Queerothèque

Vous trouverez ici toutes mes lectures LGBTQI+ (lesbiennes, gays, bis, trans, queers, intersexués…).
Vos suggestions sont les bienvenues ; vous pouvez m’envoyer un mail ou utiliser le hashtag #queerotheque sur Twitter. Si je n’ai pas lu le livre, vous pouvez m’envoyer un court texte pour le présenter, et le lien de votre chronique.
En cliquant sur le titre, vous trouverez ma chronique complète.

 

Romans

Adieu ma concubine, Lilian Lee :
Début du XXè siècle en Chine. Nous suivons Dieyi et Xiaolou, deux acteurs de l’Opéra de Pékin, de leur enfance à leur vieillesse. Leur vie est rythmée au fil des changements politiques, de leurs rencontrent. Les deux héros de ce roman sont le fil conducteur qui nous permet de découvrir une société alors en constante évolution.

Amours, Léonor de Recondo :
Celeste, une jeune bonne, est abusée sexuellement par Anselme, le maître des lieux. Son épouse, Victoire, le découvre. Les deux femmes vont alors tisser des liens et découvrir différentes formes d’amour.
L’histoire, qui débute de façon terrible, évolue vers de beaux sentiments.

Annabel, Kathleen Winter :
1968. Quand Wayne naît, il est à la fois garçon et fille. Mais son père a choisi : ce sera un garçon. Seulement, à l’adolescence, Wayne se rend compte qu’il est aussi Annabel.
Un beau roman sur l’hermaphrodisme. Le personnage principal s’interroge, et nous avec.

Aristote et Dante découvrent l’univers, Benjamin Allire Saenz :
Un magnifique roman sur le premier amour d’Aristote, jeune adolescent mexico-américain dans les années 70. La preuve que l’amour peut aussi être beau et simple. Un livre rempli de douceur mais pas mièvre pour autant qui traite de la difficulté de comprendre ses propres désirs quand on est adolescent.
[la chronique de La Tête en Claire]

Des mensonges dans nos têtes, Robin Talley :
L’histoire se déroule en 1959 en Virginie, et elle nous raconte l’intégration d’élèves noirs dans un lycée de blancs.
Linda, qui a lutté avec ses parents pour la ségrégation, voit d’un très mauvais œil l’arrivée de ces nouveaux élèves. Sarah, quant à elle, fait front commun avec ses camarades pour pouvoir trouver leur place au sein de l’établissement, se faire accepter.
Si le roman traite essentiellement du racisme, des sentiments naissants vont toutefois bouleverser les certitudes des deux jeunes filles.

 

Fille des deux rives, Ophélie Bruneau :
Bodmaëlle, exorciste promise à un grand avenir, se retrouve dans les geôles de l’inquisition à cause d’un homme ivre. Afin de pouvoir prouver son innocence, et comprendre cette histoire, la jeune femme va s’enfuir et partir en quête de vérité.
Il y a peu d’action dans ce roman de fantasy, mais la part belle est faite à l’évolution de ses personnages.

Frede, Denis Cosnard :
Lesbienne assumée, Frede a été une reine des nuits parisiennes pendant de nombreuses années. Cette biographie nous permet d’en faire la connaissance et de plonger dans la première moitié du XXe siècle : soirées jazz, célébrités, amours et conquêtes… Vous tenez là une lecture passionnante !

George, Alex Gino :
George, élève de CM1, est une fille mais tout le monde la voit comme un garçon. Elle a fait des recherches : elle est transgenre. Comment le dire à sa mère, à son entourage ? En incarnant le premier rôle féminin de la pièce de théâtre de l’école !
Un roman jeunesse qui n’est pas exempt de défauts, mais qui reste agréable à lire.

La chair et le sang, Lizzie Crowdagger [5 épisodes] :
Les romans d’urban fantasy, ça court les rues. Mais pas ceux avec une héroïne lesbienne.
Jessica, qui vient d’emménager, a eu un crush pour sa voisine louve-garou. Mais ce n’est pas toujours simple d’aborder les gens, surtout quand le soir-même on va bosser pour une vampire ! Soirée qui ne va pas très bien tourner…
De l’action, un peu de sexe, de bons dialogues, une intrigue réussie : tout est réuni pour un bon moment de lecture.

Le faire ou mourir, Claire-Lise Marguier :
« La vie au lycée n’est pas toujours rose. Dam se fait régulièrement tabasser par une bande jusqu’au jour où Sammy et sa bande le prennent sous leur aile. Sam a un cœur d’or qui contraste avec la noirceur de son look et Dam se sent vite attiré par lui. Mais il ne se définit pas comme homosexuel surtout qu’il sait que son père la battrai probablement s’il le savait. Pour faire face à ses problèmes Dam se mutile, souvent. Faire couler son sang le soulage.
Le Faire ou mourir est un bref roman uppercut qu’il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie pour comprendre le mal-être adolescent et les difficultés que peuvent traverser des jeunes dont la famille refuse de les entendre. »
[la chronique de La tête en Claire]

 

Lettre à Hervé, Eric Sagan :
Il y a 24 ans, l’auteur est tombé amoureux d’un homme hétérosexuel. Il lui a écrit une lettre qu’il ne lui a finalement jamais donné.
C’est une autobiographie touchante, à mettre entre toutes les mains. Pour celleux qui en douterait encore, c’est également l’occasion de se rendre compte que l’amour homosexuel est le même que l’amour hétérosexuel.

Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens, Becky Albertalli :
Simon est un jeune homosexuel. Il a rencontré un dénommé Blue sur le Tumblr du lycée ; ces deux-là se plaisent, mais Simon ignore qui est Blue. Toutefois, pas de chance, Martin finit par être au courant et fait alors un odieux chantage : Simon l’aide à se rapprocher de la belle Abby, ou il déballe tout au lycée.
Ce roman est très sympathique, avec une histoire assez mignonne.

Mortal Derby X, Michael Roch :
Molly Pop est l’une des meilleure joueuse de Quad Derby™, mais un jour, au cours d’un match, elle a un terrible accident : plus jamais elle ne retrouvera son niveau. Elle en veut à la joueuse responsable et elle est bien décidée à se venger.
On a là un pulp efficace dans lequel se mêlent parfaitement action, sexe (lesbien) et violence. C’est court, c’est rythmé, ça se lit vite.

Normal(e), Lisa Williamson :
Que vous soyez au fait ou non des identités de genre, ce roman est à votre portée : bien écrit, une histoire efficace et des personnages attachants. Malgré ses défauts, c’est un roman jeunesse qui est à découvrir.

Sur les traces du corbeau, Zoe Reed :
« Un royaume prêt à mener une guerre insensée, une princesse en fuite pour découvrir une vérité cachée, une jeune chasseuse tiraillée entre ses devoirs et ses sentiments pour cette envoûtante fugueuse…Ou tout simplement quand la romance devient l’un des plus beaux pilier pour une histoire Fantasy, Sur les traces d’un corbeau est un roman F/F que je vous conseille à lire sans plus attendre ! »
[la chronique de Kloliane]

 

Thérèse et Isabelle, Violette Leduc :
Ce roman de Violette Leduc a longtemps été censuré : publié en 1966, il aura fallu attendre le début des années 2000 pour avoir droit à l’œuvre originale, non censurée.
C’est l’histoire de Thérèse qui, à l’internat, va découvrir les plaisirs charnels avec l’une de ses camarades. C’est à la fois poétique et sensuel.

Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires), Lizzie Crowdagger :
Cassandra, jeune femme trans, vient tout juste d’emménager à Lille. Entre un prof transphobe qui s’en donne à cœur joie et des relous comme on peut en croiser tous les jours dans la rue, cette nouvelle vie ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices. Mais ça, c’était sans compter sa rencontre avec un groupe de meufs : les Hell B*tches.
Ce roman se lit super bien, il est bourré d’action, mais aussi d’amour, ainsi que pas mal de questionnement autour de l’amour, de la sexualité, etc.

Une mère, Alejandro Palomas :
Le narrateur, Fer, nous parle de sa mère, l’héroïne du roman, mais aussi de sa vie. Avec cette femme en point central du récit, Fer nous parle de sa famille, de leurs amours.
Sans m’étendre sur le sujet, sachez qu’il y a plus d’un personnage homosexuel dans ce roman très touchant.

 

Essais

A venir

 

9ème art

Batwoman, Greg Rucka, J.H. Williams III et Jock [5 tomes] :
Batwoman est une super-héroïne lesbienne. Dans cette série, Kate Kane (alias Batwoman) doit faire face à de redoutables ennemis, un passé qui ne veut pas la laisser tranquille, mais aussi aux institutions (vous connaissez le « Don’t ask, don’t tell »?).
En plus d’être superbement dessiné, ces comics nous propose une héroïne du tonnerre, alors jetez-vous dessus !

Culottées – Des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent, Pénélope Bagieu [2 tomes] :
Culottées est une BD dans laquelle sont présentés divers portraits de femmes qui, d’une façon ou d’une autre, ont marqué leur époque.

Eros / Psyche, Maria Llovet :
Sara, nouvelle élève au pensionnat non-mixte de La Rose, va découvrir un monde d’autarcie. Mais elle va aussi faire la rencontre de Silje. Une relation forte va bientôt naître entre les deux jeunes femmes.
Une roman graphique beau, tout en sensualité.

Le bleu est une couleur chaude, Julie Maroh :
Un beau jour, Clémentine, une lycéenne, fait la rencontre d’une étudiante aux Beaux-Arts qui a les cheveux bleus : Emma. Dans cette BD de Julie Maroh, on voit la naissance de sentiments, on suit la vie de ces deux jeunes femmes…
Avec un graphisme marquant et une histoire touchante, Le bleu est une couleur chaude est un incontournable.

Le mari de mon frère, Gengoroh Tagame :
« On y découvre la vie de Yaichi qui vient de perdre son frère jumeau et qui reçoit la visite de son beau-frère. Bien que la première rencontre fut fort désagréable, Yaichi apprends à connaître le mari de son frère. Entre deux chapitres, l’auteur nous partagera quelques informations sur la culture gay. Le mari de mon frère est une chouette histoire de mélange de cultures et d’homosexualité. »
[chronique de La critique vulpine]

 

Paradise Kiss, Ai Yazawa [5 tomes] :
C’est l’histoire de Yukari qui fait la rencontre d’un groupe d’étudiant.e.s dans une école de stylisme. Elle a la taille d’être mannequin et George, le leader du groupe, lui demande alors de défiler pour eux pour le défiler de fin d’études.
Si la bisexualité de George n’est pas vraiment montrée, elle n’en reste pas moins présente et l’autrice en joue pour placer quelques quiproquos avec l’héroïne. Je n’oublie pas non plus Isabella, personnage totalement queer de cette série.
Une série shôjo très plaisante.

Rat Queens,
Dans ce gang de meufs à la Donjon & Dragons, chacune a ses propres désirs, sa propre sexualité, sa propre façon d’aimer, d’accepter ou non son corps, etc. Ces femmes sont libres, et elles font ce qu’elles veulent.
C’est drôle, un brin irrévérencieux, et tellement plaisant !

Sailor Moon, Naoko Takeuchi :
C’est l’histoire d’Usagi, une collégienne qui découvre un jour qu’elle est une justicière et qu’elle a des pouvoirs. S’il faut attendre le septième tome pour que des Sailors lesbiennes apparaissent (l’androgyne Uranus et la superbe Neptune), on peut toutefois remarquer un certains nombre de personnages secondaires travestis, d’un genre ou d’une sexualité ambigus… Sailor Moon, c’est un manga aux identités et aux genres multiples, plus queer qu’il n’y paraît.

Sasameki Koto, Takashi Ikeda [9 tomes] :
Sumika est amoureuse de sa meilleure amie, Ushio. Mais cette dernière, qui ne sait pas que Sumika est lesbienne, affirme n’aimer que les filles mignonnes, à savoir petites et féminines. Or Sumika est grande, musclée, peut se montrer violente.
Sasameki Koto est l’histoire de ces deux lycéennes, de l’évolution de leurs sentiments.

Sous le lit, Mr Q :
Une jolie BD pleine de tendresse qui parle de sexualité, de Sida et de dépistage mais surtout pleine de douceur, d’amitié et de compréhension, par Mr Q. dont les dessins sont toujours plein d’émotion !
[la chronique de La Tête en Claire]