C’est lundi, que lisez-vous ? #60

C’est lundi, que lisez-vous ? est un rendez-vous proposé par Galleane.

Ce que j’ai lu la semaine passée

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Premières lignes #81

Aujourd’hui, je vous présente les premières lignes du dernier roman de Cat Clarke : Girlhood. Ayant aimé son roman Opération Pantalon, j’ai décidé de le lire. Je vous en reparle donc très bientôt !
Dès que j’ai lu ces premières lignes, je me suis demandée qui elle avait rencontré, qu’est-ce qui s’était passé et allait se passé. Elles annoncent une histoire d’amitiés, probablement d’amour, prometteuse.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Mettez le lien de votre RDV en commentaire de l’article, et je dresserai une petite liste. Elle est actualisée chaque semaine en fonction des participant.e.s.

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1.

On se retrouve toujours à minuit pour faire la fête, le soir de notre retour. C’est ce qu’on fait en pension, non ?
Quand on était petites, Jenna et moi étions obsédées par les bouquins dont l’intrigue se déroulait dans un pensionnat. On voulait à tout prix être comme ces sœurs jumelles de Saint-Clair. Presque tous les soirs, je me faufilais dans son lit après l’extinction des feux. On fourrait la tête sous la couette et on se faisait la lecture à tour de rôle à la lumière de la lampe torche. On était comme les deux doigts de la main. Inséparables dans notre petite bulle.
J’ai fini par atterrir à Duncraggan Castle, comme dans les histoires qu’on lisait.
Jenna, elle, n’est pas avec moi. J’ai dû venir ici toute seule.
Mais je ne suis pas restée seule bien longtemps.

Girlhood, Cat Clarke, 2017.

Girlhood

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Premières lignes #80

Le mois d’octobre, c’est le mois d’Halloween. Je ne sais pas encore si je vous présenterai tous les dimanches l’incipit d’un livre d’horreur, ou une histoire de fantôme, mais voici en tout cas celui de Sac d’os que je suis en train de découvrir avec Saiwhisper. Pour résumer très sommairement, c’est l’histoire d’un écrivain qui a perdu sa femme.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Mettez le lien de votre RDV en commentaire de l’article, et je dresserai une petite liste. Elle est actualisée chaque semaine en fonction des participant.e.s.

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Chapitre 1

Par une très chaude journée d’août 1994, ma femme me dit qu’elle devait se rendre à la pharmacie Rite Aid de Derry pour faire renouveler son traitement antiallergique – un médicament que l’on peut acheter aujourd’hui sans ordonnance, je crois. J’avais rempli mon objectif d’écriture pour la journée et lui offris d’aller le chercher à sa place. Elle me remercia, mais elle voulait en profiter pour passer prendre le poisson de notre repas du soir, au supermarché voisin de la pharmacie. Sur ce, elle souffla un baiser dans ma direction et sortit. Lorsque je la revis, ce fut sur un écran de télé. C’est ainsi qu’on identifie les morts ici, à Derry ; fini, de remonter un couloir souterrain dallé, carreaux verts sous vos pieds, tubes de néon au-dessus de la tête, terminé, le corps nu qui surgit sur sa glissière d’un placard glacial. On entre simplement dans un bureau sur lequel est marqué PRIVÉ, on regarde un écran de télé et on dit oui ou non.

Sac d’os, Stephen King, 1999.

Sac d’os

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Premières lignes #79

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Chapitre 1

Chère Toi,
Le corps que tu habites actuellement m’appartenait. La cicatrice à l’intérieur de la cuisse gauche provient d’une chute que j’ai faite à l’âge de 9 ans quand je suis tombée d’un arbre et que je me suis transpercé la jambe. Le plombage de la molaire supérieure gauche est dû au fait que j’ai repoussé une visite chez le dentiste pendant quatre ans. Mais tu n’as sans doute pas grand-chose à faire du passé de ce corps. Après tout, je t’écris cette lettre pour que tu la lises dans le futur. Tu te demandes peut-être pourquoi quiconque ferait une chose pareille. La réponse est à la fois simple et compliquée. La version simple est que je savais que ce serait nécessaire.
La version compliquée risquerait de prendre un peu plus de temps.
Connais-tu le nom du corps dans lequel tu te trouves ? Mon nom est Myfanwy. Myfanwy Alice Thomas. Je pourrais te dire que c’est mon nom, mais comme désormais ce corps t’appartient, j’imagine que tu vas l’utiliser. […]
Bien à toi,
Moi

Au service surnaturel de Sa Majesté, Daniel O’Malley, 2012.

Au service surnaturel de Sa Majesté

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Premières lignes #78

Un livre a atterri dans ma boîte aux lettres ! Et j’ai vraiment hâte de lire – voilà comment les livres de ma PAL mensuelle passent à la trappe ! Merci à French Pulp éditions pour le livre.

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1.

À peine Clémence eut-elle poussé son premier cri, ce jour de juin 1890, qu’Alphonse se détourna de l’enfant, déçu de constater qu’il s’agissait d’une fille. Il escomptait qu’après lui avoir déjà donné un fils quater ans plus tôt, Émilienne assurerait sa descendance en mettant au monde un second héritier m$ale. Il avait spéculé sur cette naissance comme il spéculait sur le rendement des ouvriers de sa fabrique de textile, persuadé que, partie sur sa lancée, sa femme lui pondrait des garçons à la chaîne. Encouragé par ce qu’il avait qualifié à l’époque de « bon début », il la voyait programmée pour produire à chaque grossesse un nouveau spécimen doté d’un pénis, seul attribut propre à défendre l’orgueil de son nom. Il s’était détourné de la chose vagissante que lui présentait la sage-femme avec un tel dédain, racontait Jeannette, qu’Émilienne s’était sentie honteuse de n’avoir été capable de sortir du ventre qu’il avait ensemencé que ce fruit décevant : une fille.

Les Conquérantes, t.1 : Les chaînes, 1890-1930, Alain Leblanc, 2016.

Les Conquérantes, t.1 : Les chaînes, 1890-1930

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C’est lundi, que lisez-vous ? #56

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Ce que j’ai lu la semaine passée

Dans le cadre du challenge Coupe des 4 maisons, et parce que j’ai oublié Les opéras de l’espace chez la famille (mais je le récupère bientôt, ouf!), je me suis décidée à lire 3 BD en moins de 24h pour valider un item. Il me reste Elfquest à terminer dans la journée du coup.

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Premières lignes #77

Aujourd’hui, j’avais envie de vous présenter un roman que j’avais beaucoup aimé. J’ai également apprécié les films, mais j’ai largement préféré les livres car, comme vous allez le constater, le récit est à la première personne. De ce fait, nous partageons avec Katniss ses pensées et nous comprenons mieux alors ses décisions, ses hésitations. Si vous n’avez que vu les films, je vous conseille vivement les romans !
Cet incipit donne pas mal d’informations par quelques détails donnés, notamment la composition de la famille (ici par le manque) et la pauvreté de la famille : Katniss et sa sœur dorment dans le même lit, c’est de la toile qui fait office de drap, etc.

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À mon réveil, l’autre côté du lit est tout froid. Je tâtonne, je cherche la chaleur de Prim, mais je n’attrape que la grosse toile du matelas. Elle a dû faire un mauvais rêve et grimper dans le lit de maman. Normal : c’est le jour de la Moisson.
Je me redresse sur un coude. Il y a suffisamment de lumière dans la chambre à coucher pour que je les voie. Ma petite sœur Prim, pelotonnée contre ma mère, leurs joues collées l’une à l’autre. Dans son sommeil, maman paraît plus jeune, moins usée. Le visage de Prim est frais comme la rosée, aussi adorable que la primevère qui lui donne son nom. Ma mère aussi était très belle, autrefois. À ce qu’on dit.

Hunger Games, t.1, Suzanne Collins, 2008.

Hunger Games, t.1

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