Deux amantes au Caméléon

Deux amantes au Caméléon

Quatrième de couverture :

Gabor Tsenyi aurait-il pu prévoir qu’il photographierait un jour l’une des personnalités les plus fascinantes et terrifiantes du XXe siècle ?
Fraîchement arrivé de sa Hongrie natale dans le Paris des années vingt, il fait de la ville sa muse, traquant ses ombres et ses protagonistes nocturnes. Sa curiosité pour les marges le conduit sans surprise au Caméléon, club d’initiés et de travestis où se croise le Tout-Paris, de la baronne Lily de Rossignol, mondaine et mécène à ses heures, au sarcastique écrivain américain Lionel Maine.
C’est en ce lieu mythique des Années folles qu’il rencontre Louisiane Villars. Ancienne prodige sportive devenue danseuse, Lou est désormais l’amante scandaleuse de la meneuse de revue. Mais alors que l’exubérance de l’époque commence à pâlir sous la montée des extrêmes, un désir d’amour et de reconnaissance entraîne la jeune femme au physique d’homme dans une voie bien plus dangereuse encore.
En réinventant les vies de Brassaï et des personnalités marquantes de l’époque, Francine Prose restitue de manière saisissante les bouleversements sociaux, les troubles politiques et les questionnements artistiques de ces années. Plus encore, elle interroge la difficulté de situer la vérité historique et de porter un jugement moral sur ses acteurs.

Courts retours #42

Salutations, les lecturovores !
Bon, dans le dernier « Courts retours », il y avait eu de sacrées déceptions. Ce coup-ci, c’est 100% que du bon – et je dirais même plus : que du super chouette !
Au programme, la merveilleuse BD La tapisserie du Dragon-thé de Kay O’Neill (fantasy et douceur, on aime !), le dernier tome des Sorcières de la fin du monde de Kujira (sorcières, apocalypse et amour, le récit ne chôme pas) et Magic Friends, tome 2 : Double trouble de Kristen Gudsnuk (des super pouvoirs, la vie de collégienne et l’amitié). On a de quoi faire, alors c’est parti !

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C’est lundi, que lisez-vous ? #302

C’est lundi, que lisez-vous ? est un rendez-vous organisé par Millina, qui a désormais repris le flambeau.

Ce que j’ai lu la semaine passée

J’ai terminé Les luttes des putes et je l’ai chroniqué dans la foulée (vu mon retard, c’est presque un exploit). Je suis retournée au cimetière du Père-Lachaise et j’ai donc poursuivi ma lecture de Mère Lachaise. Legends & Latte est en VO sinon je l’aurais déjà fini ! Mais bon, il ne me reste que quelques pages, et ensuite je passerai à un autre roman de SFFF. Quant à La République du Crâne, c’était super, je recommande à fond cette BD !

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Premières lignes #324

Un peu de piraterie, ça vous dit ?
Aujourd’hui, je vous invite à découvrir les premières lignes de l’introduction de la bande dessinée La République du Crâne. Terminée hier, elle m’a beaucoup plu. En lisant ces quelques paragraphes, l’on comprend tout de suite une chose : ici, pas drôles de pirates, pas de monstrueux pirates… juste des hommes en quête de liberté.
Bonne lecture à vous.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

 

Après dix années d’existence faste, de 1716 à 1726, les pirates du XVIIIe siècle ont été exterminés, moralement et physiquement. Il ne reste plus d’eux que des légendes plus ou moins noires de romans d’aventures.
À leur époque, la bonne société, le clergé et la presse les ont condamnés , salis ; les marines militaires et les gouvernements les ont traqués, capturés, jugés puis pendus. Étaient-ils pourtant les démons braillards, sanguinaires et amoraux décrits par les journaux de leur temps ?
En réalité, ils étaient surtout, pour la plupart, issus des couches les plus pauvres et les plus fragiles de la société. Et ils exerçaient le métier le plus difficile et le plus terrible qui soit alors : marin.
Le métier âpre du marin, véritable forçat de la mer, s’inscrivait profondément dans les chairs et dans les os. Les capitaines marchands avaient droit de vie et de mort sur leur équipage et certains n’hésitaient pas à faire valoir ce « bon droit » avec la plus extrême sévérité.
Ainsi, les pirates se décrivaient plus volontiers comme des « honnêtes hommes », avides de revanche certes, mais aussi de justice : une justice à opposer à ces capitaines criminels et une revanche à prendre sur cette société qui leur avait pris leur dignité.

La République du Crâne, Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat, 2022.

La République du Crâne

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

Les enfants des sables mouvants

Les enfants des sables mouvants

Quatrième de couverture :

« Tu dois me promettre de ne pas t’approcher du lac, ni de la forêt. Si c’est défendu d’y aller, c’est qu’il y a une raison. Beaucoup s’y sont aventurés sans jamais revenir. »

Alors qu’elle a grandi à Lagos, au Nigeria, Simi est envoyée chez sa grand-mère dans un petit village où règnent les superstitions. Mais le plus étrange, c’est peut-être sa grand-mère elle-même, avec ses airs de sorcière et les remèdes à base de plantes qu’elle distribue à tout le village. Est-ce à cause de cela que la mère de Simi refuse de la voir ? Ou y a-t-il derrière ce silence un secret plus sombre ?

Soul Keeper, tomes 1 et 2

Résumé de l’éditeur :

Riyon est le fantôme d’une jeune rebelle. Elle est censée suivre des cours pour bonifier son âme en vue de sa prochaine réincarnation, mais préfère passer ses journées à jouer à Othello. Le précepteur en chef de l’au-delà lui ordonne de devenir l’esprit protecteur d’une personne de son choix.

Les luttes des putes

Les luttes des putes

Résumé de l’éditeur :

Pénaliser, abolir, verbaliser, réprimer : tel est le bruit de fond commun aux discours sur « les putes », qu’ils émanent de députés, de féministes ou de maniaques de l’ordre moral et urbain. À contre-courant, ce livre défend l’idée de travail du sexe, idée scandaleuse entre toutes car elle implique une alliance entre le combat féministe, le combat ouvrier et celui des pauvres et des exclus. Se fondant sur son savoir historique et sur son expérience personnelle, Schaffauser dénonce les violences, décrypte les sollicitudes hypocrites et raconte l’histoire des luttes, en particulier la création du STRASS, (Syndicat du travail sexuel) et ses rapports souvent conflictuels avec une « extrême gauche » confite dans la vertu.

Un livre décapant et éclairant sur un sujet qu’il plus possible d’éviter aujourd’hui.

The Boy, the Mole, the Fox and the Horse

The Boy, the Mole, the Fox and the Horse

Résumé de l’éditeur français :

« La haine fait beaucoup de bruit, mais il y a dans ce monde plus d’amour qu’on imagine. » Charlie Mackesy

Cette fable universelle et bienfaisante s’adresse à toutes les générations.
Elle raconte une histoire d’amitié entre un enfant, une taupe gourmande et pleine de vie, un renard que les épreuves ont rendu méfiant et un cheval sage et serein.
Tous les quatre explorent le vaste monde. Ils se posent des questions. Ils traversent des tempêtes. Ils apprennent à s’aimer.

Cette ode à l’innocence et à la bienveillance transmet des leçons de vie qui ont touché le cœur de plus d’un million de lecteurs.

C’est lundi, que lisez-vous ? #301

C’est lundi, que lisez-vous ? est un rendez-vous organisé par Millina, qui a désormais repris le flambeau.

Ce que j’ai lu la semaine passée

J’ai terminé Deux amantes au Caméléon et j’ai enfin pris le temps de lire le deuxième tome de Magic Friends ! J’ai commencé trois autres livres ; en ce qui concerne Mère Lachaise, je le mets en pause jusqu’à ma prochaine visite du cimetière car j’ai apprécié me promener, hier, avec le livre sous le bras et errer à la recherche des tombes des femmes que Camille Paix nous propose de (re)découvrir.

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Premières lignes #323

Salutations !
Je ne sais pas si vous connaissez le compte Instagram Mère Lachaise ? Je le suis depuis sa création en 2019 et je n’ai pas manqué la sortie du livre éponyme. Enfin, il a rejoint ma bibliothèque et, si la météo le permet, je m’en vais aujourd’hui même parcourir quelques allées du cimetière du Père-Lachaise en compagnie dudit bouquin. Notons au passage le beau travail d’édition, quoique ce ne soit pas là le sujet de cet article ; nous sommes dimanche, place aux Premières lignes ! Il s’agit du début de l’introduction, pour savoir d’où est née « Mère Lachaise ».
Bon dimanche à vous.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

 

Introduction

En m’installant à Paris, j’ai eu un coup de foudre pour les morts. Plus exactement pour ceux du Père-Lachaise, si dignes derrière leurs vieilles pierres, côtoyant perruches, corneilles et arbres centenaires. J’ai refait cent fois le même chemin, celui menant à la tombe d’Éluard avant de me demander pour la première fois où était donc Nusch, l’amoureuse dont il chantait la dernière demeure dans Ma Morte vivante : « Et l’avenir mon seul espoir c’est mon tombeau / Pareil au tien, cerné d’un monde indifférent ». Dans le carré communiste, les mots d’amour, les graviers blancs et les arbustes taillés parfaitement sur sa tombe faisaient mentir le poète : autour de lui, le monde n’avait rien d’indifférent. La tombe blanche et confidentielle de Nusch, plus haut dans le cimetière, a été pour moi un déclic : comment avais-je pu passer autant de temps dans ce cimetière des grands hommes sans me demander où étaient les femmes ? Alors j’ai commencé à les collectionner, les mortes, et elles se sont mises à prendre beaucoup de place dans ma vie, dans mon apprentissage et ma culture. J’ai fouillé dans leur passé timidement d’abord, avec l’impression de les déranger dans leur repos, et puis, peu à peu, je les ai laissées me guider.

Mère Lachaise – 100 portrait pour déterrer le matrimoine funéraire, Camille Paix, 2022.

Mère Lachaise – 100 portrait pour déterrer le matrimoine funéraire

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