Premières lignes #72

J’ai eu la surprise de découvrir dans ma boîte aux lettres ce roman que Prisca m’a offert pour inaugurer ma nouvelle adresse. C’est l’histoire d’Axelkahn, un ténor quasi divin, qui un jour perd sa voix. Opéra, espace, transhumanisme sont au programme, et ça me fait sacrément envie !
Le roman entre d’emblée dans le vif du sujet.
J’actualiserai les liens mardi ou mercredi, quand je serai de retour de week-end. Merci de me laisser vos liens en commentaire pour me faciliter l’actualisation !

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Mettez le lien de votre RDV en commentaire de l’article, et je dresserai une petite liste. Elle est actualisée chaque semaine en fonction des participant.e.s.

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Axelkahn était parvenu à l’apogée du dernier mouvement de La sphinge apprivoisée lorsque sa voix défaillit.
Cette seconde précise marqua le prélude de sa déchéance.

Les opéras de l’espace, Laurent Genefort, 1999.

Les opéras de l’espace

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Premières lignes #71

Après le Japon féodal, retour à notre époque contemporaine avec Opération Pantalon ! Ce n’est clairement pas la couverture qui m’a attiré (je n’aime pas du tout la typo utilisée pour le titre), mais bel et bien parce que le roman promet d’être super queer.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Mettez le lien de votre RDV en commentaire de l’article, et je dresserai une petite liste. Elle est actualisée chaque semaine en fonction des participant.e.s.

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– HAHAHAHAHAHAHAHA ! Tu as l’air ridicule !
On peut toujours compter sur les petits frères pour vous taper sur les nerfs au plus mauvais moment. Ça doit faire partie de leur fiche descriptive, et autant dire qu’Enzo remplissait son rôle à merveille.
– La ferme, grognai-je en entrant dans la cuisine d’un pas traînant.
Je tirai ma chaise d’un geste si brutal qu’elle heurta la cuisinière.
– Enzo ! Tu vas présenter tes excuses à Liv sur-le-champ ! lui ordonna Mom jusqu’à ce qu’il marmonne un « désolé » peu convaincant.
– Tu es sûre que tu ne veux pas que je te prépare un petit truc à manger vite fait ? C’est le grand jour ! J’ai encore le temps de te concocter une de mes spécialités pour l’occasion, dit Mamma.
Elle plaça sa main sur mon épaule et se pencha en avant pour me déposer un baiser sur la joue.
– Je n’ai pas faim.
Mais il fallait que je mange, rien qu’un peu, histoire de faire plaisir à mes mères. Je saisis le paquet de muesli sur la table et en saupoudrai le fond de mon bol.

Opération pantalon, Cat Clarke, 2017.

Opération pantalon

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Premières lignes #70

Hello !
Je suis débordée en ce moment (preuve en est que cet article est publié en fin de journée alors qu’habituellement je le publie le matin) alors ça m’aiderait vraiment si vous mettiez le lien de votre article en commentaire. Je vous remercie par avance !

Aujourd’hui, j’ai opté pour un roman écrit par Lian Hearn (Le Clan des Otori), et qui débute par un poème.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Mettez le lien de votre RDV en commentaire de l’article, et je dresserai une petite liste. Elle est actualisée chaque semaine en fonction des participant.e.s.

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Certes ils doivent être fragiles
Les fils obliques du givre
Et les fils droits de la rosée
Car les brocarts dans les montagnes
Ne se tissent que pour rompre.
Kokin Wakashû

L’Enfant du Cerf Shikanoko – Livre 1, Lian Hearn, 2017.

L’Enfant du Cerf Shikanoko – Livre 1

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C’est lundi, que lisez-vous ? #49

C’est lundi, que lisez-vous ? est un rendez-vous proposé par Galleane.

Ce que j’ai lu la semaine passée

Excepté La tresse, j’ai profité du Week-end à 1000 pour terminer et lire plusieurs livres (essentiellement des mangas d’ailleurs). Il n’y en a que deux que je n’ai pas eu l’occasion de terminer ; je vous laisse découvrir cela.

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Premières lignes #69

En plein Week-end à 1000, je ne fais que passer – je lis rapidement vos articles qui apparaissent dans mon fil d’actualité, mais j’essaie de ne pas rester trop longtemps sur le net. Je n’ai pas cherché bien loin et j’ai pris le début du deuxième tome de La Passe-miroir (Livre 1 : Les Fiancés de l’hiver) (pas l’incipit, mais le début du récit).

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Mettez le lien de votre RDV en commentaire de l’article, et je dresserai une petite liste. Elle est actualisée chaque semaine en fonction des participant.e.s.

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LA PARTIE

Ophélie était aveuglée. Dès qu’elle risquait un regard par-dessous son ombrelle, le soleil l’assaillait de toutes parts : il tombait en trombe du ciel, rebondissait sur la promenade en bois verni, faisait pétiller la mer entière et illuminait les bijoux de chaque courtisan. Elle y voyait assez, toutefois, pour constater qu’il n’y avait plus ni Berenilde ni la tante Roseline à ses côtés.
Ophélie devait se rendre à l’évidence : elle s’était perdue.
Pour quelqu’un qui était venu à la cour avec la ferme intention de trouver sa place, ça se présentait plutôt mal. Elle avait rendez-vous pour être officiellement présentée à Farouk. S’il y avait une personne au monde qu’il fallait ne surtout pas faire attendre, c’était bien cet esprit de famille.

La Passe-miroir, livre 2 : Les Disparus du Clairdelune, Christelle Dabos, 2015.

La Passe-miroir, livre 2 : Les Disparus du Clairdelune

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