La petite dernière

La petite dernière

Quatrième de couverture :

Je m’appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la petite dernière. Celle à laquelle on ne s’est pas préparé. Française d’origine algérienne. Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Une touriste. Une banlieusarde qui observe les comportements parisiens. Je suis une menteuse, une pécheresse. Adolescente, je suis une élève instable. Adulte, je suis hyper-inadaptée. J’écris des histoires pour éviter de vivre la mienne. J’ai fait quatre ans de thérapie. C’est ma plus longue relation. L’amour, c’était tabou à la maison, les marques de tendresse, la sexualité aussi. Je me croyais polyamoureuse. Lorsque Nina a débarqué dans ma vie, je ne savais plus du tout ce dont j’avais besoin et ce qu’il me manquait. Je m’appelle Fatima Daas. Je ne sais pas si je porte bien mon prénom.

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Premières lignes #153

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article.  Désormais, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

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Ce serait une erreur de prétendre que personne n’entendit ni ne vit rien. Cette nuit-là, de nombreux témoins perçurent l’écho des balles et virent une silhouette s’enfuir de la maison pour s’engouffrer dans la voiture qui l’attendait.
Les témoins retournèrent ensuite à leurs occupations ou peut-être restèrent-ils dans les environs pour assister à l’épilogue, lorsque la police arriva et que les corps furent emportés. Mais ils ne parlèrent pas. Ils se faufilèrent parmi les buissons, se perchèrent sur la branche d’un arbre, glissèrent sur le sol. Ils ne faisaient qu’un avec la nature, souvent invisibles aux yeux des humains. Petits ou grands. Rapides ou lents. Aux yeux perçants ou presque aveugles.
Quoi qu’il en soit, la vérité sur ce qui s’était réellement passé dans cette maison se dissipa progressivement pour finir par disparaître totalement.
Exactement comme le font si souvent tant d’autres choses.

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Les âmes englouties, Susanne Jansson, 2010.

Les âmes englouties

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Premières lignes #152

Aujourd’hui, je vous présente les premières lignes d’un roman qui me tentait bien mais, l’ayant terminé hier, je peux vous dire que je suis passée totalement à côté.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Auparavant, je vous demandais de mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article.  Désormais, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

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HILARY
Dix lettres à Donna

De : Hilary Hudson hh@msn.com
Objet : Première lettre
Date : Lundi 28 juin 2004. 22:19
À : donna@hotmail.com 

Chère Donna,

Avant tout, je dois te le dire : tu es un amour. Chacune de tes venues me réjouit infiniment, mais celle de ce matin m’a particulièrement ravie. Ton maillot de bain t’allait à la perfection, sa couleur s’accordait à l’écume des vagues et à la glace que tu m’as tendue. Merci. Je savais qu’un jour tu me pardonnerais, quelle qu’ait pu être la raison de ta colère, mais j’ignorais quand. J’ai encore le goût de la vanille dans la bouche. Tu es toujours ma meilleure amie et tu le resteras jusqu’à la fin de mes jours. N’aie crainte, je ne m’imagine pas pour autant que tes apparitions oniriques signifient quelque chose de plus que ton pardon, et pas davantage que tu me considères comme une bonne amie, mais je ne nie pas que je nourris l’espoir de mériter un jour de l’être, espoir désormais bien vivace.

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Un rien de lumière, Vladan Matijević, 2010.

Un rien de lumière

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