L’Empire d’Écume, tome 2 : L’impératrice aux éclats d’os

L’Empire d’Écume, tome 2 : L’impératrice aux éclats d’os

Tome 1 : La fille aux éclats d’os

Quatrième de couverture :

Lin Sukai occupe enfin le trône qu’elle a conquis au prix d’immenses sacrifices, mais la lutte ne fait que commencer. Son peuple se méfie d’elle. Ses alliances politiques sont fragiles. Et, au nord-est de l’empire, une armée de concepts rebelles fait des ravages parmi la population, sous les ordres d’une femme mystérieuse qui compte bien s’emparer du trône.
Pourtant, ce n’est pas le pire des dangers : les Alanga, ces puissants magiciens dont parlent les légendes, sont de retour dans les îles de l’empire.
Et il s’avère que les légendes ne disaient pas tout, loin de là…

.
Mon avis :

Je ne me souvenais plus de tous les événements qui s’étaient déroulés dans le premier tome, heureusement tout cela est revenu petit à petit au cours de ma lecture de L’impératrice aux éclats d’os. Je vous le dis d’emblée, je n’ai qu’un seul point négatif à relever avec ce deuxième tome : il y a quand même pas mal de coquilles dans la première moitié du roman et c’est dommage. Pour le reste, je vous en parle tout de suite après un bref résumé.
Lin est enfin montée sur le trône mais être impératrice n’est pas chose aisée. Avec la disparition de son père, les concepts qu’il avait créé deviennent fous, attaquent parfois les humains ou décident même de les tuer. Si l’on ajoute à cela que personne n’avait jusque-là rencontré Lin, autant dire que la position de cette dernière est très fragile : l’empire est fait d’îles dirigées par des gouverneurs. Il y en a pour envisager de se passer des Sukai…

Commençons par un rappel au sujet de la narration : elle se fait à la première personne lorsque nous suivons Lin et Jovis, à la troisième personne pour les autres protagonistes. En ce qui me concerne, je préfère que le récit soit raconté à la troisième personne en fantasy, à quelques exceptions près. Quoiqu’il en soit, cette étrangeté narrative fonctionne plutôt bien, nous permettant de nous immiscer dans les pensées des deux personnages principaux. Au fil des chapitres, les points de vue changent et cela nous permet de vivre différemment les événements, nous faisant tantôt prendre le parti des unes, tantôt le parti des autres – quoique, plus le roman avançait, plus j’en suis venue à avoir un avis moins nuancé sur les différentes factions qui se font face, pour finalement prendre le parti d’une seule personne (ou plutôt d’un groupe qui tourne autour de celle-ci).
C’est un tome avec beaucoup de mise en place, Lin elle-même cherchant à assoir sa légitimité  en tant que nouvelle impératrice, mais devant pour cela faire pas mal de courbettes tout en se montrant ferme. Jovis, de son côté, commence à être bien embêté avec sa position ; pratiquement devenu le second de Lin Sukai, il reste toutefois fidèle aux Sans-éclats. La place qu’il occupe auprès de l’impératrice est parfait pour obtenir des informations de premier ordre pour ces derniers mais il entrevoit que régner n’est pas simple et que Lin est pleine de bonne volonté et, surtout, n’est en rien comme son père. D’ailleurs, en ce qui concerne la jeune impératrice et Jovis, j’ai apprécié leurs relations avec Thrana et Mephi (mais je n’en dirai pas plus).
J’ai été contente de retrouver Phalue et Ranami qui forment enfin un duo de choc ! Si la question se pose quant à se prosterner devant l’impératrice, d’autres se posent aussi, plus intimes. Ranami rêvait de fonder une famille mais, confrontée à l’acceptation de ce projet par Phalue, elle hésite ; elle se souvient de la gamine des rues qu’elle était autrefois et elle doute de pouvoir être une bonne mère.
Aux intrigues politiques s’ajoutent un groupe de concepts qui se lient, devenant une force inquiétante contre l’empire. C’est un peu l’apothéose de ce deuxième tome alors je vais faire bref : j’ai compris leur cheffe mais je l’ai détestée assez rapidement, tout en étant désolée d’avoir autant d’aversion pour elle. Etrange ? Peut-être mais, si vous avez lu L’impératrice aux éclats d’os, je pense que vous comprenez mon ressenti, même si vous n’y adhérez peut-être pas.
Surtout s’ajoute la légende des Alangas qui, le temps passant, ressemble de moins en moins à une légende : ces êtres surpuissants et mystérieux semblent être de retour. Là-dessus, l’on se souviendra du carnet alanga que Jovis avait découvert et qu’il n’arrivait pas à déchiffrer. Ponctuellement, au fil des chapitres et grâce à ce carnet, nous allons en apprendre plus et autant vous dire que l’on va de révélation en révélation ! Même si le reste du roman avait été chiant (ce qui n’est pas du tout le cas), rien que pour ça, j’aurais continué car, je ne sais pas vous mais, quand on me parle de mythes imaginés pour des romans de fantasy, j’ai envie de savoir d’où ils viennent, comment ils ont évolué au fil du temps… Bien sûr, il n’y a pas besoin de tout raconter par le menu, ce serait indigeste et, de ce côté-là, Andrea Stewart a réussi à bien dosé tout l’ensemble et c’était donc super de découvrir ces touches de récit, de les comparer à ce que les personnages et nous-mêmes savions auparavant et comprendre ainsi les tenants et les aboutissants de certaines révélations.

L’impératrice aux éclats d’os est un tome réussi et il me tarde de lire la suite – il faudra toutefois que je me montre patiente puisque le troisième tome sort en VO au printemps prochain. Ce qui vous laisse largement le temps de vous plonger dans cette aventure !

L’Empire d’Écume, tome 2 : L’impératrice aux éclats d’os, Andrea Stewart • Titre VO : The Bone Shard Emperor Traduction : Laurence Boischot Castelmore • 2022 (2021 VO) • 672 pages • 16,90€ (18,90€ couverture rigide) • Genre : fantasy, manigances • ISBN : 9782362316197

Ce livre participe au Challenge de l’Imaginaire.

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8 réflexions sur “L’Empire d’Écume, tome 2 : L’impératrice aux éclats d’os

    • Ma Lecturothèque dit :

      C’est dans la première partie ; je ne sais pas s’il y en a tant que ça ou si c’est qu’elles ont sauté à ma figure parce que, quand j’en vois une, je suis attentive aux autres. Mais voilà, je trouve ça vraiment dommage d’avoir un super récit, une belle couverture, etc., et des fautes.

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    • Ma Lecturothèque dit :

      C’est surprenant, en effet. Je me demande s’il y aura une finalité à ce choix – j’ai d’avoir la réponse de ce choix dans le tome 2, mais à voir si c’est confirmé par la suite ^^ En tout cas, c’est étrange au début mais ça fonctionne bien tout de même.
      Je t’en souhaite une bonne découverte 😊

      Aimé par 1 personne

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