Premières lignes #273

J’imagine que, comme moi, vous avez des livres qui traînent dans votre pile à lire depuis une éternité. Vous les avez achetés en vous disant que vous les lirez rapidement, mais il y a toujours eu d’autres lectures à passer avant. Chez moi, Chroniques des Ombres de Pierre Bordage est dans ce cas-là. Certes, c’est une brique, mais ce n’est pas ça qui me rebute – rien ne me rebute, en fait, si ce n’est la flemme. C’est un roman post-apocalyptique avec, semble-t-il, une touche de thriller. Je compte m’y mettre cet été (à voir si je m’y tiens!).

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

 

Chapitre 1

Ne te laisse jamais enfermer dans une Cité Unifiée :
tu y perdrais bien plus que ton âme.
L’homme qui sacrifie sa liberté au nom de la sécurité
jette de la terre sur le rêve humain.

Proverbe horcite

Cité Unifiée de NyLoPa

La première offensive des Ombres ne fut précédée d’aucun signe. Elle se produisit dans un quartier banal de NyLoPa, l’un de ces soirs paisibles que rien ne semblait devoir perturber.

Chroniques des Ombres, Pierre Bordage, 2013.

Chroniques des Ombres

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Premières lignes #272

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1

Ogui ouvre lentement les yeux. Tout est blanchâtre autour de lui. Une lumière l’éblouit. Il ferme les yeux et des rouvre. Ça lui coûte un peu. Il est rassuré, il sent qu’il est en vie. Son éblouissement et la difficulté physique qu’il éprouve à remuer les paupières en sont la preuve.
Il regarde le plafond et voit des plaques de plâtre et des tubes fluorescents bien alignés, tous allumés. Il doit s’agir  d’un hôpital, c’est  le seul endroit qui nécessite autant de lumière.
Il tente péniblement de tourner la tête. Il parvient à imprimer un mouvement de ses pupilles.
– Monsieur.

Le jardin, Hye-Young Pyun, 2016.

Le jardin

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Premières lignes #271

Salutations !
J’en parlais il y a peu ; la dernière fois que j’ai acheté des livres, j’ai demandé à ma meilleure amie de m’en choisir un. Il s’agit de La dame de Reykjavík et j’ai choisi de vous en partager les premières lignes aujourd’hui. Bonne lecture à vous !

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JOUR 1

1

– Comment m’avez-vous trouvée ? demanda la femme.
Sa voix tremblait. Son visage était livide.
L’inspectrice principale Hulda Hermannsdóttir sentit son intérêt redoubler. Rompue à ce petit jeu, elle s’attendait à susciter ce type de réactions – même quand les personnes qu’elle interrogeait n’avaient rien à se reprocher. Être passé au crible par la police est toujours intimidant, que ce soit au poste ou lors d’une conversation informelle comme celle qu’elles avaient en ce moment.
Elles étaient assises en face l’une de l’autre dans la petite salle de repos, juste à côté de la cantine du personnel de la maison de retraite de Reykjavík où la femme travaillait. La quarantaine, les cheveux coupés court, l’air fatigué… La visite imprévue de Hulda semblait la perturber. Bien sûr, son trouble ne prouvait rien, mais Hulda avait la sensation que la femme cachait quelque chose. Au fil des ans et des interrogatoires, elle avait fini par acquérir un certain talent pour sentir quand on essayait de la mener en bateau. Certains auraient parlé d’intuition, mais Hulda détestait ce mot, l’alibi commode des flics paresseux.
– Comment je vous ai trouvée ? répéta-t-elle calmement. Mais vous vouliez être trouvée, n’est-ce pas ?
Elle jouait sur les mots, mais c’était une façon comme une autre de lancer la conversation.
– Quoi ? Oui…
La femme avait posé sa main sur la table. Sa paume laissa une empreinte moite quand elle la ramena vers sa joue. En temps normal, Hulda se serait réjouie de repérer un tel signe. Peut-être le préambule à des aveux ? Mais elle n’éprouvait pas sa satisfaction habituelle. Elle reprit :
– Je voudrais vous poser quelques questions à propos d’un incident qui s’est déroulé la semaine dernière.

La dame de Reykjavík, Ragnar Jónasson, 2015.

La dame de Reykjavík

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Premières lignes #270

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Chapitre 1

– Tex, où es-tu ?
Pas de réponse. Bizarre. Tex répond toujours quand je l’appelle. Un bref miaulement qui veut dire : « Qu’est-ce que tu veux, Zoé ? » Enfin, je crois. Je ne parle pas vraiment le chat. Je le devine seulement.
J’ai couru dans la salle de bains. Maman se lavait les dents.
– Tu n’as pas vu Tex ?
Ma mère a émis un long « scrscructschhh » en me regardant d’un air désolée. Ce qui signifiait probablement « non » en langage dentifrice. Je me suis arrêtée devant les toilettes.
– Papa, Tex est avec toi ?
Un grognement négatif a traversé la porte. Inutile d’attendre qu’il en sorte pour avoir plu de précisions : mon père peut rester deux heures dans cette pièce minuscule. Il lit tout ce qu’il attrape : des magazines, des journaux, des prospectus, des catalogues et même des modes d’emploi !
Quand je suis revenue dans ma chambre, j’ai remarqué la fenêtre : elle était entrouverte. J’avais eu si chaud hier soir que j’avais oublié de la fermer pour la nuit. Maman est apparue sur le pas de la porte, les cheveux en pétard.
– J’ai l’impression que Tex est parti se balader sans toi, Zoé. Allez, dépêche-toi, tu vas être en retard à l’école !
De plus en plus bizarre. Tex ne met jamais les pattes dehors la nuit. Trop trouillard. D’habitude, il se lève avec moi le matin et m’attend pour sortir dans le jardin.

La sorcière des marais, Karine Guiton, 2021.

La sorcière des marais

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Premières lignes #269

Salutations !
Avec les premières lignes du jour, je vous propose de découvrir Dans ce monde ou dans l’autre, un roman jeunesse (dès 13 ans d’après la maison d’édition) qui aborde le sujet des dérives sectaires. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on plonge directement dans le bain. Je vous laisse découvrir cela…

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Elle avait perdu le compte des jours. Le ciel, qu’elle apercevait à travers une petite fenêtre équipée de barreaux, ne diffusait qu’une lumière fragile, vaincue chaque soir par l’obscurité puis les ténèbres. Dans son esprit, le temps s’était figé en une nuit permanente. Depuis quand était-elle en Purification, cloîtrée dans cette pièce exigüe ? Elle ne se souvenait pas. Seules les paroles prononcées par Néo avant son enfermement lui revenaient en mémoire, se répétant à l’infini tel un mantra : Le jeûne nourrira ton esprit, le dénuement renforcera ton corps, la solitude te ramènera vers les Justes.

Dans ce monde ou dans l’autre, Catherine Locandro, 2021.

Dans ce monde ou dans l’autre

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Premières lignes #268

Mes libraires sont merveilleuses. Cela fait une éternité que je veux lire Stone Butch Blues et voilà que j’apprends qu’il y a une traduction française, éditée au format papier. Je me dis que ce roman doit être assez confidentiel et que l’on ne doit le trouver que dans certaines librairies comme Violette & Co. Problème : ce n’est pas tout à fait la porte à côté et j’aime beaucoup la librairie près de chez moi, alors je décide d’y commander le livre. Nul besoin d’attendre : elles l’avaient en stock et me l’ont mis de côté. Décidément, je les aime !
Et donc c’est quoi, ce roman ? C’est l’histoire de Jess, une lesbienne butch ; une butch, c’est une femme qui se réapproprie les codes de la masculinité (en tout cas vestimentaires). Il y aurait plein de choses à dire mais cette introduction ne sert qu’à vous faire comprendre de quoi il est question quand il est question des « femmes comme [Jess] ». De toute façon, je serais bien incapable de vous résumer Stone Butch Blues car je ne l’ai pas encore lu mais, dites-moi ce que vous en pensez, j’ai l’impression qu’il est question de rupture dès le début du livre et que c’est compliqué de passer à autre chose, non ? En tout cas, j’ai hâte de m’y mettre !

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1

Chère Theresa,

Je suis allongée sur mon lit ce soir et tu me manques. J’ai les yeux tout gonflés. Des larmes chaudes coulent sur mon visage. Un violent orage éclate dehors, illuminé d’éclairs.
Ce soir, j’ai marché dans les rues. Je te cherchais dans chaque visage de femme, comme je l’ai fait chaque nuit de cet exil solitaire. J’ai peur de ne plus jamais voir tes yeux rieurs et moqueurs.
Tout à l’heure, j’ai pris un café à Greenwich Village avec une femme. Une amie commune nous a mises en contact, convaincue que nous aurions beaucoup à partager puisque nous faisions toutes les deux « de la politique ». Eh bien ! On a été au café et elle a causé de la politique démocrate, de colloques, de photo, de ses problèmes avec sa coopérative et de son opposition au plafonnement des loyers. Pas étonnant, Papa est un grand promoteur immobilier.
Pendant qu’elle parlait, je la regardais en me disant que j’étais une étrangère dans ses yeux de femme. Elle me regardait mais ne me voyait pas. Puis elle a fini par me dire combien elle haïssait cette société pour ce qu’elle faisait aux « femmes comme moi » qui se détestent tellement qu’elles se sentent obligées de ressembler à des mecs et de se comporter comme eux. Je me suis senti rougir, mon visage s’est un peu crispé et j’ai commencé à lui répondre, très calme et tranquille, que des femmes comme moi existaient depuis la nuit des temps, bien avant d’être opprimées. Puis je lui ai raconté comment les sociétés les respectaient. Alors elle s’est donné un air très intéressé – et puis il était temps d’y aller.

Stone Butch Blues, Leslie Feinberg, 1993.

Stone Butch Blues

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Premières lignes #267

Après une semaine sacrément chargée, j’ai enfin pu aller en librairie chercher une nouveauté que j’avais précommandé : L’empire d’écume d’Andrea Stewart. J’achète rarement des premiers tomes, ne sachant jamais dans quelle direction les suivants partiront, toutefois, en lisant la chronique d’Apophis, j’ai finalement cédé aux sirènes.

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Lin

Île Impériale

Mon père m’a dit que j’étais brisée.
Il n’a pas exprimé sa déception à voix haute quand j’ai répondu à sa question. Je l’ai vue à sa façon de plisser les yeux, de mordre ses joues déjà creuses, de baisser très légèrement la commissure gauche de ses lèvres en un mouvement presque imperceptible sous sa barbe.
C’est lui qui m’a appris à lire les pensées des gens sur leur visage. Il n’ignorait pas que je saurais interpréter son expression. Alors, entre nous, c’était comme s’il avait parlé haut et fort.
Sa question :
– Qui était ta plus proche amie d’enfance ?
Ma réponse :
– Je ne sais pas.
Je courais aussi vite qu’un vol de moineaux, je maniais l’albaque avec autant d’adresse que les meilleurs comptables de l’empire et je savais nommer toutes les îles connues dans le temps qu’il fallait pour laisser infuser du thé, mais je ne me rappelais rien de mon passé d’avant la maladie. J’avais parfois l’impression que je n’y arriverais jamais – que cette fille-là m’était perdue.
Le fauteuil de mon père grinça sous son poids, et il poussa un long soupir. Il tenait entre ses doigts une clé en laiton, dont il tapotait la table.
– Comment puis-je te confier mes secrets ? Comment veux-tu que je te confie mon empire si tu ne sais même pas qui tu es ?
Je savais qui j’étais. J’était Lin, la fille de l’empereur. Je hurlai ces mots dans ma tête mais je ne les prononçais pas. Contrairement à mon père, je dissimulai mes pensées derrière un visage impassible.

L’empire d’écume, tome 1 : La fille aux éclats d’os, Andrea Stewart, 2020.

L’empire d’écume, tome 1 : La fille aux éclats d’os

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Premières lignes #266

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir les premières lignes du deuxième tome du Sorceleur : L’épée de la providence. Aucun divulgachage, et pour cause : comme dans le premier livre, ce sont des nouvelles indépendantes les unes des autres en terme de linéarités, qui nous permettent simplement d’apprendre à mieux connaître Geralt de Riv.

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LES LIMITES DU POSSIBLE

I

– Il n’en sortira plus, je vous le dis, finit par lancer le grêlé en branlant du chef. Ça fait une heure et quart qu’il est entré. C’en est fini de lui.
Les bourgeois, pressés les uns contre les autres au milieu des ruines et des gravats, observaient en silence le trou noir béant de l’entrée du souterrain. Un gros homme vêtu d’une vareuse jaune se dandinait d’un pied sur l’autre en toussant. Il fit glisser de sa tête une toque toute fripée.
– Attendons encore un peu, dit-il en essuyant la sueur qui perlait de ses sourcils clairsemés.
– Attendre quoi ? mugit le grêlé. Là-bas, dans les oubliettes, se terre un basilic. L’auriez-vous oublié, burgrave ? Celui qui entre signe irrévocablement sa perte. Ils ne sont pas assez nombreux, ceux qui n’en sont pas revenus ? Qu’est-ce que nous attendons ?
– Nous nous sommes mis d’accord, murmura sans conviction le gros homme. N’est-ce pas ?
– C’est accord, nous l’avons conclu avec un vivant, bourgmestre, déclara le compagnon du grêlé, un géant ceint d’un tablier de boucher en cuir. Il est mort, aussi sûrement que le soleil brille dans le ciel. Il était évident dès le début qu’il courait à sa perte, tout comme les autres avant lui. Il n’a pris aucun miroir, seulement son épée. Et sans miroir, tout le monde le sait, il est impossible de tuer un basilic.

Sorceleur, tome 2 : L’épée de la providence, Andrzej Sapkowski, 1992.

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Sorceleur, intégrale

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Premières lignes #265

Salutations !
Je vous propose aujourd’hui de découvrir les premières lignes de Femmes, race et classe d’Angela Davis, un bon essai accessible et que je vous recommande.
Dans cette introduction, en un paragraphe, on sait déjà de quoi ça va parler (si on n’avait pas lu le titre) : les femmes noires, leur effacement des luttes, les oppressions qu’elles ont subit (et subissent toujours, par ailleurs – le livre est un peu daté mais pas tant que ça)… A lire !

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CHAPITRE1

L’HÉRITAGE DE L’ESCLAVAGE :
ÉLÉMENTS POUR UNE AUTRE APPROCHE
DE LA CONDITION DE FEMME

Lorsque Ulrich B. Phillips déclara en 1918 que l’esclavage dans les vieux États du Sud avait marqué les sauvages d’Afrique et leurs descendants américains du sceau illustre de la civilisation, cet éminent universitaire entama un débat interminable et passionné. Plusieurs dizaines d’années passèrent, le débat s’amplifia et les historiens se vantèrent tous d’avoir déchiffré l’énigme de cette « curieuse institution ». Parmi toutes les thèses académiques, on aurait cherché en vain une étude consacrée aux femmes esclaves. L’éternelle question du « libertinage des femmes noires » ou de leurs tendances « matriarcales » ne faisait qu’obscurcir leur condition au lieu de l’éclairer. Herbert Aptheker est l’un des rares historiens qui ait tenté de les comprendre en se basant sur des éléments plus réalistes.

Femmes, race et classe, Angela Davis, 1981.

Femmes, race et classe

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Premières lignes #264

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Préface

On rencontre parfois de bien étranges visiteurs… Des visiteurs qui ne nous ressemblent guère. Qui parfois nous font peur, parfois nous séduisent. Des visiteurs venus d’ailleurs. Mais quel ailleurs ? C’est souvent là que réside le mystère.
Lorsqu’il s’agit d’histoires fantastiques, l’existence même du visiteur, son origine, sa matérialité, laissent largement place au doute. Le héros a-t-il rêvé ? A-t-il été victime d’une hallucination ? L’auteur se garde bien de donner la solution. Au lecteur de conclure. Le Horla de Maupassant en est un bon exemple.
Mais dans les histoires de science-fiction, le visiteur est décrit comme existant vraiment. Le mystère porte plutôt sur ses origines, le danger potentiel qu’il représente, ses modes de vie. Et, très fréquemment, ce type de texte pose le problème du droit à la différence, du racisme, sous une forme romancée.
La plupart des textes rassemblés dans cette anthologie appartiennent au domaine de la science-fiction.

D’étranges visiteurs, Collectif, 1991.

D’étranges visiteurs

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