Premières lignes #346

Avec Toni Morrison, je ne sais jamais dans quoi je m’embarque si ce n’est que ça va être dur, brutal. Ici, on commence avec un homme qui part. C’est mystérieux, ça m’intrigue ; ce sera l’une de mes prochaines lectures car je veux savoir qui il est et quelles sont les raisons qui le poussent à partir. C’est pourquoi je vous partage ces quelques premières lignes du Chant de Salomon.
Bonne lecture à vous.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

 

Première partie

I

L’agent de la Mutuelle d’Assurances-Vie de Caroline du Nord promit de s’envoler à trois heures depuis la Pitié pour aller jusque sur l’autre rive du lac Supérieur. Deux jours avant l’événement, il cloua un mot sur la porte de sa petite maison jaune :

Le mercredi 18 février 1931, à 15 heures,
Je décollerai de la Pitié et je volerai
de mes propres ailes. Je vous demande
de me pardonner. Je vous aimais.
(signé) Robert Smith
agent d’assurances

Le chant de Salomon, Toni Morrison, 1977.

Le chant de Salomon

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