La maison de la sorcière

La maison de la sorcière

Résumé de l’éditeur :

Lovecraft revisite le mythe de la mauvaise fée dans un huis clos étouffant. Le protagoniste habite dans l’ancienne demeure de la sorcière (Keziah Mason) qui se matérialise dans sa chambre chaque soir, pour l’entraîner physiquement dans un monde onirique.

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Mon avis :

La maison de la sorcière est loin d’être la nouvelle la plus connue de Lovecraft ; publiée initialement en 1933, vous pouvez désormais la trouver sur le net ou dans de nombreux recueils (une liste est disponible sur Noosfere). Si j’ai déjà lu plusieurs textes de cet écrivain, je n’avais jamais entendu parler de celui-ci et c’est grâce à Apophis que je l’ai découvert.
Gilman est un étudiant en mathématiques extrêmement doué. Seulement, depuis quelques temps, il associe ses recherches scientifiques à des légendes sur une ancienne magie. Il est même allé jusqu’à prendre une chambre dans une vieille bâtisse où vivait autrefois la sorcière Keziah Mason qui, on ne sait comment, s’échappa alors qu’elle n’avait aucune issue. Depuis, le jeune homme rêve beaucoup – parfois de sacrés cauchemars –, visitant d’autres mondes, peut-être même en des temps différents. Mais si tout cela était bien plus que de simples rêves ?
Je pense que, pour apprécier pleinement La maison de la sorcière, il faut connaître un minimum l’œuvre de Lovecraft, tout du moins avoir quelques références telles que le Necronomicon et Arkham. Bien sûr, il faut également apprécier l’horreur. Cela dit, je vous mentirais si j’affirmais que ça vous glace les sangs. La nouvelle est courte (le propre d’une nouvelle, après tout) mais dense et inquiétante ; en peu de pages, on se retrouve oppressé par le récit et les événements qui y sont racontés. Et ce n’est pas tant une question d’horreur comme on peut parfois l’entendre : il n’y a pas de quoi dormir la lumière allumée, vous n’allez pas sursauter au moindre bruit après votre lecture. Non, ici, c’est une horreur sourde, qui se diffuse lentement mais sûrement ; les cauchemars sont inquiétants et la présence de Keziah Mason et de son familier Brown Jenkin n’arrangent rien à la chose, mais le plus troublant est le réveil, avec parfois quelques souvenirs de ces nuits agitées.
Etrangement, en lisant La maison de la sorcière, alors que je pensais que le texte me sortirait rapidement de la tête, il s’est pourtant bien logé dans ma mémoire. Il faut dire que l’ambiance est vraiment bonne et que les descriptions de certains êtres (je pense notamment à Brown Jenkin) sont redoutablement efficaces.

Si La maison de la sorcière n’est pas la meilleure nouvelle de Lovecraft et si je l’ai appréciée sans plus, il est indéniable qu’elle est très bien écrite et qu’elle relativement percutante. A réserver aux personnes qui aiment les textes de Lovecraft.

La maison de la sorcière, H. P. Lovecraft • Titre VO : The Dreams in the Witch House Editions du groupe Ebooks libres et gratuits • 1932 (VO) • 50 pages • Genre : nouvelle, fantastique, horreur

Ce livre participe au Challenge de l’Imaginaire.

9 réflexions sur “La maison de la sorcière

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