai apprécié mais sans plus, surtout que l’un d’eux aime la présence de très jeunes filles (c’est quelque chose qui me rebute toujours), et parce que, bien qu’ils soient intéressants et avec une bonne dynamique de groupe, je n’ai tout simplement pas été aussi sensible à leurs galères que pour d’autres protagonistes. En revanche, je sais qu’ils plaisent à d’autres – il faut dire que les liens entre les deux cousins (notamment) sont vraiment bien foutus. En ce qui concerne Casier, je l’ai franchement bien apprécié, notamment parce qu’il permet de faire le lien entre d’autres personnages qui nous sont déjà bien connus : Corbeau et Chérie. Reste que l’on suit également Saigne-Crapaud-le-Chien et, bizarrement, j’ai beaucoup aimé le suivre ! Bon, d’accord, mais qu’est-ce que fout donc tout ce petit monde ?
Le Dominateur a été vaincu mais la menace persiste – serait-il possible qu’il revienne ? Certains l’espèrent, d’autres veulent s’assurer que non, et il y en a toujours pour vouloir tirer partie de ce genre de rumeur… C’est ce que nous raconte La pointe d’argent et ça a été un plaisir que de découvrir le monde en dehors de la Compagnie. Jeux d’ombres se déroule en parallèle, mais l’on y suit nos (anti-)héros faisant route vers le Sud, où ils comptent bien retrouver Khatovar, lieu qui aurait vu la naissance de la Compagnie – l’idée est, pour Toubib, Qu’un-Œil, Gobelin et les autres, d’y apporter les annales. Seulement, le chemin ne sera pas des plus tranquilles… Ce que j’ai apprécié, avec ce départ vers le Sud, c’est que nous découvrons d’autres contrées et d’autres peuples ; ici, ce n’est pas sans évoquer l’Afrique et, plus tard, l’Inde sera au rendez-vous. Cela permet à l’auteur, Glen Cook, d’intégrer de nouveaux gouvernements et de nouvelles croyances dans son univers, chose que j’ai grandement apprécié.
Rêves d’acier est un bel aboutissement aux deux précédents tomes, mettant en avant une Madame déchue de son rôle d’impératrice mais occupant désormais celui de Capitaine. Elle n’a certes plus de pouvoir, mais elle ne se résumait pas à cela et elle savait se faire respecter et entendre de ses troupes, tout comme elle était une redoutable stratège. C’est donc tout logiquement que nous la retrouvons à la tête de la Compagnie – ce ne sera pourtant pas sans difficulté, certains hommes n’appréciant pas avoir pour supérieur une femme. De ces trois tomes, c’est Rêves d’acier mon préféré ; il faut dire qu’avoir Madame en annaliste, la voir évoluer, récupérer de sa puissance au fil du temps, sans pour autant redevenir une antagoniste terriblement crainte, c’était un réel plaisir ! Il faut dire aussi que son arc avec la déesse Kina et les Étrangleurs est intéressant à suivre – Madame à elle seule ne fait pas tout l’attrait du roman.
Finalement, le seul réel défaut pour moi à ces livres, c’est le retour récurrent de méchant·es que l’on pensait définitivement mort·es et enterré·es. Ce n’est pas un schéma qui me gêne, mais je le trouve ici un peu trop redondant.

Que dire d’autre si ce n’est que Glen Cook et sa Compagnie noir sont pour moi des valeurs sûres, tout du moins avec les six premiers tomes des Annales de la Compagnie noire ? Rien que l’idée de lire la suite, que je me réserve pour 2022, me réjouit.
Si vous lisez de la dark fantasy, avez-vous déjà lu cette saga ? Sinon, eh bien, je vous la recommande vivement !

Les annales de la Compagnie noire, Glen Cook Titre VO : The Black Compagny Traduction : Alain Robert L’Atalante (J’ai lu en poche) • 1989-1990 (VO) • Genre : dark fantasy

Ce livre participe au Challenge de l’Imaginaire.

17 réflexions sur “Les annales de la Compagnie noire : Les Livres du Sud

    • Ma Lecturothèque dit :

      C’est vrai que, en ne les enchaînant pas, ça passe plutôt bientôt bien. Je me suis fait la réflexion en commençant à rédiger mon article, et j’ai vu ensuite qu’Apophis notait également ce point (mais, pour le coup, il semble les avoir enchaîné plus rapidement que nous!).
      Je te souhaite une bonne prochaine relecture ^^

      Aimé par 1 personne

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