Brume

Brume

Quatrième de couverture :

La fumée recouvrit tout comme de la brume.

Après un violent orage, la ville de Bridgton se retrouve encerclée par un bloc de brume opaque et menaçant. Piégés dans un supermarché Billy et son père vont vite comprendre que l’horreur qui se cache dans le brouillard n’est que le reflet de celle qui vit dans le cœur des hommes… Brume montre au lecteur une autre facette de King, celui qui joue avec les frontières du réel, faisant appel à nos peurs les plus ancestrales : le monstre caché dans le brouillard, ou derrière le sourire de notre voisin…

Premières lignes #187

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article. Désormais, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

1. L’orage

Voici ce qui s’est passé. La nuit qui vit la fin de la pire vague de chaleur que le nord de la Nouvelle-Angleterre ait connue – la nuit du 19 juillet – fut aussi celle où toute la région du Maine occidental fut balayée par les plus épouvantables orages que j’aie jamais vus.
Nous habitions aux bord de Long Lake et nous vîmes le premier orage s’abattre sur les eaux en progressant dans notre direction juste avant la tombée de la nuit. Tout au long de l’heure qui avait précédé, l’air était resté parfaitement immobile. Le drapeau américain que mon père avait planté sur notre hangar à bateaux en 1936 pendait mollement contre son mât. Même l’ourlet ne tressaillait pas. La chaleur était comme un objet massif, et elle semblait aussi profonde que les trous d’eau glauque que l’on trouve dans les carrières à l’abandon.

Brume, Stephen King, 1987.

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