Broderies en Bretagne

Broderies en Bretagne

Après vous avoir présenté la Galerie armoricaine et Les costumes bretons, c’est enfin au tour de Broderies en Bretagne, un bel ouvrage qui vient conclure cette semaine autour du patrimoine vestimentaire breton. Ici, nous entrons dans le détail, dans ce qui fait l’une des renommées de la Basse Bretagne, à savoir, comme l’indique le nom du livre, la broderie. Quel est l’histoire de cet art ? Qui ornait ainsi ses vêtements ? Quels étaient les différents motifs et où les portait-on ? Ce livre répond à toutes ces questions, et bien plus encore.

Résumé de l’éditeur :

Dans ce premier volet sur la broderie, les auteures, spécialistes s’il en est de ce vaste sujet, s’intéressent à la broderie sur tissu : châles, tabliers, gilets, etc…
Elles listent les points, les couleurs, les motifs les plus utilisés par terroir, en racontant l’histoire, l’usage et l’évolution. Enfin, toujours dans une démarche pédagogique, elles communiquent leur savoir-faire et leur expérience, avec patrons à l’appui à réaliser chez soi, pour des usages traditionnels ou des déclinaisons plus actuelles en couture et en décoration.

Tous les points expliqués, 13 modèles à reproduire.

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La Poudre – entretiens par Lauren Bastide, tome 1 : Ecrivain·es & Musiciennes

La Poudre, tome 1 : Ecrivain·es et musiciennes

Résumé de l’éditeur :

« J’ai conçu La Poudre en 2016 pour faire place aux voix des femmes. Pour déverser dans l’espace médiatique des kilomètres de leurs récits. Pour compenser l’invisibilité dans laquelle nos vécus sont plongés et lutter contre leur silenciation. Quatre ans plus tard, ces entretiens racontent ce grand tournant dans l’histoire des droits des femmes et des minorités raciales et sexuelles que nous sommes en train de vivre, et contribuent à l’archivage des noms et des accomplissements de ce·lles·ux qui façonnent ce siècle. J’espère que vous consulterez souvent ce livre et que vous le transmettrez aux générations à venir, au cas où… »

L.B.


Entretiens avec les écrivain·es et les musiciennes :
Alice Zeniter, Aloïse Sauvage, Aurélie Saada, Camille,
Chloé Delaume, Chris, Clara Luciani, Dali Misha Touré,
Delphine Horvilleur, Faïza Guène, HollySiz, Imany, Inna Modja,
Jeanne Added, Jeanne Cherhal, Juliette Armanet, Leïla Slimani,
Lolita Pille, Maggie Nelson, Mélissa Laveaux, Mona Chollet,
Niviaq Korneliussen, Paul B. Preciado, Pénélope Bagieu, Yseult.
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Classer, dominer – qui sont les « autres » ?

Classer, dominer – Qui sont les « autres » ?

Quatrième de couverture :

L’idéologie dominante nous enjoint de tolérer l’Autre. Il est question dans ce livre de divers Autres, de groupes opprimés et stigmatisés, les femmes, les homos, les Arabes, les Noirs… Leurs modes d’oppression ont un point commun : leur statut inférieur s’explique par leur altérité. S’ils sont là où ils sont – en bas – c’est parce qu’ils sont différents. L’injonction humaniste à les tolérer émane des Uns, ceux qui ont le pouvoir de les nommer, de classer, d’envoyer des groupes entiers dans une catégorie idéologique et matérielle, celle qui englobe tous les Autres. La révolte des Autres est tenue pour une menace contre l’universel des Uns – les hommes blancs hétérosexuels – prétendent incarner, en fondant par là leur pouvoir : l’opprimé n’est tolérable que s’il sait se montrer discret.
Parité, combats des féministes et des homosexuels, Afghanistan, Guantanamo, loi sur le voile, Indigènes dans la société postcoloniale : autant de marqueurs de la domination, que ce livre décrypte à rebrousse-poil des interprétations convenues.

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La querelle des femmes, ou « N’en parlons plus »

La querelle des femmes, ou « n’en parlons plus »

Quatrième de couverture :

« La querelle du féminisme a fait couler assez d’encre,
à présent elle est à peu près close :
n’en parlons plus »…

… écrit Simone de Beauvoir en ouverture du Deuxième sexe, pour rapporter le sentiment d’irritation qui prévaut autour d’elle en 1949, quatre ans après que les Françaises soient devenues citoyennes. « On en parle encore, cependant », ajoute-t-elle tout de suite après. D’où le pavé qu’elle lance dans la mare, car l’égalité est loin d’être accomplie et toutes sortes de stratégies sont mises en place pour qu’elle ne le soit pas de sitôt.
L’effacement de l’histoire en fait partie, en particulier s’agissant de la très longue bataille pour ou contre l’asservissement des femmes. Née au XIIIe siècle, avec la création des premières universités, elle a donné lieu, en Occident, à la production de moult règlements, lois, constitutions, codes – et de milliers de textes explicitant les positions des uns et des autres.
Plus qu’une histoire de cette polémique, ce livre propose une réflexion sur la manière dont elle a été occultée depuis n’est plus possible de soutenir ouvertement que les femmes sont inférieures aux hommes. Et sur l’urgence qu’il y a à retrouver cette histoire, à en identifier les acteurs et les actrices, à comprendre ce qui les mobilisait… à cesser de croire que le progrès marche tout seul et que le féminisme est né au XIXe siècle.

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L’identité masculine en crise au tournant du siècle

L’identité masculine en crise au tournant du siècle

Quatrième de couverture :

1871-1914, avec le choc du conflit franco-allemand et le surgissement de mouvements d’émancipation féminine. Les hommes vont s’exprimer : une pluie de romans et d’essais va tenter de dire la norme, de restreindre l’avancée féminine sur la scène politique et sociale. Derrière les mots se découvre non pas le visage des femmes, mais une identité masculine en crise, une interrogation souffrante et obsessionnelle sur la place du masculin dans le monde. La masculinité a une histoire. Il fallait en tracer les contours pour mieux comprendre les enjeux passés et présents de la confrontation entre les hommes et les femmes.

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Les dessous lesbiens de la chanson

Les dessous lesbiens de la chanson

Quatrième de couverture :

Selon les époques, l’homosexualité féminine fut tour à tour ou simultanément frappée d’opprobre, niée, invisibilisée. Mais clandestine ou pas, à mots couverts ou crus, cette réalité a trouvé pour se dire la voie de la chanson. Et de Suzy Solidor à Chris en passant par Barbara, Brigitte Fontaine, Marie Paule Belle, Juliette Armanet et bien d’autres encore, jusque dans le Club Dorothée, nombreuses sont les voix féminines à l’avoir chantée sur tous les tons.

Rendant à Sappho ce qui est à Sappho, Léa Lootgieter et Pauline Paris retracent dans ce livre l’histoire de 40 titres mis en musique de 1920 à nos jours. Oubliés pour certains, mondialement connus pour d’autres, ils ont tous en commun de délicieux sous-entendus lesbiens. Elles nous en révèlent les dessous au fil des pages, avec la complicité de Julie Feydel, qui signe les illustrations, et les regards aiguisés de 41 témoins contemporains venus éclairer l’origine de ces chansons, leurs parcours de vie dans les cabarets ou dans les clips, leur réception par la critique et le public… qui ne sait pas toujours ce qu’il fredonne.

Se défendre – Une philosophie de la violence

Se défendre – Une philosophie de la violence

Quatrième de couverture :

En 1685, le Code noir défendait « aux esclaves de porter aucune arme offensive ni de gros bâtons » sous peine de fouet. Au XIXe siècle, en Algérie, l’État colonial interdisait les armes aux indigènes, tout en accordant aux colons le droit de s’armer. Aujourd’hui, certaines vies comptent si peu que l’on peut tirer dans le dos d’un adolescent noir au prétexte qu’il était « menaçant ».
Une ligne de partage oppose historiquement les corps « dignes d’être défendus » à ceux qui, désarmés ou rendus indéfendables, sont laissés sans défense. Ce « désarmement » organisé des subalternes pose directement, pour tout élan de libération, la question du recours à la violence pour sa propre défense.
Des résistances esclaves au ju-jitsu des suffragistes, de l’insurrection du ghetto de Varsovie aux Black Panthers ou aux patrouilles queer, Elsa Dorlin retrace une généalogie de l’autodéfense politique. Sous l’histoire officielle de la légitime défense affleurent des « éthiques martiales de soi », pratiques ensevelies où le fait de se défendre en attaquant apparaît comme la condition de possibilité de sa survie comme de son devenir politique. Cette histoire de la violence éclaire la définition même de la subjectivité moderne, telle qu’elle est pensée dans et par les politiques de sécurité contemporaines, et implique une relecture critique de la philosophie politique, où Hobbes et Locke côtoient Frantz Fanon, Michel Foucault, Malcolm X, June Jordan ou Judith Butler.

Sex friends – Comment (bien) rater sa vie amoureuse à l’ère numérique

Sex friends – Comment (bien) rater sa vie amoureuse à l’ère numérique

Quatrième de couverture :

Sites ou applications de rencontres représentent plus qu’un simple outil qui permettrait de chasser le prince charmant ou de jouer les don Juan. En hameçonnant les utilisateurs par la promesse d’une abondance sexuelle et amoureuse, ces interfaces nous confrontent à la réalité de nos propres frustrations. De ce désert sentimental que traverse toute une génération de célibataires émerge une nouvelle figure : le « sex friend ». Ni amoureux fou ni calculateur froid, le sex friend a compris que la sexualité déborde aussi bien les codes de la grande histoire d’amour que les lois d’un prétendu « marché de la drague ».
Au carrefour de la philosophie, des manuels de développement personnel, des séries et comédies romantiques, Richard Mèmeteau propose une réflexion originale sur l’éthique sexuelle contemporaine. La drague numérique invite en effet à une prise de conscience écologique plus large. Notre corps est pris dans un réseau de corps avec lesquels nous échangeons en toute inconscience jusqu’au premier contact avec la maladie. Nos fluides lient ensemble nos ex, nos plans cul, nos réguliers et nos véritables partenaires amoureux. C’est à l’échelle de ces écosystèmes sexuels qu’il faut penser une responsabilité et une confiance permettant de défaire l’imbrication du sexe et de la domination.

Un féminisme décolonial

Un féminisme décolonial

Quatrième de couverture :

Dans le débat public, être décolonial est une infamie. Dans les universités, dans les partis de gauche et d’extrême gauche, les syndicats, les associations féministes, partout on traque une « pensée décoloniale » infiltrée et funeste pour le vivre-ensemble.
Dans ce livre, Françoise Vergès élucide l’objet du scandale. Le féminisme décolonial révèle les impensés de la bonne conscience blanche ; il se situe du point de vue des femmes racisées : celles qui, travailleuses domestiques, nettoient le monde ; il dénonce un capitalisme foncièrement racial et patriarcal.
Ces pages incisives proposent un autre récit du féminisme et posent toutes les questions qui fâchent : quelles alliances avec les femmes blanches ? Quelle solidarité avec les hommes racisés ? Quelles sont les première vie menacées par le capitalisme racial ? Pourquoi les néofascismes s’attaquent-ils aux femmes racisées ?
Ce livre est une invitation à renouer avec la puissance utopique du féminisme, c’est-à-dire avec un imaginaire à même de porter une transformation radicale de la société.

La pensée straight

La pensée straight

Quatrième de couverture :

En 1978, Monique Wittig clôt sa conférence sur « La Pensée straight » par ces mots : « Les lesbiennes ne sont pas des femmes. » L’onde de choc provoquée par cet énoncé n’en finit pas de se faire ressentir, aujourd’hui encore, dans la théorie féministe et au-delà. En analysant l’aspect fondateur de la « naturalité » supposée de l’hétérosexualité au sein de nos structures de pensées, que ce soit par exemple dans l’anthropologie structurale ou la psychanalyse, Monique Wittig met au jour le fait que l’hétérosexualité n’est ni naturelle, ni un donné : l’hétérosexualité est un régime politique. Il importe donc, pour instaurer la lutte des « classes », de dépasser les catégories « hommes »/« femmes », catégories normatives et aliénantes. Dans ces conditions, le fait d’être lesbienne, c’est-à-dire hors-la-loi de la structure hétérosexuelle, aussi bien sociale que conceptuelle, est comme une brèche, une fissure permettant enfin de penser ce qui est « toujours déjà là ».

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