Les enfants des sables mouvants

Les enfants des sables mouvants

Quatrième de couverture :

« Tu dois me promettre de ne pas t’approcher du lac, ni de la forêt. Si c’est défendu d’y aller, c’est qu’il y a une raison. Beaucoup s’y sont aventurés sans jamais revenir. »

Alors qu’elle a grandi à Lagos, au Nigeria, Simi est envoyée chez sa grand-mère dans un petit village où règnent les superstitions. Mais le plus étrange, c’est peut-être sa grand-mère elle-même, avec ses airs de sorcière et les remèdes à base de plantes qu’elle distribue à tout le village. Est-ce à cause de cela que la mère de Simi refuse de la voir ? Ou y a-t-il derrière ce silence un secret plus sombre ?

Premières lignes #320

Bien le bonjour !
Aujourd’hui, je vous partage les premières lignes de ma lecture en cours, un roman sorti durant la semaine : Les enfants des sables mouvants d’Efua Traoré. Il a été primé mais, ce qui m’a le plus attirée, c’est la couverture (cela ne se voit pas sur un écran d’ordinateur mais, en plus d’être belle, elle brille) et la quatrième de couverture qui promet au moins un bon secret de famille et une touche de magie…

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.
N’oubliez pas de me citer, ça fait toujours plaisir ♡

 

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Vacances au bout du monde

Simi monta à contrecœur dans le taxi. Les sièges étaient râpeux et, si l’on se fiait à leur odeur, les passagers précédents avaient dû être une famille de chèvres. Elle fronça le nez en contenant de son mieux une autre vague de colère et de larmes.
Sa mère, qui venait de donner ses instructions au chauffeur, fit le tour de la voiture et posa une main délicate sur la portière encore ouverte. Simi l’ignora en regardant droit devant elle, les bras croisés.
— Simi, ce n’est que pour deux mois, souffla sa mère d’une voix douce.
Elle ne répondit pas.
— S’il te plaît, ne rends pas les choses plus difficiles qu’elles ne le sont déjà. Je suis vraiment heureuse d’avoir obtenu ce nouveau travail. Mais il faut que j’aille à Londres pour ma formation et je ne peux pas te laisser seule à Lagos aussi longtemps. Tu sais qu’on a vraiment besoin de cet argent maintenant que ton père et moi…
Elle ne termina pas sa phrase. Simi grimaça en rependant au divorce de ses parents et à tout ce que sa famille avait traversé depuis un an.
— Simi, crois-moi, si j’avais pu ne pas t’envoyer là-bas, je l’aurais fait. Mais je n’ai pas les moyens de te payer une colonie de vacances et je n’ai pas d’autre famille qu’elle.
Sa façon de prononcer « elle » ne fit qu’augmenter l’angoisse de Simi à l’idée de rencontrer sa grand-mère pour la première fois.

Les enfants des sables mouvants, Efua Traoré, 2021.

Les enfants des sables mouvants

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