Le Nom du Vent – Chronique du tueur de roi, première journée

Le Nom du Vent

♥ COUP DE CŒUR ♥

Quatrième de couverture :

J’ai libéré des princesses. J’ai incendié la ville de Trebon. J’ai suivi des pistes au clair de lune que personne n’ose évoquer durant le jour. J’ai conversé avec des dieux, aimé des femmes et écrits des chansons qui font pleurer les ménestrels.
J’ai été exclu de l’Université à un âge où l’on est encore trop jeune pour y entrer. J’y étais allé pour apprendre la magie, celle dont on parle dans les histoires. Je voulais apprendre le nom du vent.
Mon nom est Kvothe.
Vous avez dû entendre parler de moi.

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Premières lignes #3

Bonjour, amis lecteurs et amies lectrices.

Aujourd’hui, c’est le troisième rendez-vous des Premières lignes. Pour retrouverez le pourquoi du comment j’ai décidé de mettre en place ce rendez-vous, je vous renvoie au premier ; pour simplifier, il s’agit de vous présenter chaque semaine l’incipit d’un roman.
Celui que je vous présente aujourd’hui est un livre que j’adore, dont je vous ai déjà parlé, mais que je n’ai pas encore chroniquer. Rassurez-vous, cela viendra ! En attendant, voici les premières lignes du Nom du Vent  :

 

Prologue

C’était de nouveau la nuit. L’auberge de la Pierre levée était envahie par le silence, un silence en trois parts.
Le premier était un calme creux, l’écho de choses absentes. S’il y avait eu du vent, il aurait soupiré en passant entre les arbres, fait grincer la chaîner de l’enseigne et chassé le silence sur la route comme un tas de feuilles mortes. S’il y avait eu une foule de chient, même une poignée seulement, attablés dans la salle de l’auberge, ils auraient rempli le silence de leurs conversations et de leurs rires, du vacarme et des clameurs que l’on s’attend à trouver dans un débit de boissons à une heure avancée de la nuit. S’il y avait eu de la musique… mais non, bien sûr, il n’y avait pas de musique. En fait, il n’y avait rien de tout cela et seul le silence demeurait.
À l’intérieur de l’auberge, deux hommes étaient installés à un bout du comptoir. Ils buvaient avec une tranquille détermination, évitant de discuter des nouvelles inquiétantes. Ainsi, ils ajoutaient un petit silence maussade au premier, celui qui était plus vaste, celui qui était creux, combinant avec lui une sorte d’alliage, un genre d’harmonie.

Le Nom du Vent, Patrick Rothfuss, 2007.

Le Nom du Vent