Premières lignes #269

Salutations !
Avec les premières lignes du jour, je vous propose de découvrir Dans ce monde ou dans l’autre, un roman jeunesse (dès 13 ans d’après la maison d’édition) qui aborde le sujet des dérives sectaires. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on plonge directement dans le bain. Je vous laisse découvrir cela…

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

 

Elle avait perdu le compte des jours. Le ciel, qu’elle apercevait à travers une petite fenêtre équipée de barreaux, ne diffusait qu’une lumière fragile, vaincue chaque soir par l’obscurité puis les ténèbres. Dans son esprit, le temps s’était figé en une nuit permanente. Depuis quand était-elle en Purification, cloîtrée dans cette pièce exigüe ? Elle ne se souvenait pas. Seules les paroles prononcées par Néo avant son enfermement lui revenaient en mémoire, se répétant à l’infini tel un mantra : Le jeûne nourrira ton esprit, le dénuement renforcera ton corps, la solitude te ramènera vers les Justes.

Dans ce monde ou dans l’autre, Catherine Locandro, 2021.

Dans ce monde ou dans l’autre

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La petite fille qui aimait Tom Gordon

Quatrième de couverture :

Le monde a des dents, et quand l’envie le prend de mordre, il ne s’en prive pas.
Trisha McFarland avait neuf ans lorsqu’elle s’en aperçut.

Quand elle se perd au cours d’une marche sur la piste des Appalaches, Trisha se retrouve à la merci de la forêt, piégée dans un labyrinthe vert et marécageux. Alors que les heures défilent, la petite fille fait face à une peur qui grandit, tente de la posséder : et si on ne me retrouvait jamais ?

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Premières lignes #254

Bien le bonjour, les lecturovores !
Aujourd’hui, je vous partage les premières lignes d’un roman que j’ai récemment lu : La petite fille qui aimait Tom Gordon de Stephen King. L’écrivain nous permet de comprendre que les choses ont vite dérapé, et ce pour une chose justement si anodine.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

 

Juin 1998

Préliminaires

Le monde a des dents, et quand l’envie le prend de mordre, il ne s’en prive pas. Trisha McFarland avant neuf ans lorsqu’elle s’en aperçut. Ce fut un matin, au début du mois de juin. À dix heures, elle était assise à l’arrière de la Dodge Caravan de sa mère, vêtue de son maillot d’entraînement bleu roi de l’équipe des Red Sox (avec 36 GORDON inscrit au dos), et jouait avec Mona, sa poupée. À onze heures, elle s’efforçait de ne pas céder à la panique, de ne pas se dire Je suis en danger, de chasser de sa tête l’idée que les gens qui se perdent dans la forêt s’en tirent quelquefois avec de graves blessures, que parfois même ils en meurent.
Tout ça parce que j’avais envie de faire pipi, se disait-elle.

La petite fille qui aimait Tom Gordon, Stephen King, 1999.

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Rosa Bonheur, l’audacieuse

Rosa Bonheur, l’audacieuse

Quatrième de couverture :

Rosa, quatorze ans, veut devenir peintre animalière. Elle espère gagner sa vie en vendant ses tableaux et ne compter sur personne d’autre qu’elle-même. Mais, au XIXe siècle, seuls les garçons sont autorisés à suivre des études d’art. Alors qu’elle désespère, Rosa fait la connaissance de Nathalie, une fille à la santé fragile. Ensemble, les deux adolescentes s’apprêtent à braver les interdits et à conquérir leur liberté.

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Combien de pas jusqu’à la lune

Combien de pas jusqu’à la lune

Quatrième de couverture :

L’Amérique où grandit Katherine Johnson n’est pas tendre envers les femmes noires. Mais la fillette aime compter, tout compter, et rêve de devenir mathématicienne. Alors, elle brave un à un les préjugés et les obstacles… jusqu’à intégrer la NASA. En 1962, l’astronaute John Glenn refuse de décoller avant qu’elle ait vérifié en personne les calculs des ordinateurs. Et en 1969, c’est elle qui détermine les trajectoires de la mission Apollo 11, au cours de laquelle Neil Armstrong marchera sur la Lune. La légende de Katherine Johnson est en route…
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Premières lignes #229

Bien le bonjour, les lecturovores !
Katherine Johnson, décédée au début de l’année 2020, était une incroyable mathématicienne afro-américaine et ses calculs ont permis, par exemple, aux hommes d’aller sur la lune. Vous la connaissez peut-être par le biais du film Les figures de l’ombre sorti en 2016 (que je n’ai toujours pas vu, hélas). Et l’an dernier est paru chez Albin Michel une biographie écrite par Carole Trébor et intitulée Combien de pas jusqu’à la lune. Je vous propose d’en découvrir les premières lignes du récit. On y découvre Joshua Coleman, le père de Katherine Johnson, et on est tout de suite plongé dans le monde des mathématiques…
Précisions : la règle de Doyle est une formule mathématique ; le pied-planche est une unité de mesure de volume.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

 

Chapitre 1

Été 1918

Combien d’arpents de bois la ville lit-elle ?

Les muscles de l’épaule bandés, Joshua Coleman brandit sa hache et l’abattit une fois encore sur l’arbre imposant. Le manche commençait à chauffer dans ses mains. Heureusement, le tronc émit un craquement sinistre : c’était le signe que Joshua attendait. Il recula vivement. Le cèdre fendit le paysage et s’effondra. Joshua refusait de s’habituer à ce bruit, la plainte d’un adversaire respecté.
Il essuya la sueur de son front et regarda l’arbre immense désormais à terre, vaincu.
Le silence était revenu.
Joshua estima le diamètre du tronc. Sans besoin de la règle de Doyle qu’ils utilisaient à la scierie, il sut exactement combien de pieds-planches il en débiterait. Il était ainsi fait. Il avait un compas dans l’œil et une calculatrice dans le cerveau.

Combien de pâte à papier serait tirée d’un tel volume ?
Combien de papier était nécessaire pour alimenter la ville de Washington en journaux ?
Combien d’arbres faudrait-il pour fabriquer la quantité de papier correspondante ?
Combien d’arpents de bois la ville lisait-elle ?

Son cerveau se mit en branle, véritable horlogerie mécanique.
Il calculait comme d’autres chantent, pour supporter le labeur.
Il calculait comme d’autres prient, pour se donner du courage.

Combien de pas jusqu’à la lune, Carole Trébor, 2019.

Combien de pas jusqu’à la lune

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Premières lignes #221

Salutations !
Aujourd’hui, je vous présente les premières lignes d’un roman qui m’avait tapé dans l’œil il y a quelques semaines, l’ayant découvert sur plusieurs de vos blogs. La couverture m’avait attirée d’emblée mais il faut dire que le début de ce roman, dans lequel le narrateur se présente brièvement, m’a bien plu aussi.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

avant de commencer

Bon, j’ai deux noms.
C’est ce que je dis quand on me demande mon deuxième prénom. Je dis :
« Bon, j’ai deux noms. »
Mon premier nom est Frank Li. Papa-maman pensaient surtout au nombre de lettres quand ils me l’ont donné.
Si, si, c’est vrai : F+R+A+N+K+L+I, ça fait sept lettres, et le sept est un chiffre porte-bonheur en Amérique.
Frank est mon prénom américain, donc le vrai.
Mon second nom est Sung-Min Li, c’est mon nom coréen, et il est soumis à la même cosmologie numéro-logique : S+U+N+G+M+I+N+L+I, neuf lettres, or le neuf est un chiffre porte-bonheur en Corée. Personne ne s’appelle Sung-Min, pas même papa-maman. Ils m’appellent juste Frank.
Je n’ai donc pas de deuxième prénom. À la place, j’ai deux noms.
Enfin bref, je suppose que mes deux chiffres porte-bonheur, le sept et le neuf, sont censés faire de moi une sorte de pont entre les cultures ou quelques chose dans le genre. Amérique, je te présente la Corée, Corée, je te présente l’Amérique.
C’est bon ? Je peux retourner à mes occupations ?
Très bien.

Frankly in Love, David Yoon, 2019.

Frankly in Love

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Semiosis

Semiosis

Quatrième de couverture :

Ils sont cinquante – des femmes et des hommes de tous horizons.  Ils ont définitivement quitté la Terre pour, au terme d’un voyage interstellaire de cent soixante ans, s’établir sur une planète lointaine qu’ils ont baptisée Pax. Ils ont laissé derrière eux les guerres, la pollution, l’argent, pour se rapprocher de « la nature ». Tout recommencer. Construire une Utopie.
Mais très vite, des drames  menacent leur idéal. Du matériel irremplaçable est détruit. Des morts surviennent et s’accumulent.
La nature est par essence dangereuse ; celle de Pax, mystérieuse, ne fait pas exception à la règle. Pour survivre, les colons vont devoir affronter ce qu’ils ne comprennent pas et comprendre ce qu’ils affrontent.
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Premières lignes #215

Salutations !
Aujourd’hui, je vous propose de découvrir les premières lignes de Semiosis, l’une de mes lectures en cours. Même si je trouve peu de temps pour avancer dans ma lecture, bien qu’il n’y ait pas des masses d’action, je vous avoue que je trouve le récit très prenant ! J’espère que cet incipit vous donnera envie d’en découvrir plus.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article. Désormais, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

 

Octavo

An 1 – Première génération

« Reconnaissants de l’occasion qui nous est donnée
de fonder une nouvelle société en pleine harmonie
avec la nature, en scellant ce pacte, nous nous pro-
mettons confiance mutuelle et soutien. Nous serons
confrontés à des épreuves, des dangers, voire à
l’échec, mais nous rechercherons avec prudence et
raison la joie, l’amour, la beauté, la communauté
et la vie. »

Extrait de la Constitution
de la Communauté de Pax,
rédigée sur Terre 2065

La guerre avait commencé bien avant notre arrivée : c’était leur mode de vie. Elle fit ses premières victimes dans nos rangs avant que nous ayons compris ce qui se passait, par une soirée calme en apparence. Pourtant nous savions déjà à l’époque que le danger guettait sans doute.
Mon épouse, Paula, secoua la tête en quittant la hutte-radio sur la place de notre petit village. « Il y a trop de parasites, encore une fois. Je réessaierai plus tard, mais si elles ne répondent pas, on partira à leur recherche. »
Une heure plus tôt, trois femmes étaient sorties cueillir des fruits. Elles ne revenaient pas, ne répondaient pas à nos appels radio, et le soleil touchait presque le sommet des collines.

Semiosis, Sue Burke, 2018.

Semiosis

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Broken Things

Broken Things

Quatrième de couverture :

Il y a cinq ans,
juste après avoir fêté mes treize ans,
j’ai tué ma meilleure amie.

Avant de devenir les Monstres de Brickhouse Lane – avant que le pays tout entier, du Connecticut à la Californie, nous connaisse sous ce surnom, avant que des blogs publient des photos de nos visages, avant que plusieurs sites internet ne plantent parce qu’un trop grand nombre de visiteurs avaient entré nos noms dans des moteurs de recherche –, nous étions des filles quelconques, et nous n’étions que deux.