C’est lundi, que lisez-vous ? #209

C’est lundi, que lisez-vous ? est un rendez-vous organisé par I Believe in Pixie Dust.

Ce que j’ai lu la semaine passée

Grosse semaine car j’ai terminé Millenium 3 (il me restait pas mal de pages…) et Les planches courbes, recueil de poésie sympathique à lire, qui change bien les idées. J’ai continué ensuite avec des lectures légères : le tome 2 de Sentaï School, que j’ai préféré au premier, et Super espions, tome 2 : Mission Odette (que j’ai lu en moins de vingt-quatre heures). Plusieurs lectures me tentaient mais, en découvrant le thème de septembre pour le Hold My SFFF Challenge, je me suis jetée sur Docteur Sleep qui est donc tout juste entamé.

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Premières lignes #231

Salutations !
J’ai commencé à regarder Cursed sur Netflix et j’ai donc eu envie de découvrir les premières lignes du roman éponyme. Je les partage donc avec vous.
J’étais bien emballée lorsqu’il est sortie mais je pense finalement me contenter tout simplement de la série. Je ne sais pas à quel point celle-ci est fidèle mais elle me suffit – pour l’instant en tout cas. Et vous, vous avez regardé ou lu Cursed ? Qu’en avez-vous pensé ?

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

 

Chapitre 1

Cachée dans une botte de foin, le regard brouillé par les larmes, Nimue trouvait que le père Carden ressemblait presque à un esprit de lumière. Il se tenait dos au soleil, nimbé de ses rayons aveuglants et les bras tendus vers le ciel, si bien qu’il semblait flotter parmi les nuages. Sa voix s’éleva avec des trémolos par-dessus le bêlement affolé des chèvres, le fracas du bois brisé, les hurlements des enfants et les supplications de leurs mères.
— Dieu est amour. Un amour purificateur, un amour sanctificateur, un amour qui nous unit.
Ses yeux bleu pâle survolèrent la petite assemblée pathétique et gémissante qui se tenait prostrée dans la boue à ses pieds, cernée de moines en robe rouge.
— Dieu nous observe, poursuivit-il. Et aujourd’hui, Il sourit. Parce que nous avons accompli Son œuvre. Son amour nous a purifiés. Nous avons cautérisé la chair putréfiée !
Des braises tourbillonnaient dans la fumée qui s’élevait tout autour de lui. Sa bouche était luisante d’écume.
— Nous avons repoussé la corruption du démonisme, chassé les esprits sombres de cette terre. Oui, Dieu sourit, aujourd’hui !
Carden abaissa les bras. Ses lourdes manches retombèrent comme des rideaux, révélant la trentaine de croix enflammées sur la petite colline derrière lui. C’est à peine si l’on distinguait les corps des suppliciés dans l’épaisse fumée noire du bûcher.
Biette, une robuste petite villageoise mère de quatre enfants, se redressa telle une ourse blessée et avança péniblement à genoux vers le prêtre, mais l’un des moines tonsurés lui assena un coup de botte entre les épaules pour lui écraser le visage contre terre. La pauvre se retrouva impuissante, à grogner dans la boue.
Les oreilles de Nimue s’étaient mises à siffler dès qu’elle avait franchi l’entrée du village sur le dos de sa jument, Crépuscule, en compagnie de son amie Pym. Elles avaient tout de suite vu le premier cadavre en travers de la route. Il leur avait semblé reconnaître Mikkel, le fils du tanneur (celui qui cultivait les orchidées pour les rituels de mai), mais son crâne avait été défoncé par un objet lourd. Les deux adolescentes n’avaient guère eu le temps de s’attarder : le village était déjà en feu et les Paladins Rouges grouillaient de partout, les mouvements de leurs longues robes rouges semblables à la danse des flammes. Au sommet de la butte, une demi-douzaine de Sages du village brûlaient déjà sur des croix de fortune. Les hurlements de Pym lui parvenaient de très loin. Nimue était pétrifiée, incapable de penser. Où qu’elle regarde, les gens suffoquaient dans la boue ou étaient traînés de force hors de leurs huttes. Deux paladins tiraient la vieille Betsy par les bras et les cheveux à travers l’enclos où elle gardait ses oies. Les bêtes affolées s’éparpillaient en caquetant, ce qui ne faisait qu’ajouter au chaos ambiant. Très vite, les deux amies s’étaient perdues de vue et l’adolescente avait couru se réfugier dans le tas de foin, où elle n’osait presque plus respirer.

Cursed – La rebelle, Frank Miller et Thomas Wheeler, 2019.

Cursed – La rebelle

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

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La querelle des femmes, ou « N’en parlons plus »

La querelle des femmes, ou « n’en parlons plus »

Quatrième de couverture :

« La querelle du féminisme a fait couler assez d’encre,
à présent elle est à peu près close :
n’en parlons plus »…

… écrit Simone de Beauvoir en ouverture du Deuxième sexe, pour rapporter le sentiment d’irritation qui prévaut autour d’elle en 1949, quatre ans après que les Françaises soient devenues citoyennes. « On en parle encore, cependant », ajoute-t-elle tout de suite après. D’où le pavé qu’elle lance dans la mare, car l’égalité est loin d’être accomplie et toutes sortes de stratégies sont mises en place pour qu’elle ne le soit pas de sitôt.
L’effacement de l’histoire en fait partie, en particulier s’agissant de la très longue bataille pour ou contre l’asservissement des femmes. Née au XIIIe siècle, avec la création des premières universités, elle a donné lieu, en Occident, à la production de moult règlements, lois, constitutions, codes – et de milliers de textes explicitant les positions des uns et des autres.
Plus qu’une histoire de cette polémique, ce livre propose une réflexion sur la manière dont elle a été occultée depuis n’est plus possible de soutenir ouvertement que les femmes sont inférieures aux hommes. Et sur l’urgence qu’il y a à retrouver cette histoire, à en identifier les acteurs et les actrices, à comprendre ce qui les mobilisait… à cesser de croire que le progrès marche tout seul et que le féminisme est né au XIXe siècle.

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[TAG] A comme Août

Salutations, cher·es lecturovores !
Cette fois, Marie du blog Muffins and Books s’est lancée dans la création d’une série de tags. Le but ? Un mois, un tag, et chaque question proposera un adjectif commençant par la première lettre du mois en question. Ainsi, pour ce mois d’août, les adjectifs commencent par la lettre A.
Mais très d’explications et passons au tag !

1/ A comme… Août
On nous a menti, ça ne débute pas du tout par un adjectif ! Mais bon, il fallait bien que le mois soit évoqué quelque part, pas vrai ? Ici, l’idée est de trouver un livre qui se déroule en août et ce n’est pas évident. Mais voilà qu’en écrivant ces lignes, en tournant le regard vers la lecture en cours, l’évidence me saute aux yeux : Millenium de Stieg Larsson. Toute l’enquête ne se déroule pas en août, c’est vrai, mais il y a bien une partie du récit en août (je ne sais plus s’il s’y passe des choses hyper importantes, en revanche).

Millenium 1 – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

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C’est lundi, que lisez-vous ? #208

C’est lundi, que lisez-vous ? est un rendez-vous organisé par I Believe in Pixie Dust.

Ce que j’ai lu la semaine passée

J’ai entamé Millenium 3 et c’est un sacré pavé mais quel plaisir de relire le dernier tome de la trilogie de Larsson ! A côté de ça, chaque matin au réveil, je lis quelques poèmes de Bonnefoy.

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Premières lignes #230

Bonjour !
Aujourd’hui, pour ce nouveau Premières lignes, j’ai opté pour celles du troisième tome de Millenium ; elles ne dévoilent rien de l’intrigue et pourtant en disent beaucoup. En les lisant, j’ai tout de suite été plongée dans le roman.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

 

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Rencontre dans un couloir

8 au 12 avril

On évalue à six cents le nombre des femmes soldats qui combattirent dans la guerre de Sécession. Elles s’étaient engagées déguisées en hommes. Hollywood a raté là tout un pan d’histoire culturelle – à moins que celui-ci ne dérange d’un point de vue idéologique ? Les livres d’histoire ont toujours eu du mal à parler des femmes qui ne respectent pas le cadre des sexes et nulle part cette limite n’est aussi marquée qu’en matière de guerre et de maniement des armes.

De l’Antiquité aux Temps modernes, l’histoire abonde cependant en récits mettant en scène des guerrières – les amazones. Les exemples les plus connus figurent dans les livres d’histoire où ces femmes ont le statut de “reines”, c’est-à-dire de représentantes de la classe au pouvoir. La succession politique, fût-ce une vérité désagréable à entendre, place en effet régulièrement une femme sur le trône. Les guerres étant insensibles au genre et se déroulant même lorsqu’une femme dirige le pays, le résultat est que les livres d’histoire sont obligés de répertorier un certain nombre de reines guerrières, amenées par conséquent à se comporter comme n’importe quel Churchill, Staline ou Roosevelt. Sémiramis de Ninive, fondatrice de l’Empire assyrien, et Boadicée, qui me na une des révoltes les plus sanglantes contre les Romains, en sont deux exemples. Cette dernière a d’ailleurs sa statut au bord de la Tamise, en face de Big Ben. On ne manquera pas de la saluer si l’on passe par là.

En revanche, les livres d’histoire sont globalement assez discrets sur les guerrières sous forme de simples soldats qui s’entraînaient au maniement des armes, faisaient partie des régiments et participaient aux batailles conter les armées ennemies aux mêmes conditions que les hommes. Ces femmes ont pourtant toujours existé. Pratiquement aucune guerre ne s’est déroulée sans une participation féminine.

Millénium 3 – La reine dans le palais des courants d’air, Stieg Larsson, 2005.

Milénium 3 – La reine dans le palais des courants d’air

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Combien de pas jusqu’à la lune

Combien de pas jusqu’à la lune

Quatrième de couverture :

L’Amérique où grandit Katherine Johnson n’est pas tendre envers les femmes noires. Mais la fillette aime compter, tout compter, et rêve de devenir mathématicienne. Alors, elle brave un à un les préjugés et les obstacles… jusqu’à intégrer la NASA. En 1962, l’astronaute John Glenn refuse de décoller avant qu’elle ait vérifié en personne les calculs des ordinateurs. Et en 1969, c’est elle qui détermine les trajectoires de la mission Apollo 11, au cours de laquelle Neil Armstrong marchera sur la Lune. La légende de Katherine Johnson est en route…
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La petite dernière

La petite dernière

Quatrième de couverture :

Je m’appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la petite dernière. Celle à laquelle on ne s’est pas préparé. Française d’origine algérienne. Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Une touriste. Une banlieusarde qui observe les comportements parisiens. Je suis une menteuse, une pécheresse. Adolescente, je suis une élève instable. Adulte, je suis hyper-inadaptée. J’écris des histoires pour éviter de vivre la mienne. J’ai fait quatre ans de thérapie. C’est ma plus longue relation. L’amour, c’était tabou à la maison, les marques de tendresse, la sexualité aussi. Je me croyais polyamoureuse. Lorsque Nina a débarqué dans ma vie, je ne savais plus du tout ce dont j’avais besoin et ce qu’il me manquait. Je m’appelle Fatima Daas. Je ne sais pas si je porte bien mon prénom.

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C’est lundi, que lisez-vous ? #207

C’est lundi, que lisez-vous ? est un rendez-vous organisé par I Believe in Pixie Dust.

Ce que j’ai lu la semaine passée

Je suis contente, j’ai réussi à lire trois livres en entier. Il faut dire qu’un roman à destination d’un jeune lectorat, un essai écrit avec simplicité et assez court et une BD, c’est tout de suite plus facile ! J’ai également eu le temps de commencer ma relecture de Millenium 3 hier soir.

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