Far West

Far West

Résumé de l’éditeur :

1865. Territoire du Dakota.
Suite à l’attaque de leur chariot, Wilma et Théodore se retrouvent seuls, perdus dans les Black Hills, pourchassés par une créature aussi dangereuse qu’inconnue…
Alors que l’hiver se rapproche dangereusement, un vieil Indien les prend sous son aile. Mais qui est réellement ce Wakan Tanka qui semble avoir d’étranges pouvoirs ? Et ce lièvre qui les aide en prenant des postures drôlement humaines ?
Pour sa part, le grand-père des enfants, TNT, quitte Boston et s’engage dans l’Ouest, prêt à tout pour retrouver sa famille saine et sauve !
D’un côté comme de l’autre commence alors une course-poursuite haletante en terres indiennes, où les légendes ancestrales ne sont pas que des mythes…

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Mon avis :

Peut-être le savez-vous déjà car j’en parle de temps en temps, j’aime assez les westerns. Dans des lieux désertiques ou en pleine montagne, pour des histoires de cowboys ou pour l’ambiance, il y a toujours de quoi me satisfaire. C’est la bande dessinée Undertaker qui m’a permis d’apprécier pleinement ce genre et, quand j’ai appris la publication d’un titre jeunesse au nom très équivoque, Far West, je n’ai pas pu résister. Dans ce roman jeunesse, nous suivons l’histoire de Wilma et Théodore, une jeune adolescente et son petit frère qui, témoins du massacre de leur caravane (dont leurs parents faisaient également partie), se retrouvent en fuite dans les Black Hills, une chaîne de montagnes dans le nord des Etats-Unis d’Amérique. Rapidement, les deux enfants se rendent compte qu’ils sont poursuivis par quelque chose – une créature des plus inquiétantes qui éveille la terreur et l’effroi.
Far West est une véritable aventure qui nous immerge dans les forêts américaines à la fin du XIXe siècle. Si j’ai été surprise d’être si vite plongée dans le récit, en commençant par l’attaque de la caravane, cela a toutefois été un bon moyen d’entrer directement dans le vif du sujet et de découvrir le caractère de Wilma (qui n’hésite pas à prendre les armes pour protéger son petit frère) et Théodore (qui attache beaucoup d’importance à sa famille). Les événements s’enchaînent et, si l’on a régulièrement droit à des ellipses temporelles, c’est pour mieux laisser entendre la monotonie de la fuite ; pour autant, Johan Heliot n’en oublie d’instiller quelques craintes dans l’esprit des lecteurs et lectrices : les enfants vont-ils trouver de quoi se nourrir ? Quelle est cette chose qui pousse un hululement et qui semble être sur leur piste ?
En parallèle, nous suivons leur grand-père, un homme franchement peu appréciable, faisant passer sa famille et sa réussite avant tout, même avant les personnes qui l’entourent et travaillent avec lui (ou devrais-je dire : pour lui). Toutefois, sans aller jusqu’à éprouver de l’affection pour lui, je me suis attachée à ce vieil homme comme aux enfants, comprenant son désir de retrouver Wilma et Théodore. Ce qui m’a surtout plu le concernant, ce sont les personnages dont il s’entoure : le détective Pinkerton et Wild Bill, des hommes qui ont réellement existé ! Et de ce côté-là, l’auteur s’est fait plaisir puisque l’on retrouve également Cheval Fou et Nuage Rouge, de grands chefs de guerre lakotas. Même si Far West est totalement fictionnel et se range dans la catégorie du fantastique, le récit s’ancre dans les faits historiques, avec les conflits de l’époque et leurs grandes figures.
Le récit est bien rythmé, on a un petit complot qui vient s’ajouter à l’enquête et la recherche des enfants, on a une course-poursuite, on s’attache aux personnages et on a peur pour eux, on a de bonnes rencontres… mais tout n’est pas parfait dans ce roman. Le premier point est purement une histoire de goût : la narration est au présent et j’aurais préféré qu’elle se fasse au passé. Le second est qu’il est rapidement dit, en note de bas de page, que le terme « Sioux » est péjoratif. J’ai trouvé très bien que cela soit indiqué et j’ai d’abord été satisfaite de son utilisation : les individus qui emploient ce terme ne sont pas des plus sympathiques, bien au contraire. En revanche, je regrette que, sur la fin, « Sioux » soit de plus en plus utilis, de façon moins intelligente car il ne s’agit plus seulement des méchants. Cela dit, ce sont les épreuves non corrigées que j’ai eu l’occasion de lire, donc peut-être cela a-t-il été corrigé par la suite et il serait donc dommage de s’arrêter à cela. Si vous avez lu le roman, n’hésitez pas à me dire en commentaire ce qu’il en est.

Pour conclure, Far West est une super aventure. OK, il y a quelques défauts, mais ce serait dommage de passer à côté. Toutefois, il s’agit d’un roman jeunesse (dès 8 ou 9 ans, je pense) et je le conseille vraiment pour des jeunes lecteurs et lectrices. Oui, il m’a plu, mais si vous le lisez en tant qu’adulte, que vous êtes à la recherche d’intrigues compliquées ou d’action époustouflante, autant passer votre chemin. En revanche, si vous voulez simplement une bonne petite aventure, faites-vous plaisir ; il serait dommage que seuls les enfants en profite, n’est-ce pas ?
Bonne lecture à vous.

Far West, Johan Heliot  Fleurus • 2022 • 204 pages• 12,90€ • Genre : jeunesse, aventure, fantastique • ISBN : 9782215163541

Ce livre participe au Challenge de l’Imaginaire.

2 réflexions sur “Far West

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