Sorceleur, tome 1 : Le dernier vœu

Sorceleur, intégrale

Quatrième de couverture :

Geralt de Riv est un homme inquiétant, un mutant devenu le parfait assassin grâce à la magie et à un long entraînement. En ces temps obscurs, ogres, goules et vampires pullulent, et les magiciens sont des manipulateurs experts. Contre ces menaces, il faut un tueur à gages à la hauteur, et Geralt est plus qu’un guerrier ou un mage. C’est un sorceleur.
Au cours de ses aventures, il rencontrera une magicienne capricieuse aux charmes vénéneux, un troubadour paillard au grand cœur… et, au terme de sa quête, peut-être réalisera-t-il son dernier vœu : retrouver son humanité perdue.
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Premières lignes #219

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

La Voix de la raison 1

Elle arriva chez lui au petit matin.
Elle entra discrètement, tout doucement, à pas feutrés, flottant dans la pièce comme un fantôme, un spectre. Le froufrou de sa mante à capuchon sur sa peau nue était le seul bruit qui accompagnait ses gestes. C’est pourtant cet infime bruissement, à peine audible, qui réveilla le sorceleur, ou plutôt le tira du demi-sommeil qui le berçait avec monotonie. Il était comme dans un gouffre insondable, en suspens entre le fond et la surface d’une mer paisible, parmi les lianes de goémons qui ondulaient tout doucement.

Sorceleur, tome 1 : Le dernier vœu, Andrzej Sapkowski, 1990.

Sorceleur, intégrale

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Premières lignes #217

Bonjour, les lecturovores !
Aujourd’hui, je vous propose de découvrir les premières lignes d’un roman que j’ai très très envie de découvrir : Wyld de Nicholas Eames.

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1

LE FANTÔME SUR LA ROUTE

Il suffisait de jeter un coup d’œil à l’ombre de Clay Cooper pour deviner que l’homme était sans doute plus impressionnant encore qu’il en avait l’air. Plus grand que la plupart des gens, il avait de larges épaules et un torse évoquant un tonneau cerclé de fer. Les chopes prenaient des allures de tasses en porcelaine entre ses mains. Cachée sous une barbe brune et broussailleuse, sa mâchoire était large et tranchante comme une lame de pelle. Son ombre étirée par le soleil couchant se traînait derrière lui comme si elle cherchait obstinément à rappeler celui qu’il avait été : un géant redoutable qui n’avait eu qu’une vague notion du concept de pitié.
Sa journée de travail terminée, Cooper traversa Coverdale en empruntant le chemin de terre qui faisait office de grande avenue. Il marchait d’un pas pesant, adressant un petit sourire ou un signe de tête à ceux qui se hâtaient de rentrer chez eux avant la nuit. Il portait le tabard vert de la milice sur un justaucorps en cuir râpé. Une vieille épée rangée dans un fourreau usé se balançait à sa hanche, et un bouclier – fendu, balafré et lacéré par d’innombrables lames, flèches et griffes – était accroché dans son dos. Quant à son casque… eh bien, Clay avait égaré celui que le sergent lui avait donné la semaine d’avant. Comme le précédent, un mois plus tôt. Comme tous ceux qu’il avait reçus au cours de ses dix années de service. Ils disparaissaient mystérieusement à intervalles plus ou moins réguliers.
Un casque limitait le champ de vision, étouffait les sons et vous donnait l’air passablement idiot. Il était hors de question que Clay Cooper porte un casque.
— Clay ! Hé, Clay !
Pip marchait vers lui d’un pas alerte. Il portait l’uniforme vert de la milice et tenait son ridicule galure blindé au creux du bras.
— Je viens de terminer mon quart à la porte sud, déclara le jeune homme avec enthousiasme. Et toi ?
— À la nord.
— Génial ! (Pip sourit et hocha la tête comme si Clay venait de lui raconter une histoire fascinante.) T’as vu des trucs intéressants ?
Clay haussa les épaules.
— Des montagnes.
— Ha ! Des montagnes, qu’il dit ! Classique. Au fait, t’as entendu la nouvelle ? Y paraît que Ryk Yarsson a vu un centaure du côté de la ferme de Tassel.
— Sans doute un élan.
Le jeune homme toisa Clay d’un air sceptique. À l’évidence, il estimait peu probable que Ryk ait confondu un centaure avec un cervidé.
— Ouais, bon… Ça te dit d’aller écluser quelques chopes à La Tête du Roi ?
— Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, répondit Clay. Ginny m’attend à la maison et…
Il s’interrompit, incapable de trouver une autre excuse.
— Allez ! insista Pip. Juste une, alors. Une seule.
Clay laissa échapper un grognement, plissant les yeux dans le soleil et se demandant si la saveur amère d’une bière valait la peine d’affronter la colère de Ginny.
— Bon, d’accord, céda-t-il. Juste une.

Wyld, tome 1 : La Mort ou la gloire, Nicholas Eames, 2017.

Wyld, t.1 : La Mort ou la gloire

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Premières lignes #163

Aujourd’hui, l’incipit que je vous présente est une dédicace. Elle m’a bien plu et me donne envie de tourner les pages, de découvrir ce que l’autrice a à nous présenter.

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Pour ma mère, qui m’a appris très tôt
qu’une vraie lady pouvait donner des ordres,
qu’un vrai gentleman pouvait y obéir
et que les vrais zombies ne mangeaient pas de cerveaux.

New Victoria , Lia Habel, 2011.

New Victoria

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Les illusions de Sav-Loar

Les illusions de Sav-Loar

Dans le même univers : L’héritage des Rois-Passeurs

Quatrième de couverture :

Dans le royaume d’Ombre, les femmes qui possèdent le don sont persécutées. Pour survivre et devenir magiciennes, il leur faut se réfugier dans la cité légendaire de Sav-Loar.
Or Bleue se trouve très loin de là lorsque apparaissent ses pouvoirs : elle n’est qu’une jeune esclave entre les griffes d’un seigneur sadique desquelles nul ne s’est jamais évadé. Mais certains de ses compagnons de captivité vont risquer leur vie pour tenter de sauver Bleue, à commencer par Fèl, une beauté farouche qui ne rêve que de liberté. Leur fuite éperdue va précipiter le royaume dans une guerre impitoyable au cours de laquelle Bleue, dont la puissance s’affirme de jour en jour, pourrait bien changer le monde…

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Premières lignes #154

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Prologue

Le magicien pénétra en trombe dans le bordel, sa cape d’or virevoltant derrière lui.
– Où est-elle ? rugit-il.
La jeune fille qui se tenait à l’accueil recula, effrayée, puis disparut derrière un lourd rideau de velours en apercevant sa patronne. Celle-ci, longue femme au teint ambré et à la maigreur androgyne, marcha tranquillement vers le magicien, comme immunisée contre la fureur qui vibrait dans son regard d’acier.
Je l’ignore, avoua-t-elle. Elle a quitté l’établissement il y a quatre lunaisons.
Les paupières de l’homme s’étrécirent.
Tu l’as laissée partir ?
Bien sûr que non. Vous connaissez ma politique concernant les rejetons de vos semblables. Elle s’est échappée.
Il s’accorda un instant de réflexion durant lequel sa colère sembla retomber, mais le calme qu’il afficha en relevant la tête était plus menaçant encore.
A-t-elle de la famille chez qui elle aurait pu se réfugier ? s’enquit-il.
Pas à ma connaissance.
À quel stade en est-elle ?
Huitième mois. L’affaire date de votre dernier passage à Dorderès.
Je vais fouiller les lieux.
Je ne vous mens pas, elle est partie.
Écarte-toi, Ludmilla.
Elle s’écarta.

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Les illusions de Sav-Loar, Manon Fargetton, 2016.

Les illusions de Sav-Loar

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Snowblind

Snowblind

Quatrième de couverture :

Au cours d’une terrible nuit d’hiver, la petite ville de Coventry fut frappée de plein fouet par une tempête de neige. D’une rare violence, celle-ci emporta avec elle plus d’une dizaine de victimes, à jamais perdues dans l’immensité blanche. Des familles entières furent brisées en une seule nuit, et l’existence des habitants de la petite ville en fut changée à jamais.

Douze ans plus tard, la vie a repris son cours à Coventry, même si subsiste chez les survivants une angoisse aussi sombre qu’irrationnelle à l’approche de l’hiver. C’est alors qu’une nouvelle tempête s’annonce, plus terrifiante encore que la précédente… car cette fois, les disparus de cette fameuse nuit maudite sont de retour.

Block 46

Block 46

Quatrième de couverture :

Falkenberg. Suède. Le commissaire Bergström retrouve le cadavre nu et gelé d’une femme aux abords de la plage d’Olofsbo.

Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps sauvagement mutilés ont été abandonnés dans les bois d’Hampstead, au nord de la ville. Ils présentent les mêmes mutilations que la victime suédoise : trachée arrachée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.

Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie…
En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série.
Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.

Faërie

Faërie

Quatrième de couverture :

La vieille ferme isolée dans les bois les avait séduits. La maison était splendide et étrange, spacieuse et pleine de recoins secrets. Phil et Gloria pensaient y trouver le calme après la vie agitée des studios de cinéma californiens. Mais derrière les portes des maisons anciennes, sous les ponts perdus au fond des bois, se cachent souvent des êtres magiques et forces obscures, et la maison du vieux Kessler ne fait pas exception. Les enfants du couple sont les premiers à y être sensibles. D’abord les jumeaux, qui y voient la présence des fées et du vieux peuple des légendes ; ensuite leur fille, dont la beauté attire les désirs d’êtres plus inquiétants… Jusqu’à ce qu’ils deviennent tous les jouets de puissances inconnues, pions dans une guerre éternelle et sanglante, dont dépend le sort de la Terre : quand les maîtres du grand pacte avec les forces de la lumière et des ténèbres, héritiers des druides celtes et des grands prêtres des religions anciennes, surgissent de la nuit pour confirmer leur règne de peur et de secret.

Premières lignes #133

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Prologue

mai

Barney Doyle était assis devant son établi en désordre et tentait, pour la quatrième fois en sept ans, de réparer l’antique tondeuse d’Olaf Andersen. Il avait démonté le cylindre et envisageait sérieusement de faire donner l’extrême-onction à la machine – ce que les bons pères de l’église de Sainte-Catherine désapprouveraient sûrement. La tête du cylindre était fêlée – c’était pour ça qu’Olaf ne pouvait pas mettre l’appareil en marche – et sa chemise avait l’épaisseur d’une feuille de papier, du fait de l’usure et d’une précédente réparation. Andersen serait mieux inspiré d’investir dans une Toro électrique, avec cloches et sifflets incorporés, et de laisser cette ruine rouiller en paix. Barney savait qu’Olaf ferait tout un foin s’il lui fallait acheter un nouvel engin, mais c’était son problème. Il savait aussi que s’il réussissait à se faire payer après avoir émis une telle opinion, cela tiendrait du miracle. Toutes les parties concernées seraient bien plus satisfaites si Barney parvenait à convaincre cette machine agonisante de travailler un dernier été. Il se mit à aiguiser les lames d’un geste automatique tout en réfléchissant au problème. Il pouvait encore tenter un coup. Un joint de bonne taille ferait l’affaire – et il réparerait la fêlure au moyen d’une soudure. Cela suffirait amplement. Mais, s’il échouait, il aurait perdu à la fois son temps et l’argent des pièces de rechange. Non, finit-il par décider, mieux valait dire à Andersen de se préparer à un enterrement.
Une brise chaude vint faire vibrer la fenêtre entrouverte. Barney décolla sa chemise humide de sa poitrine. Meggie McCorly, pensa-t-il distraitement tandis qu’un sourire naissait sur son visage ridé. Comme elle était belle quand elle rentrait de l’école chaque soir, vêtue d’une robe de coton toute simple dont le tissu tendu révélait de larges hanches et des seins plantureux. L’espace d’un instant, il fut envahi par un flot de souvenirs, si vivaces qu’il sentit l’écho du désir monter au creux de ses vieux reins. Il prit un mouchoir et s’essuya le front. Il savourait les senteurs printanières, le chaud parfum de la nuit, si semblables aux odeurs qui couraient dans les vergers et les champs du comté de Wexford.

Faërie, Raymond E. Feist, 1988.

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