La matrice de la race – Généalogie sexuelle et coloniale de la Nation française

La matrice de la race – Généalogie sexuelle et coloniale de la Nation française

Quatrième de couverture :

La race a une histoire, qui renvoie à l’histoire de la différence sexuelle. Au XVIIe siècle, les discours médicaux affligent le corps des femmes de mille maux : « suffocation de la matrice » « hystérie », « fureur utérine », etc. La conception du corps des femmes comme un corps malade justifie efficacement l’inégalité des sexes. Le sain et le malsain fonctionnent comme des catégories de pouvoir. Aux Amériques, les premiers naturalistes prennent alors modèle sur la différence sexuelle pour élaborer le concept de « race » : les Indiens Caraïbes ou les esclaves déportés seraient des populations au tempérament pathogène, efféminé et faible.
Ce sont ces articulations entre le genre, la sexualité et la race, et son rôle central dans la formation de la Nation française moderne qu’analyse Elsa Dorlin, au croisement de la philosophie politique, de l’histoire de la médecine et des études sur le genre. L’auteure montre comment on est passé de la définition d’un « tempérament de sexe » à celle d’un « tempérament de race ». La Nation prend littéralement corps dans le modèle féminin de la « mère », blanche, saine et maternelle, opposée aux figures d’une féminité « dégénérée » ? la sorcière, la vaporeuse, la vivandière hommasse, la nymphomane, la tribade et l’esclave africaine. Il apparaît ainsi que le sexe et la race participent d’une même matrice au moment où la Nation française s’engage dans l’esclavage et la colonisation.
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Les 300 plus belles fautes… à ne pas faire

Quatrième de couverture :

300 mots ou expressions fautives, agaçantes ou sources de confusion en 14 chapitres : S’exprimer, Penser, Mesurer le temps, Vivre, Savoir-vivre, Paraître, Soigner, Manger, Commercer, Travailler, Se divertir, Voyager, Politiquailler, Croire.
« Atteint par la limite d’âge » 
A l’Elysée, le général de Gaulle présidait avec majesté le conseil des ministres. Lors d’une séance mémorable, il entendit le ministre de la Défense annoncer : « L’amiral X atteint par la limite d’âge est remplacé par le contre-amiral Y. » En ces temps heureux où les chefs de l’Etat se souciaient du bon usage du français, le Grand Charles l’interrompit et lui dit : « La limite d’âge n’atteint personne ! » Réplique justifiée. L’expression est, en effet, illogique. Car on atteint la limite d’âge… et on ne peut rien contre ça.

L’anarchie expliquée à mon père

L’anarchie expliquée à mon père

Quatrième de couverture :

Qu’est-ce que l’anarchie et que veulent les anarchistes ? Un humaniste curieux et désireux de comprendre interroge son fils, un militant anarchiste qui s’est penché sur le sujet.
Au fil de leur dialogue, les deux hommes remontent aux racines des notions d’anarchie et de démocratie. Ils évoquent certaines figures de l’anarchisme et les différents courants de ce mouvement révolutionnaire, tout en illustrant leurs propos d’exemples tirés du monde d’aujourd’hui. Ensemble, ils analysent la critique anarchiste des grands systèmes de domination – l’État, la religion, le patriarcat, le capitalisme et le racisme – et offrent ainsi une initiation vivante et originale à l’anarchie.

Libérées ! Le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale

Libérées ! Le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale

Quatrième de couverture :

 « Un jour, je me suis demandée  : pourquoi est-ce moi qui ramasse les affaires qui traînent  ? Je n’ai trouvé qu’une seule réponse. Parce que je suis une femme qui vit avec un homme et deux enfants et que, conséquemment, les corvées, c’est pour ma gueule.
Être une femme, ce n’est pas seulement l’idéal de minceur et de cheveux qui brillent, c’est le souci permanent des autres et du foyer, c’est être sans cesse ramenée à la saleté, aux taches, à la morve.  L’égalité serait déjà là, mais les femmes conservent la conviction intérieure qu’elles doivent s’occuper de tout et tout le monde, et d’elles en dernier, s’il reste cinq minutes à la fin de leur triple journée.
Cette féminisation de la sphère privée implique une autre conséquence  : l’espace public est toujours masculin. Peut-on se dire égaux quand la moitié de la population adapte ses vêtements en fonction des transports et fait attention à ne pas être seule la nuit dans la rue  ? Et si le combat féministe devait encore et toujours se jouer dans la vie quotidienne de chacune et chacun, chez soi, dans sa propre maison, devant le panier de linge sale  ? »

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Injuriez-vous ! Du bon usage de l’insulte

Injuriez-vous ! Du bon usage de l’insulte

Quatrième de couverture :

« Fils de pute », « nique ta mère », « sale chien », « connasse », « pédé » : pourquoi insulte-t-on ? Dans quels cas les injures sont-elles efficaces ? Comment peuvent-elles aussi rater leur cible et se retourner contre celui qui les profère ?
Injurier, c’est chercher à humilier. Ce livre pourrait certes nous apprendre à « bien injurier », mais il pourrait aussi nous aider à résister à la violence des mots. Celui qui veut injurier efficacement doit se faire apprenti sociologue ! Car les injures renferment des mystères plus profonds qu’il n’y paraît à première vue. Elles tendent à nous assigner un rôle, à nous définir. Elles recèlent un réel pouvoir magique : celui qui est nommé peut se reconnaître, et trouver ainsi une nouvelle manière d’exister et… de se révolter.
Ce livre explore une variété d’injures et d’insultes courantes aujourd’hui. A chaque fois, il en reconstitue le contexte et le sens. Il propose ainsi un parcours amusant, plein de péripéties et d’aventures dans un monde pas toujours reluisant qui est pourtant le nôtre. C’est aussi un livre d’espoir pour un avenir meilleur.

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« Femme, réveille-toi! ». Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne et autres récits

« Femme, réveille-toi! ». Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne

Quatrième de couverture :

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Nous sommes tous des féministes

Nous sommes tous des féministes

Quatrième de couverture :

« Partout dans le monde, la question du genre est cruciale. Alors j’aimerais aujourd’hui que nous nous mettions à rêver à un monde différent et à le préparer. Un monde plus équitable. Un monde où les hommes et les femmes seront plus heureux et plus honnêtes envers eux-mêmes. Et voici le point de départ : nous devons élever nos filles autrement. Nous devons élever nos fils autrement. »

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Le Roland-Barthes sans peine

Le Roland-Barthes sans peine

Quatrième de couverture :

Un des ouvrages les plus pretigieux du grand Roland-Barthes disparu en 1980 et qui aurait eu cent ans en 2015 est sans conteste « Le Degré zéro de l’écriture ».
Il y développait une savante théorie linguistique difficilement accessible aux non-initiés, parmi lesquels deux journalistes pétris d’humour, Michel-Antoire Burnier et Patrick Rambaud.

Ils s’en donnèrent à cœur joie en 1978 en «dézinguant» le sabir du maître à travers un dictionnaire «franco-Barthes» aussi iconoclaste que réjouissant, censé aider à décrypter, entre autres belles énigmes, «Quelle stipulation verouille et agence l’économie de la pragma comme l’occultation de notre ek-sistance ?» ou encore «Une opposition signifiante peut-elle être neutralisée par le degré zéro ?»

Vastes débats que la présente réédition permettra de remettre à l’ordre du jour pour le plus grand bonheur de tous les admirateurs de Barthes, si tant est qu’ils aient de l’humour… et qu’ils ne considèrent pas ce pamphlet comme une marque d’irrespect mais au contraire comme un hommage innatendu.

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