La Passe-miroir, livre 4 : La tempête des échos

La tempête des échos

Livre 1 : Les fiancés de l’hiver
Livre 2 : Les disparus du Clairedelune
Livre 3 : La mémoire de Babel

Quatrième de couverture :

Les effondrements se multiplient, de plus en plus impressionnants: Babel, le Pôle, Anima… aucune arche n’est épargnée. Pour éviter l’anéantissement total il faut trouver le responsable. Trouver l’Autre. Mais comment faire sans même savoir à quoi il ressemble? Plus unis que jamais, Ophélie et Thorn s’engagent sur des chemins inconnus où les échos du passé et du présent les mèneront vers la clef de toutes les énigmes.

Premières lignes #128

Le livre dont je vous présente aujourd’hui les premières lignes est un roman gothique parlant d’une vampire, Carmilla. Il est sorti en 1872, avant Dracula de Bram Stoker. D’un moindre succès, il reste semble-t-il un grand classique de la littérature gothique et de la littérature vampirique. Je l’ai acheté il y a quelques semaines et je compte bien le lire avant Halloween !

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article.  Désormais, si vous avez une page dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; ce sera plus rapide pour moi d’actualiser vos liens – et je passerai toujours découvrir vos premières lignes.

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Prologue

Un feuillet accompagne le récit qui va suivre. Dans cette note assez détaillée, le Dr Hesselius fait référence à l’essai où il aborde le curieux sujet sur lequel le manuscrit jette une vive lumière.
Le docteur traite de cette mystérieuse question de manière très directe et très dense, tout en faisant preuve de son érudition et de sa perspicacité habituelles. Cet essai ne représentera qu’un des volumes de la série rassemblant les écrits de cet homme extraordinaire.
Comme je publie ici ce cas afin d’y intéresser le grand public, je ne modifierai en rien le récit qu’en fait la narratrice, une femme intelligente au demeurant. C’est aussi pourquoi, après mûre réflexion, j’ai décidé de ne pas présenter de résumé des analyses du docteur, ni d’extrait de son exposé sur un sujet qu’il décrit comme « ayant fort probablement trait aux arcanes les plus profonds de notre existence duelle, et à ses intermédiaires ».

Carmilla, Joseph Sheridan Le Fanu, 1872.

Carmilla

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Les Lettres chinoises

Les Lettres chinoises

Quatrième de couverture :

A Shangai, deux jeunes gens, Yuan et Sassa, sont amoureux. Mais parce qu’il se sent étranger dans son propre pays, Yuan choisit un jour de venir s’établir à Montréal. Sassa, qui refuse à voir dans l’exil un remède au mal de vivre, décide de ne pas le suivre. Leur amour supportera-t-il cet éloignement ?
S’inscrivant dans la plus belle tradition du roman épistolaire, Les Lettres chinoises racontent le déracinement, les départs, le choc des cultures et les amours impossibles. Ces lettres, où tous les mots sont permis, sauf ceux de la vérité, sont traversées par une inquiétude fondamentale, celle qui s’empare de l’âme lorsqu’elle prend la mesure de sa profondeur.

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Premières lignes #8

Bien le bonjour, ami.e.s lecteurs et lectrices !

Chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite l’incipit. Je vous propose dorénavant de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article, et je dresserai une petite liste.
Au cours de cette semaine qui se termine, j’ai fait une lecture commune avec Steph, du blog Sorbet-Kiwi. Nous avons aimé notre lecture, et on vous prépare chacune une chronique (prévue pour demain, lundi!).

 

Prologue

Lion House, Richmond upon Thames
Novembre 2013

La magie lui brûlait le cœur. Il la pratiquait depuis des années. Pourtant, chaque fois qu’il se retrouvait devant cette porte d’acier, derrière laquelle dormait un des trésors des Outrepasseurs, un tremblement agitait ses mains et un lien semblait comprimer tout son être. Un parfum de soufre inondait ses sens et sa vision se teintait de rouge. Un gémissement le tira de sa transe.
– Posez-la à terre, ordonna-t-il aux gardes qui entouraient la prisonnière. Partez, à présent.
Ses hommes de main s’exécutèrent en silence. Noble demeura seul avec la jeune femme.

Les Outrepasseurs, t.1 : Les Héritiers, Cindy Van Wilder, 2014.

Les Outrepasseurs, t.1 : Les Héritiers

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La Chambre rose et noire 
Moglug 
Les Livres de George
Nadège
Lily (Au café bleu)
• Mon univers fantasy

Premières lignes #7

Salutations !

Chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite l’incipit. Je vous propose dorénavant de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article, et je dresserai une petite liste.
Cette fois-ci, je vous propose un livre lu très récemment : Les Lettres chinoises de Ying Chen. C’est ma sœur qui me l’a prêté il y a quelques mois, et il était temps que je le lise ! Je ne sais pas pourquoi j’ai attendu si longtemps !

 

1

Me voilà à l’aéroport de Vancouver. Il me faut prendre un avion canadien pour continuer mon trajet. En attendant l’heure du départ, je veux te redire, Sassa, ma souffrance de te quitter. Quand je suis monté dans l’avion, tu souriais. Comment peux-tu me faire cela, ma maligne? Comment peux-tu ne pas pleurer un peu à un moment pareil? Il est vrai que tes pleurs ne sauraient pas mieux me consoler. Mais ton sourire muet, ton sourire intelligent et moqueur m’a troublé. Il est imprimé dans ma mémoire et engendrera des douleurs qui m’accompagneront désormais sur le nouveau chemin de ma vie. Est-ce bien cela que tu voulais, hein?
Il est inutile de te donner des explications. Tu peux tout comprendre et tout supporter, sauf cela.

Les Lettres chinoises, Ying Chen, 1999.

Les Lettres chinoises

 

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La Chambre rose et noire
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Nadège

La Petite Communiste qui ne souriait jamais

La Petite Communiste qui ne souriait jamais

♥ COUP DE CŒUR ♥

Quatrième de couverture :

Fascinée par le destin de la petite gymnaste roumaine de quatorze ans apparue aux JO de Montréal en 1976 pour devenir immédiatement un mythe planétaire, la narratrice de ce roman imagine l’expérience que vécut cette prodigieuse fillette venue, par la pureté de ses gestes, incarner aux yeux du monde le rêve de l’enfance éternelle. Mais quelle version retenir du parcours de cette petite communiste qui ne souriait jamais et qui voltigea, d’Est en Ouest, devant ses juges sportifs, politiques ou médiatiques, entre adoration des foules et manipulation étatique ?

Plus proche de la légende d’Icare que de la mythologie des « dieux du stade », hommage à une fée qui mit à mal guerres froides, ordinateurs et records, le roman de Lola Lafon délivre aussi une passionnante méditation sur l’invention et l’impitoyable évaluation du corps féminin.

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