Premières lignes #163

Aujourd’hui, l’incipit que je vous présente est une dédicace. Elle m’a bien plu et me donne envie de tourner les pages, de découvrir ce que l’autrice a à nous présenter.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article.  Désormais, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

 

Pour ma mère, qui m’a appris très tôt
qu’une vraie lady pouvait donner des ordres,
qu’un vrai gentleman pouvait y obéir
et que les vrais zombies ne mangeaient pas de cerveaux.

New Victoria , Lia Habel, 2011.

New Victoria

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Les illusions de Sav-Loar

Les illusions de Sav-Loar

Dans le même univers : L’héritage des Rois-Passeurs

Quatrième de couverture :

Dans le royaume d’Ombre, les femmes qui possèdent le don sont persécutées. Pour survivre et devenir magiciennes, il leur faut se réfugier dans la cité légendaire de Sav-Loar.
Or Bleue se trouve très loin de là lorsque apparaissent ses pouvoirs : elle n’est qu’une jeune esclave entre les griffes d’un seigneur sadique desquelles nul ne s’est jamais évadé. Mais certains de ses compagnons de captivité vont risquer leur vie pour tenter de sauver Bleue, à commencer par Fèl, une beauté farouche qui ne rêve que de liberté. Leur fuite éperdue va précipiter le royaume dans une guerre impitoyable au cours de laquelle Bleue, dont la puissance s’affirme de jour en jour, pourrait bien changer le monde…

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Premières lignes #154

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article.  Désormais, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

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Prologue

Le magicien pénétra en trombe dans le bordel, sa cape d’or virevoltant derrière lui.
– Où est-elle ? rugit-il.
La jeune fille qui se tenait à l’accueil recula, effrayée, puis disparut derrière un lourd rideau de velours en apercevant sa patronne. Celle-ci, longue femme au teint ambré et à la maigreur androgyne, marcha tranquillement vers le magicien, comme immunisée contre la fureur qui vibrait dans son regard d’acier.
Je l’ignore, avoua-t-elle. Elle a quitté l’établissement il y a quatre lunaisons.
Les paupières de l’homme s’étrécirent.
Tu l’as laissée partir ?
Bien sûr que non. Vous connaissez ma politique concernant les rejetons de vos semblables. Elle s’est échappée.
Il s’accorda un instant de réflexion durant lequel sa colère sembla retomber, mais le calme qu’il afficha en relevant la tête était plus menaçant encore.
A-t-elle de la famille chez qui elle aurait pu se réfugier ? s’enquit-il.
Pas à ma connaissance.
À quel stade en est-elle ?
Huitième mois. L’affaire date de votre dernier passage à Dorderès.
Je vais fouiller les lieux.
Je ne vous mens pas, elle est partie.
Écarte-toi, Ludmilla.
Elle s’écarta.

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Les illusions de Sav-Loar, Manon Fargetton, 2016.

Les illusions de Sav-Loar

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Snowblind

Snowblind

Quatrième de couverture :

Au cours d’une terrible nuit d’hiver, la petite ville de Coventry fut frappée de plein fouet par une tempête de neige. D’une rare violence, celle-ci emporta avec elle plus d’une dizaine de victimes, à jamais perdues dans l’immensité blanche. Des familles entières furent brisées en une seule nuit, et l’existence des habitants de la petite ville en fut changée à jamais.

Douze ans plus tard, la vie a repris son cours à Coventry, même si subsiste chez les survivants une angoisse aussi sombre qu’irrationnelle à l’approche de l’hiver. C’est alors qu’une nouvelle tempête s’annonce, plus terrifiante encore que la précédente… car cette fois, les disparus de cette fameuse nuit maudite sont de retour.

Block 46

Block 46

Quatrième de couverture :

Falkenberg. Suède. Le commissaire Bergström retrouve le cadavre nu et gelé d’une femme aux abords de la plage d’Olofsbo.

Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps sauvagement mutilés ont été abandonnés dans les bois d’Hampstead, au nord de la ville. Ils présentent les mêmes mutilations que la victime suédoise : trachée arrachée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.

Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie…
En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série.
Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.

Faërie

Faërie

Quatrième de couverture :

La vieille ferme isolée dans les bois les avait séduits. La maison était splendide et étrange, spacieuse et pleine de recoins secrets. Phil et Gloria pensaient y trouver le calme après la vie agitée des studios de cinéma californiens. Mais derrière les portes des maisons anciennes, sous les ponts perdus au fond des bois, se cachent souvent des êtres magiques et forces obscures, et la maison du vieux Kessler ne fait pas exception. Les enfants du couple sont les premiers à y être sensibles. D’abord les jumeaux, qui y voient la présence des fées et du vieux peuple des légendes ; ensuite leur fille, dont la beauté attire les désirs d’êtres plus inquiétants… Jusqu’à ce qu’ils deviennent tous les jouets de puissances inconnues, pions dans une guerre éternelle et sanglante, dont dépend le sort de la Terre : quand les maîtres du grand pacte avec les forces de la lumière et des ténèbres, héritiers des druides celtes et des grands prêtres des religions anciennes, surgissent de la nuit pour confirmer leur règne de peur et de secret.

Premières lignes #133

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article.  Désormais, si vous avez une page dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; ce sera plus rapide pour moi d’actualiser vos liens – et je passerai toujours découvrir vos premières lignes.

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Prologue

mai

Barney Doyle était assis devant son établi en désordre et tentait, pour la quatrième fois en sept ans, de réparer l’antique tondeuse d’Olaf Andersen. Il avait démonté le cylindre et envisageait sérieusement de faire donner l’extrême-onction à la machine – ce que les bons pères de l’église de Sainte-Catherine désapprouveraient sûrement. La tête du cylindre était fêlée – c’était pour ça qu’Olaf ne pouvait pas mettre l’appareil en marche – et sa chemise avait l’épaisseur d’une feuille de papier, du fait de l’usure et d’une précédente réparation. Andersen serait mieux inspiré d’investir dans une Toro électrique, avec cloches et sifflets incorporés, et de laisser cette ruine rouiller en paix. Barney savait qu’Olaf ferait tout un foin s’il lui fallait acheter un nouvel engin, mais c’était son problème. Il savait aussi que s’il réussissait à se faire payer après avoir émis une telle opinion, cela tiendrait du miracle. Toutes les parties concernées seraient bien plus satisfaites si Barney parvenait à convaincre cette machine agonisante de travailler un dernier été. Il se mit à aiguiser les lames d’un geste automatique tout en réfléchissant au problème. Il pouvait encore tenter un coup. Un joint de bonne taille ferait l’affaire – et il réparerait la fêlure au moyen d’une soudure. Cela suffirait amplement. Mais, s’il échouait, il aurait perdu à la fois son temps et l’argent des pièces de rechange. Non, finit-il par décider, mieux valait dire à Andersen de se préparer à un enterrement.
Une brise chaude vint faire vibrer la fenêtre entrouverte. Barney décolla sa chemise humide de sa poitrine. Meggie McCorly, pensa-t-il distraitement tandis qu’un sourire naissait sur son visage ridé. Comme elle était belle quand elle rentrait de l’école chaque soir, vêtue d’une robe de coton toute simple dont le tissu tendu révélait de larges hanches et des seins plantureux. L’espace d’un instant, il fut envahi par un flot de souvenirs, si vivaces qu’il sentit l’écho du désir monter au creux de ses vieux reins. Il prit un mouchoir et s’essuya le front. Il savourait les senteurs printanières, le chaud parfum de la nuit, si semblables aux odeurs qui couraient dans les vergers et les champs du comté de Wexford.

Faërie, Raymond E. Feist, 1988.

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L’héritage des Rois-Passeurs

L’héritage des Rois Passeurs

Quatrième de couverture :

Ombre, univers peuplé de magie, et Rive, le monde tel qu’on le connaît, sont les deux reflets déformés d’une même réalité.
Énora est unique : elle peut traverser d’un monde à l’autre. Lorsque sa famille est brutalement décimée par des assassins masqués, elle se réfugie au seul endroit où ses poursuivants ne peuvent l’atteindre. Au royaume d’Ombre, sur la terre de ses ancêtres. Là-bas, Ravenn, une princesse rebelle, fait son retour après neuf ans d’exil passés à chasser les dragons du grand sud. Sa mère, la reine, est mourante. Ravenn veut s’emparer de ce qui lui revient de droit : le trône d’Ombre. Et elle n’est pas la bienvenue.
Deux mondes imbriqués. Deux femmes fortes, éprouvées par la vie. Deux destins liés qui bouleverseront la tortueuse histoire du royaume d’Ombre…

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Le Nom du Vent – Chronique du tueur de roi, première journée

Le Nom du Vent

♥ COUP DE CŒUR ♥

Quatrième de couverture :

J’ai libéré des princesses. J’ai incendié la ville de Trebon. J’ai suivi des pistes au clair de lune que personne n’ose évoquer durant le jour. J’ai conversé avec des dieux, aimé des femmes et écrits des chansons qui font pleurer les ménestrels.
J’ai été exclu de l’Université à un âge où l’on est encore trop jeune pour y entrer. J’y étais allé pour apprendre la magie, celle dont on parle dans les histoires. Je voulais apprendre le nom du vent.
Mon nom est Kvothe.
Vous avez dû entendre parler de moi.

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Premières lignes #3

Bonjour, amis lecteurs et amies lectrices.

Aujourd’hui, c’est le troisième rendez-vous des Premières lignes. Pour retrouverez le pourquoi du comment j’ai décidé de mettre en place ce rendez-vous, je vous renvoie au premier ; pour simplifier, il s’agit de vous présenter chaque semaine l’incipit d’un roman.
Celui que je vous présente aujourd’hui est un livre que j’adore, dont je vous ai déjà parlé, mais que je n’ai pas encore chroniquer. Rassurez-vous, cela viendra ! En attendant, voici les premières lignes du Nom du Vent  :

 

Prologue

C’était de nouveau la nuit. L’auberge de la Pierre levée était envahie par le silence, un silence en trois parts.
Le premier était un calme creux, l’écho de choses absentes. S’il y avait eu du vent, il aurait soupiré en passant entre les arbres, fait grincer la chaîner de l’enseigne et chassé le silence sur la route comme un tas de feuilles mortes. S’il y avait eu une foule de chient, même une poignée seulement, attablés dans la salle de l’auberge, ils auraient rempli le silence de leurs conversations et de leurs rires, du vacarme et des clameurs que l’on s’attend à trouver dans un débit de boissons à une heure avancée de la nuit. S’il y avait eu de la musique… mais non, bien sûr, il n’y avait pas de musique. En fait, il n’y avait rien de tout cela et seul le silence demeurait.
À l’intérieur de l’auberge, deux hommes étaient installés à un bout du comptoir. Ils buvaient avec une tranquille détermination, évitant de discuter des nouvelles inquiétantes. Ainsi, ils ajoutaient un petit silence maussade au premier, celui qui était plus vaste, celui qui était creux, combinant avec lui une sorte d’alliage, un genre d’harmonie.

Le Nom du Vent, Patrick Rothfuss, 2007.

Le Nom du Vent