La Hyène, la Sorcière et le Garde-manger

La Hyène, la Sorcière et le Garde-manger

Quatrième de couverture :

Il était une fois, dans le lointain royaume de Rosevelle, Gertrude, une princesse aux cheveux violets.
Gertrude aimait la musique trop forte, la nourriture et la femme brillante avec qui elle sortait. En revanche, elle détestait sa belle-mère, qu’elle soupçonnait d’être une sorcière. Mais on ne s’oppose pas à la sinistre Corvinia de Maleganza sans en subir les conséquences, même quand on est aussi outrancière que Gert !

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Mon avis :

Gertrude, surnommée Gert, est la fille aînée du roi Hugues. Ce dernier s’est remarié et la princesse (très rock’n’roll au demeurant) soupçonne sa belle-mère, la reine Corvinia, d’être une sorcière, s’apprêtant à accomplir de sombres desseins…
La Hyène, la Sorcière et le Garde-manger, écrit par Aeph, est une histoire assez courte et qui a un quelque chose qui tient du conte, avec ses princesses, ses malédictions, ses vilaines sorcières, etc. Un autre point commun, c’est que le livre se lit très vite, d’autant plus qu’il n’est pas bien long. Et s’il n’y a dans cette histoire rien de neuf à l’horizon, on tient toutefois un récit bien plaisant à lire et avec une fin assez surprenante, on ne va pas se mentir.
Malgré le format, je me suis rapidement attachée aux personnages, notamment à Gert qui est l’héroïne de La Hyène, la Sorcière et le Garde-manger ; elle a les cheveux violets, elle sort avec sa camériste, Amélie, elle aime le rock et manger… Etrangement, je me suis aussi attachée à la reine Corvinia. Comme ses consœurs les marâtres, elle a quelque chose de magnétique, c’est une beauté ténébreuse et mystérieuse. Alors oui, il y a beaucoup de simplicité dans cette nouvelle qui, au final, reprend les schémas classiques des autres contes (plutôt version Disney), mais c’est pour mieux les détourner. En effet, la princesse n’attend pas sagement qu’il se passe quelque chose ; elle a même conscience des tropes qu’elle est censée rencontrer au cours de son aventure : la belle-mère se doit d’être une vilaine sorcière, il y a certainement une princesse (voire tout le royaume) à sauver, etc. En fait, c’est comme si Aeph avait pris une base – celle, solide, des contes – et y avait ajouté de l’humour, du queer et de l’originalité. Le tout mélangé donne un ensemble bien sympathique à lire.
Là où j’ai tiqué, c’est que le livre (au format papier) coûte presque 9€ alors que c’est un format poche faisant à peine plus de cent pages. Oui, mais ce n’est pas une grande maison d’édition et, pourtant, on ne peut qu’admirer la qualité du travail : la couverture est joliment illustrée par Codaleia et elle a un toucher velour très agréable. Le papier lui-même me semble de bonne qualité et avec un bon grammage (ce qui évite la transparence). Il s’agit donc, en vérité, d’un bon rapport qualité-prix. Et si c’est un budget trop élevé pour vous, ou que vous n’avez plus de place dans votre bibliothèque, l’ebook est à moins de 3€.

La Hyène, la Sorcière et le Garde-manger est une réécriture queer et moderne de conte. C’est plaisant à lire et c’est drôle. Certes, pas beaucoup d’originalité dans le développement de l’histoire, mais la fin reste pour le moins surprenante. En tout cas, on tient là une histoire qui plaira facilement et que je vous recommande.
Bonne lecture à vous en compagnie de la plus rock’n’roll des princesses !

P.-S. : Ombre Bones en parle très bien sur son blog.

La Hyène, la Sorcière et le Garde-manger, Aeph Yby Éditions • 2021 • 111 pages • 8,90€ (2,99€ en ebook) • Genre : fantasy queer, conte

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