Premières lignes #347

Super début, super quatrième de couverture… Mais, dans ce rendez-vous, vous le savez, ce sont les premières lignes que je vous partage. Aujourd’hui, ce sont donc celles du Dernier dragon sur terre d’Eoin Colfer, l’auteur de la saga Artemis Fowl. Je ne vais pas vous mentir, je n’accroche finalement pas des masses, la faute aux personnages que nous suivons : je pensais que le récit suivrait le dragon mais deux autres protagonistes sont aussi de la partie. Je lis, on verra bien pour la suite. En attendant, bonne lecture à vous et bon dimanche 🔥

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

 

CHAPITRE 1

Pour dire les choses simplement, Vern ne faisait aucune confiance aux humains. À aucun d’entre eux. Il en avait connu beaucoup au cours de sa vie, il en avait même apprécié quelques-uns mais, en définitive, ils l’avaient tous livré à la foule déchaînée. Raison pour laquelle il s’était retranché dans le marécage de Honey Island, à l’abri du danger.
Vern aimait bien le marécage. Autant qu’il pouvait aimer quelque chose après toutes ces années. Bon Dieu, il y en avait eu tellement, des années, qui s’alignaient derrière lui comme les briques sur la voie que le roi Darius avait tracée en l’an peu importe combien on s’en fout avant J.-C. Curieux comme les choses pouvaient soudain revenir en mémoire. Cette antique route perse, par exemple. Il ne parvenait pas à se rappeler ce qu’il s’était passé la semaine dernière, mais maintenant il revoyait une image qui remontait à plus ou moins deux mille ans. Vern avait cuit la moitié de ces briques à lui tout seul à l’époque où il faisait encore un travail d’ouvrier, de temps en temps. Le mécanisme de sa combustion interne avait failli s’épuiser. Sa mue s’était produite avec deux saisons d’avance à cause de cette saloperie de boulot. Ça et son régime alimentaire. En ce temps-là, personne n’avait la moindre idée en matière de diététique.

Le dernier dragon sur terre, Eoin Colfer, 2020.

Le dernier dragon sur terre

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :
Publicité

10 réflexions sur “Premières lignes #347

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s