Pierre-de-vie

Pierre-de-vie

Quatrième de couverture :

Applekirk est un village rural situé dans les Marches, la région centrale d’un monde où le temps ne s’écoule pas à la même vitesse selon que l’on se trouve à l’est – où la magie est très puissante et où vivent les dieux – ou à l’ouest – où la magie est totalement absente.

C’est la fin de l’été, et la vie s’écoule paisiblement pour les villageois. Mais le manoir va être mis sens dessus dessous par le retour de Hanethe, qui fut autrefois la maîtresse des lieux. Partie en Orient, elle y est restée quelques dizaines d’années. Mais, plus à l’ouest, à Applekirk, plusieurs générations se sont succédé. Ayant provoqué la colère d’Agdisdis, la déesse du Mariage, Hanethe la fuit. Mais Agdisdis est bien décidée à se venger.

Subtil roman de fantasy – prix Mythoepic en 2010 -, Pierre-de-vie dresse le portrait de femmes simples et merveilleuses, d’une famille sans histoires mais singulière, confrontées à des changements qui les dépassent, dans un monde hors du commun.

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Fun Home

Fun Home

Quatrième de couverture :

Secrets de famille, déchirures cachées, enfance gothique, anxiétés sexuelles et grande littérature.. Une autobiographie familiale à l’humour sombre et à la lucidité éblouissante…
Bruce Bechdel enseigne l’anglais dans une petite ville de Pennsylvanie tout en dirigeant le « Fun Home », le salon funéraire familial. Sa sensibilité, sa passion des livres, son raffinement s’expriment tant dans l’embaumement des corps que dans la restauration obsessionnelle de sa maison et la dictature esthétique à laquelle il soumet sa femme et ses trois enfants. La jeunesse d’Alison, sa fille, est envahie par l’ombre de ce père aux secrets brûlants, ogre des sentiments à la fois distant et infiniment proche. Elle découvre en même temps sa propre homosexualité et celle, soigneusement cachée, de ce tyran charmant, inconséquent et tourmenté, dont la mort brutale à 44 ans a tout d’un suicide.
Dépassant de loin sa fonction d’exorcisme personnel, cette plongée vertigineuse dans les non-dits d’une famille américaine est le prétexte à revisiter l’une des plus grandes révolutions du XXe siècle – celle des genres sexuels.

Caresser le velours

Caresser le velours

Quatrième de couverture :

Débauche de mélodies, de parfums et de costumes, Caresser le velours ressuscite, dans la meilleure tradition picaresque, les dernières années de l’Angleterre victorienne. À la fois érotique et historique, le récit met en scène les aventures de Nancy, une jeune vendeuse d’huîtres dans un petit port du Kent. Son sort bascule lorsqu’elle tombe amoureuse d’un chanteur de music-hall aux allures de dandy qui se revèle être… une femme. Quand l’élue décroche un rôle à Londres, Nancy la suit comme habilleuse. Bientôt la petite écaillère enfile, elle aussi, un pantalon, et le duo de faux hommes devient célèbre sur les scènes du West End…
Plongée dans l’Angleterre qui condamna Oscar Wilde, Caresser le velours nous offre une vision clandestine et fascinante de cette fin de siècle qui préluda à la Belle Époque. Et en conteuse mi-libertine, mi-sentimentale, Sarah Waters renoue avec la littérature de tentation et de plaisir. Lire la suite

Le Roman de Jeanne

Le Roman de Jeanne

Quatrième de couverture :

Anéantie par les excès de l’humanité et des guerres interminables, la Terre n’est plus que cendres et désolation. Seuls les plus riches survivent, forcés de s’adapter à des conditions apocalyptiques. Leurs corps se sont transformés, albinos, stériles, les survivants se voient désormais contraints de mourir le jour de leurs cinquante ans. Tous vivent dans la peur, sous le joug du sanguinaire Jean de Men.
Christine Pizan a quarante-neuf ans. La date fatidique approche . Rebelle, artiste, elle adule le souvenir d’une héroïne, Jeanne, prétendument morte sur le bûcher. Jeanne serait la dernière à avoir osé s’opposer au tyran. En bravant les interdits et en racontant l’histoire de Jeanne, Christine parviendra-t-elle à faire sonner l’heure de la rébellion ?

Premières lignes #130

Bien que plusieurs bouquins de la rentrée littéraire me tentent, je ne pensais pas en lire car j’évite d’acheter des livres pour me concentrer sur ma PAL. Mais une copine m’a prêté Le Roman de Jeanne, et me voici plongée dedans ! Pour tout vous dire, le début m’a semblé un peu bizarre mais maintenant j’ai bien du mal à décrocher.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article.  Désormais, si vous avez une page dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; ce sera plus rapide pour moi d’actualiser vos liens – et je passerai toujours découvrir vos premières lignes.

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PROLOGUE

Des centaines de milliers d’années avant que l’astéroïde Chicxulub ne vienne rayer les dinosaures de la surface du globe, une période d’éruptions a commencé dans le Deccan, une région du sous-continent indien. Les volcans s’y sont mis à vomir du soufre et du dioxyde de carbone, empoisonnant l’atmosphère et déstabilisant les écosystèmes.
Les dinosaures — tout comme la plupart des autres créatures — étaient donc déjà à l’agonie quand l’astéroïde a percuté la planète.
Les volcans ont bouleversé l’environnement. Noirci le ciel. Gravé la mort dans l’histoire du monde. Réécrit sa géographie. Pourtant, la Terre a pu renaître de ses cendres, et ce n’était pas par miracle, non : les organismes vivants étaient simplement trop tenaces. Ils ont refusé de baisser les bras.
Oui, la vie a fini par resurgir, comme elle le fait toujours. Des profondeurs de l’océan, du lit des rivières, des biosphères secrètes enfouies dans d’épais tombeaux de glace, de tous ces mondes parallèles, cachés sur Terre, dont la diversité et l’étrangeté n’ont d’égales que celles de l’espace intersidéral.
Bien plus tard, un nouveau géocataclysme de cette envergure a eu lieu… mais celui-là était tout sauf accidentel.

Le Roman de Jeanne, Lidia Yuknavitch, 2018.

Le Roman de Jeanne

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

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Il est difficile d’être un dieu

Il est difficile d’être un dieu

Quatrième de couverture :

La planète Arkanar ploie sous le férule du tyrannique ministre de la Sûreté. Cette société semi-féodale qui persécute ses intellectuels, évoquant à la fois l’Espagne de l’Inquisition, l’Allemagne nazie et la Russie stalinienne, intéresse au plus haut point l’Institut d’histoire expérimentale de la Terre qui, elle, est peuplée depuis longtemps d’humanistes tout-puissants que l’on considère volontiers comme des dieux. Doivent-ils intervenir pour miner le fascisme, ébranler l’obscurantisme ? Bien sûr que non ! L’Histoire doit suivre son cours naturel. Mais le jeune Roumata va avoir bien du mal à l’accepter, alors qu’il sait combien il est dangereux, pour un dieu, de se mêler de la misère des mortels.

Adapté en jeu vidéo mais aussi au cinéma par Alexeï Guerman en 2014, Il est difficile d’être un dieu est un des chefs-d’oeuvre de la science-fiction. Un roman intemporel, au message universel.

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