Soul Keeper, tomes 1 et 2

Résumé de l’éditeur :

Riyon est le fantôme d’une jeune rebelle. Elle est censée suivre des cours pour bonifier son âme en vue de sa prochaine réincarnation, mais préfère passer ses journées à jouer à Othello. Le précepteur en chef de l’au-delà lui ordonne de devenir l’esprit protecteur d’une personne de son choix.

.
Mon avis :

Soul Keeper, c’est l’histoire de Riyon, une jeune femme fantôme. Morte à 18 ans, elle reste coincée devant les portes de la réincarnation car elle a une flemme monstre de travailler à bonifier son âme. Alors, le précepteur en chef décide de lui donner une mission : elle sera l’esprit protecteur de la personne, vivante, de son choix, jusqu’à ce que celle-ci décède. Riyon jette son dévolu sur un type qui n’a qu’un peu plus d’un an encore à vivre. Ah, oui, mais si elle pensait que ça allait être tranquille, elle se plante totalement : le gars en question n’est nul autre que Soichiro Kasuga, le Premier Ministre du Japon. Or, la politique, c’est loin d’être de tout repos.
Honnêtement, si je m’étais contentée du résumé de l’éditeur, je ne sais pas si je me serais jetée sur ce manga. Ce qui m’a attirée, ce sont les dessins : je les connaissais, j’en étais persuadée, de même que le nom du mangaka me parlait. Mais bien sûr ! Tsutomu Takahashi ! L’auteur de Sidooh, super série de samouraïs dont la publication française avait malheureusement été arrêtée après le quatorzième volume – et que Panini publie à nouveau, youpi ! Donc, voilà, j’ai peu prêté attention au résumé avant de me lancer dans Soul Keeper. Franchement, je ne regrette pas cette lecture.
Soul Keeper est un mélange entre le fantastique, où l’on navigue régulièrement à la frontière entre la vie et la mort, et le politique, avec des magouilles par-ci par-là. Si le premier tome tourne beaucoup autour de Riyon et de sa rencontre avec Kasuga, le deuxième prend une toute autre direction, se concentrant sur le Premier Ministre et introduisant de nouveaux personnages et de nouveaux enjeux. Car si vous pensiez que la jeune fantôme allait s’occuper simplement de Soichiro Kasuga, vous vous trompiez grandement : ce dernier a de grandes responsabilités mais il doit jongler avec la dépression. Lui qui est plein d’idéaux, qui refuse la corruption, il doit faire face à plein d’ennemis politiques qui lui mettent pas mal de bâtons dans les roues. C’est donc un homme au bord du gouffre que Riyon découvre. Pour autant, le manga ne tourne pas seulement autour de la politique et nous propose une bonne dose de fantastique. Alors oui, il se trouve que l’héroïne est un fantôme, mais ce n’est pas tout. L’une des choses que j’ai le plus apprécié, c’est la façon que le mangaka a choisi pour représenter la dépression (en tout cas, telle est mon interprétation après la lecture des tomes 1 et 2) : dans l’esprit des gens, normalement bien cloisonné, se glissent des sphères noires qui, peu à peu, envahissent les pensées.
L’univers, aux frontières de la vie et de la mort, me plaît beaucoup, de même que l’histoire avec ses différentes manigances, les touches de mystère et de fantastique qui occupent les pages. Aussi, je dois dire que c’est très prenant de découvrir cet homme, Soichiro Kasuga, qui n’a plus longtemps à vivre (il ne le sait pas) et qui décide de se reprendre en main afin de réaliser ses projets pour le bien du pays ; va-t-il y parvenir ? Est-ce qu’il va vraiment mourir à la fin de la série ? Je me pose tellement de questions ! Il me faudra lire la suite pour avoir des réponses à tout cela – la série se termine en huit tomes, ce qui me semble parfait au vu de l’histoire et du chemin qu’elle prend.
Aussi super que Soul Keeper soit, on ne peut négliger le duo principal : sans lui, ou s’il avait été différent, je pense que l’ensemble aurait moins bien fonctionné. Mais voilà, entre Riyon et Kasuga, il y a une certaine alchimie qui fonctionne super bien, on sent que c’est une équipe qui peut aller loin tant que ses membres restent soudés. Or, mon petit doigt me dit qu’il y a des types qui traînent dans le coin et qui, d’une façon ou d’une autre, vont mettre à mal le lien qui uni Riyon et Kasuga – et si je me trompe là-dessus, j’ai toutefois la certitude qu’ils ne sont pas là pour faire ami-ami avec le Premier Ministre. Finalement, je n’appréhende qu’un seul personnage ; il me fait penser à L dans Death Note, personnage que j’aime beaucoup mais j’ai peur de trouver dans le manga de Takahashi une simple copie. Pour l’instant, il n’est pas très présent, à voir ce que donnera la suite.

Vous l’aurez donc compris, malgré l’homme mentionné juste au-dessus et dont j’attends d’en savoir plus, ces deux premiers tomes de Soul Keeper m’ont grandement plu ! J’espère que le tome 3, qui sort dans quelques jours, viendra confirmer mon engouement.
Bonne lecture à vous.

Soul Keeper, tomes 1 et 2, Tsutomu Takahashi • Titre VO : Hito Hitori Futari  Traduction : Arnaud Takahashi Panini • 2022 (réédition) (2011 VO) • environ 200 pages par tome • 8,29€ • Genre : manga, fantastique, politique • ISBN : 9791039105132 (1er tome)

Ce livre participe au Challenge de l’Imaginaire.

 

3 réflexions sur “Soul Keeper, tomes 1 et 2

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s