Premières lignes #92

Pour ce dernière RDV de l’année, je n’ai pas choisi le début d’un livre mais l’incipit d’un conte dont j’en avais déjà parlé.
Actuellement en vacances, cet article est programmé et j’actualiserai les liens à mon retour. Passez de très bonnes fêtes !

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Mettez le lien de votre RDV en commentaire de l’article, et je dresserai une petite liste. Elle est actualisée chaque semaine en fonction des participant.e.s.

.

 

L’oiseau bleu

Il était une fois un roi fort riche en terres et en argent ; sa femme mourut, il en fut inconsolable. Il s’enferma huit jours entiers dans un petit cabinet, où il se cassait la tête contre les murs, tant il était affligé. On craignit qu’il ne se tuât : on mit des matelas entre la tapisserie et la muraille, de sorte qu’il avait beau se frapper, il ne se faisait plus mal. Tous ses sujets résolurent entre eux de l’aller voir et de lui dire ce qu’ils pourraient de plus propre à soulager sa tristesse, mais cela ne faisait aucune impression sur son esprit : à peine entendait-il ce qu’on lui disait. Enfin, il se présenta devant lui une femme si couverte de longs habits de deuil, et qui pleurait et sanglotait si fort et si haut, qu’il en demeura surpris.
Elle lui dit que rien n’était plus juste que de pleurer une bonne femme ; que pour elle, qui avait le meilleur de tous les maris, elle faisait bien son compte de pleurer tant qu’il lui resterait des yeux à la tête. Là-dessus, elle redoubla ses cris, et le roi, à son exemple, se mit à hurler.

Contes, Marie-Catherine d’Aulnoy, fin XVIIeme siècle.

Contes

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi  :

Lire la suite

Publicités

George

George

Résumé de l’éditeur :

Beaucoup de gens aiment George. Maman est très fière de son petit garçon, elle pense qu’il deviendra « un jeune homme très bien ». Scott aime beaucoup son « frérot ». Et Kelly le tient pour son « meilleur ami ». Mais George sait que les gens ne voient pas qui elle est vraiment. Car, George en a la certitude, elle est une fille.
Alors, quand sa maîtresse propose de jouer une pièce de théâtre à l’école, George veut plus que tout interpréter le personnage de Charlotte. Elle sera parfaite, et les gens comprendront qui elle est.
Comment leur faire comprendre que c’est le rôle de sa vie ?

Lire la suite

Contes

Contes

Quatrième de couverture :

On ignore encore trop souvent que Marie-Catherine d’Aulnoy, contemporaine de Charles Perrault, fut la première à publier des contes de fées. Et celles-ci sont partout à l’œuvre dans son univers enchanté : elles métamorphosent les princes en oiseaux, les princesses en chattes, elles secondent Finette Cendron (avatar de Cendrillon) ou s’en prennent au bonheur de la trop difficile Toute-Belle. Leurs pouvoirs sont redoutables et leurs lois inexorables, elles commandent aux dragons et aux lions du désert et ne pardonnent aucun outrage. À l’inverse de Perrault, Mme d’Aulnoy ne cherche pas à restituer une quelconque tradition orale, elle laisse son imagination broder autour de schémas bien connus, combinant parfois deux contes pour entraîner son lecteur dans une succession de péripéties à la fois surprenantes et familières.
A l’inverse de Perrault, Mme d’Aulnoy ne cherche pas à restituer une quelconque tradition orale, elle laisse son imagination broder autour de schémas bien connus, combinant parfois deux contes pour entraîner son lecteur dans une succession de péripéties à la fois surprenantes et familières.
[…]

Les Contes de Mme d’Aulnoy figurent au programme des classes de sixième.

Les contes présents dans l’ouvrage :
La Belle aux cheveux d’or
L’Oiseau bleu
Finette Cendron
Le Nain jaune
La Chatte blanche

Lire la suite