Premières lignes #349

Salutations !
Pour ces nouvelles premières lignes, il s’agit de celles de ma lecture en cours : La mythologie viking de Neil Gaiman. Dans cette introduction, l’auteur revient sur les raisons qui l’ont poussé à en savoir plus sur la mythologie nordique et qui l’ont amené à écrire ce livre. De mon côté, j’ai commencé à le lire hier et j’en suis déjà presque à la moitié – c’est une bonne lecture, comme vous pouvez l’imaginer !
Bon dimanche à vous ⚡️

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

 

Une introduction

Il est aussi difficile de désigner son cycle de mythes préféré que de choisir son type de cuisine favori (certains soirs, on peut avoir envie de manger thaï, d’autres soirs des sushis, d’autres encore on a faim de la simple cuisine de chez soi, avec laquelle on a grandi). Mais si je devais indiquer ma préférence, elle irait sans doute aux mythes nordiques.
Ma première rencontre avec Asgard et ses habitants s’est produite quand j’étais petit, pas plus de sept ans, en lisant les aventures du puissant Thor telles que les représentaient Jack Kirby, le créateur américain de bandes dessinées, dans des histoires imaginées par Kirby et Stan Lee et dialoguées par le frère de Stan Lee, Larry Lieber. Le Thor de Kirby était beau et costaud ; son Asgard une vertigineuse ville de science-fiction, aux bâtiments majestueux et aux édifices dangereux ; son Odin sage et noble ; son Loki une créature sardonique de pure malveillance, coiffée d’un casque à cornes. J’adorais le Thor blond de Kirby et le marteau qu’il maniait, et j’ai voulu en savoir plus long sur lui.

La mythologie viking, Neil Gaiman, 2017.

La mythologie viking

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Premières lignes #348

Novembre va se terminer et il me semble que c’est l’occasion de vous partager une dernière histoire de sorcière pour cette année. Je me suis tournée vers une nouveauté que j’espère lire bientôt (mais bon, vous savez ce que c’est avec les PAL…) : Madame Mouche et les sept inséparables de Rémi d’Auberpré. C’est un roman jeunesse qui semble plein d’humour et de bienveillance.
Bonne lecture à vous 🧹

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

 

1

BRINDILLE

Ce jour-là, Madame Mouche avait un air soucieux. Quelque chose la tracassait. Elle se rendit au supermarché et se dirigea sans hésiter vers le rayon des balais : balais-éponges, balais-brosses, balais à poils lisses… on y trouvait tous les modèles, du plus simple au plus sophistiqué.
Madame Mouche cherchait un balai comme on en faisait dans le temps, un balai de grand-mère avec un manche en bois sans peinture et une tête en longues brindilles bien serrées pour gratter le sol et décoller les chewing-gums. Mais ce n’est pas un objet courant, de nos jours. Elle en trouva quand même un dans un coin, tout seul, tout peureux, comme s’il avait honte parmi les balais en plastique bariolés avec des couleurs criardes et une brosse en Nylon.
Elle le prit affectueusement dans ses mains et lui parla tout en allant à la caisse.
« Que tu es beau ! Toi, au moins, tu ressembles à un balai ! Je t’appellerai Brindille. »
La caissière la regarda avec étonnement, un petit sourire aux lèvres. Madame Mouche haussa les épaules. « C’est normal, pensa-t-elle, chez elle, elle a un aspirateur. »

Madame Mouche et les sept inséparables, Rémi d’Auberpré, 2022.

Madame Mouche et les sept inséparables

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Premières lignes #347

Super début, super quatrième de couverture… Mais, dans ce rendez-vous, vous le savez, ce sont les premières lignes que je vous partage. Aujourd’hui, ce sont donc celles du Dernier dragon sur terre d’Eoin Colfer, l’auteur de la saga Artemis Fowl. Je ne vais pas vous mentir, je n’accroche finalement pas des masses, la faute aux personnages que nous suivons : je pensais que le récit suivrait le dragon mais deux autres protagonistes sont aussi de la partie. Je lis, on verra bien pour la suite. En attendant, bonne lecture à vous et bon dimanche 🔥

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
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CHAPITRE 1

Pour dire les choses simplement, Vern ne faisait aucune confiance aux humains. À aucun d’entre eux. Il en avait connu beaucoup au cours de sa vie, il en avait même apprécié quelques-uns mais, en définitive, ils l’avaient tous livré à la foule déchaînée. Raison pour laquelle il s’était retranché dans le marécage de Honey Island, à l’abri du danger.
Vern aimait bien le marécage. Autant qu’il pouvait aimer quelque chose après toutes ces années. Bon Dieu, il y en avait eu tellement, des années, qui s’alignaient derrière lui comme les briques sur la voie que le roi Darius avait tracée en l’an peu importe combien on s’en fout avant J.-C. Curieux comme les choses pouvaient soudain revenir en mémoire. Cette antique route perse, par exemple. Il ne parvenait pas à se rappeler ce qu’il s’était passé la semaine dernière, mais maintenant il revoyait une image qui remontait à plus ou moins deux mille ans. Vern avait cuit la moitié de ces briques à lui tout seul à l’époque où il faisait encore un travail d’ouvrier, de temps en temps. Le mécanisme de sa combustion interne avait failli s’épuiser. Sa mue s’était produite avec deux saisons d’avance à cause de cette saloperie de boulot. Ça et son régime alimentaire. En ce temps-là, personne n’avait la moindre idée en matière de diététique.

Le dernier dragon sur terre, Eoin Colfer, 2020.

Le dernier dragon sur terre

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Premières lignes #346

Avec Toni Morrison, je ne sais jamais dans quoi je m’embarque si ce n’est que ça va être dur, brutal. Ici, on commence avec un homme qui part. C’est mystérieux, ça m’intrigue ; ce sera l’une de mes prochaines lectures car je veux savoir qui il est et quelles sont les raisons qui le poussent à partir. C’est pourquoi je vous partage ces quelques premières lignes du Chant de Salomon.
Bonne lecture à vous.

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Première partie

I

L’agent de la Mutuelle d’Assurances-Vie de Caroline du Nord promit de s’envoler à trois heures depuis la Pitié pour aller jusque sur l’autre rive du lac Supérieur. Deux jours avant l’événement, il cloua un mot sur la porte de sa petite maison jaune :

Le mercredi 18 février 1931, à 15 heures,
Je décollerai de la Pitié et je volerai
de mes propres ailes. Je vous demande
de me pardonner. Je vous aimais.
(signé) Robert Smith
agent d’assurances

Le chant de Salomon, Toni Morrison, 1977.

Le chant de Salomon

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Premières lignes #345

Seeker est depuis longtemps dans ma pile à lire mais ce n’est que récemment que j’ai découvert qu’il s’agit d’un troisième tome. Je n’ai pas les précédents et j’ai donc cherché à savoir si Seeker peut se lire indépendamment des autres – il semble que oui, comme les romans d’Agatha Christie, par exemple. Ma curiosité m’a poussée à en lire les premières lignes ; elles me font sacrément envie (je m’interroge sur la fameuse découverte et sur la survie des uns et des autres) alors je vous les partage.
Bon dimanche à vous.

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Prologue

« Nous conseillons à nos clients de ne pas s’aven-
turer aujourd’hui sur les pentes, hormis celles de la
piste bleue. Tout le domaine skiable demeure soumis
à de forts risques d’avalanches. Il serait plus prudent
de rester au chalet ou de passer la journée en ville. »

1398, CALENDRIER DE RIMWAY

Wescott sut qu’il était un homme mort. Et il y avait encore moins d’espoir pour Margaret ou sa fille. Bien qu’il eût suivi les instructions en restant à l’intérieur, il gisait maintenant sous des tonnes de glace et de roc. Tout autour de lui, en perdition dans les ténèbres qui lui semblaient l’ensevelir, il entendait pleurer et crier.
Il tremblait de froid, le bras écrasé, coincé sous une poutre effondrée. Il ne sentait plus la douleur, ni son bras.

Il repensa à Delia. Elle avait toute la vie devant elle… et pourtant, elle avait dû être emportée elle aussi. Il laissa couler ses larmes. Elle avait tant voulu venir.
Fermant les yeux, il tenta de se résigner. De se retrouver à bord du Falcon, où Margaret et lui s’étaient rencontrés. Des années si précieuses qu’elles en étaient inestimables. Il avait su que le jour viendrait où il souhaiterait revenir en arrière et tout recommencer.
Le Falcon
Mon Dieu !
Il réalisa alors que si Margaret n’avait pas pu fuir le bâtiment, leur découverte allait disparaître avec eux. Delia en avait connaissance, mais elle était trop jeune pour comprendre.
Ils n’en avaient parlé à personne ! Personne sauf Mattie… Mattie savait.

Seeker, Jack McDevitt, 2005.

Seeker

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Premières lignes #344

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir les premières lignes de l’un des romans les plus connus d’Annie Ernaux, qui s’est récemment vu décerner le prix Nobel de littérature : L’événement. C’est un récit qui parle d’avortement ; ces premières lignes m’évoquent des lieux que je connais un peu, je visualise donc bien le quartier ce qui me permet déjà de m’immerger.
Bon dimanche à vous !

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Je suis descendue à Barbès. Comme la dernière fois, des hommes attendaient, groupés au pied du métro aérien. Les gens avançaient sur le trottoir avec des sacs roses de chez Tati. J’ai pris le boulevard de Magenta, reconnu le magasin Billy, avec des anoraks suspendus au-dehors. Une femme arrivait en face de moi, elle portait des bas noirs à gros motifs sur des jambes fortes. La rue Ambroise-Paré était presque déserte jusqu’aux abords de l’hôpital. J’ai suivi le long couloir voûté du pavillon Elisa. La première fois je n’avais pas remarqué un kiosque à musique, dans la cour qui longe le couloir vitré. Je me demandais comment je verrais tout cela après, en repartant. J’ai poussé la porte 15 et monté les deux étages. À l’accueil du service de dépistage, j’ai remis le carton où est inscrit mon numéro. La femme a fouillé dans un fichier et elle a sorti une pochette en papier kraft contenant des papiers. J’ai tendu la main mais elle ne me l’a pas donnée. Elle l’a posée sur le bureau et m’a dit d’aller m’asseoir, qu’on m’appellerait.

L’événement, Annie Ernaux, 2000.

L’événement

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Premières lignes #343

Salutations !
Mon choix de premières lignes pour ce dimanche est le roman que je lis avec d’autres blogueuses et blogueur : Les paravers de Millina, Mots et pelotes et 4e de couverture. Le roman date de 1963 et n’est nul autre que L’homme tombé du ciel de Walter Tevis. Je partais sur cette lecture en me disant « Pourquoi pas ? » et, au final, me voilà sacrément bien embarquée dans le récit !

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
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1972 : La chute d’Icare

I

Après trois kilomètre de marche, il arriva à une ville. À l’entrée, un panneau indiquait : HANEYVILLE, 1400 habitants. C’était parfait, une bonne moyenne. Il était encore tôt – il avait choisi la matinée pour faire ces trois kilomètres à pieds, car il faisait plus frais, et les rues étaient encore désertes. Il en traversa quelques-unes dans le petit jour blafard, dérouté par tant de nouveauté, tendu et légèrement effrayé. Il essaya de ne pas penser à ce qu’il allait faire. Il y avait déjà suffisamment réfléchi.

L’homme tombé du ciel, Walter Tevis, 1963.

L’homme tombé du ciel

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Premières lignes #342

Bien le bonjour !
J’ai beau lire pas mal de romans d’horreur ou de thrillers en ce moment, parfois, une pause et un peu plus de légèreté et d’amour, ça fait du bien. Je vous partage donc les premières lignes de l’une de mes lectures de la semaine qui se termine : Love Under the Blue Moon de Mii Hirose.
Bonne lecture à vous et bon dimanche.

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Je la trouvais vraiment jolie, tournée ainsi de profil, sous la lumière de la lune.
C’est comme si j’avais enfin trouvé cette étincelle, celle que j’avais si longtemps recherchée. Ce petit éclat, je le possédais en moi depuis tout ce temps.
Et désormais, je me sentais vraiment apaisé.
J’aurais voulu rester ainsi pour toujours à l’observer, immobile auprès de l’étang, sous la lune bleue, son reflet frémissant légèrement à la surface de l’eau.
Ah ! Pouvoir l’aimer, encore une fois, sous la lumière bleue de la lune…

Love Under the Blue Moon, Mii Hirose, 2016.

Love Under the Blue Moon

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Premières lignes #341

Salutations !
Pour ces nouvelles premières lignes, je me suis tournée vers un roman qui m’avait beaucoup marquée quand je l’avais lu, il y a presque vingt ans désormais : La chambre du pendu de Moka. C’est l’occasion pour moi d’ouvrir ce livre trop longtemps resté fermé ; je compte bien le redécouvrir d’ici quelques temps. En avez-vous déjà entendu parler, ou même l’avez-vous déjà lu ?
Bon dimanche à vous.

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1

LA GLU NE REMONTE PAS LA COLLINE

Le docteur Mornay insista :
– Lord Dunlevy, vous êtes parfaitement guéri.
Son patient eut d’abord l’air incrédule puis ennuyé. Le psychiatre l’observait derrière ses lunettes. Lord Dunlevy pensa qu’il ressemblait de plus en plus à Woody Allen. Aussi éclata-t-il de rire.
– Ravi de constater que cela vous met de bonne humeur, dit le psy, toujours sinistre.
– Je ne me sens pas guéri, répondit Lord Dunlevy. Mécaniquement, le médecin enclencha son magnétophone.
– Vous pouvez m’expliquer ça ? demanda-t-il.
– Non. Je trouve simplement déplaisant de m’entendre dire que je suis guéri alors que je n’en ai aucune envie.
– Vous ne voulez pas guérir ?
– Je vis très bien avec ma psychose. Pourquoi m’en séparer ?
– Avouez qu’elle ne facilite pas vos relations sociales.
– Oui, mais c’est pratique pour se débarrasser des imbéciles.
Le docteur Mornay avait rarement de l’amitié pour ses patients. Mais il avait de l’intérêt pour Lord Dunlevy. Il souffrait d’une névrose assez peu commune, presque un cas d’école.
– Voulez-vous ouvrir la fenêtre, je vous prie ? demanda le médecin.
– Votre test n’est franchement pas subtil.
– Je ne cherche pas à vous avoir par surprise, répondit le docteur Mornay. Je veux seulement vous prouver que vous êtes guéri.
Lord Dunlevy se leva et ouvrit la fenêtre en grand. Il resta devant et respira l’air froid.
– Bon, d’accord, je suis guéri, admit-il.
Mais, quand il quitta le cabinet, le docteur Mornay lui dit « à bientôt ».

La chambre du pendu, Moka, 2001.

La chambre du pendu

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Premières lignes #340

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir les premières lignes d’un roman qui me fait très envie : Une cosmologie de monstres de Shaun Hamill. Connaissez-vous ce roman ?

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PREMIÈRE PARTIE

L’IMAGE
DANS LA MAISON DÉSERTE

Je me suis mis à collectionner les lettres de suicide de ma sœur Eunice à l’âge de sept ans. Je n’en ai jeté aucune, je les garde dans un pince-notes noir rangé dans le tiroir du bas de mon bureau. À part ça, on ne m’a pas permis d’emporter grand-chose. Je les ai souvent relues ces derniers mois, en quête de réconfort, de sagesse, ou simplement d’une confirmation que j’ai fait le bon choix, pour nous tous.
Quand Eunice a découvert que je les conservais, elle a préféré me les adresser directement. Dans l’une de mes favorites, elle écrit : « Noah, un dénouement heureux, ça n’existe pas. Il n’y a que de belles escales. »

Une cosmologie de monstres, Shaun Hamill, 2019.

Une cosmologie de monstres

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