Bilan 2020

L’année 2020 se termine et le temps des bilans est venu. Je commence aujourd’hui avec le bilan annuel ; viendront bien sûr le bilan du mois de décembre et le bilan final du Challenge de l’Imaginaire.

Cette année, j’ai lu 143 livres, soit 13 de plus qu’en 2019. Parmi ces 143 livres, il y a 56 romans (dont 7 biographies et autobiographies) et 69 BD, manga et comics. Le reste est de la poésie, des essais, des beaux-livres…
Je n’ai pas compté le nombre de pages lues cette fois mais, croyez-moi, ça en fait un paquet !

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La petite dernière

La petite dernière

Quatrième de couverture :

Je m’appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la petite dernière. Celle à laquelle on ne s’est pas préparé. Française d’origine algérienne. Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Une touriste. Une banlieusarde qui observe les comportements parisiens. Je suis une menteuse, une pécheresse. Adolescente, je suis une élève instable. Adulte, je suis hyper-inadaptée. J’écris des histoires pour éviter de vivre la mienne. J’ai fait quatre ans de thérapie. C’est ma plus longue relation. L’amour, c’était tabou à la maison, les marques de tendresse, la sexualité aussi. Je me croyais polyamoureuse. Lorsque Nina a débarqué dans ma vie, je ne savais plus du tout ce dont j’avais besoin et ce qu’il me manquait. Je m’appelle Fatima Daas. Je ne sais pas si je porte bien mon prénom.

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Premières lignes #223

Bonjour, les lecturovores !
Aujourd’hui, je vous partage les premières lignes de La petite dernière de Fatima Daas. Le roman ne sortira qu’en août mais il me tente énormément, comme vous l’avez peut-être remarqué, et j’ai donc décidé de partager avec vous les premières lignes de ce roman, en attendant sa sortie.
Et comme, par un heureux concours de circonstances, je l’ai désormais en ma possession, attendez-vous à ce que je vous en parle prochainement dans une chronique. Mais voilà, en attendant, voici l’incipit.

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Pensez à mettre le lien de votre RDV en commentaire de l’article ou, si vous avez une page ou une catégorie dédiée, n’hésitez pas à me le faire savoir ; cela facilitera l’actualisation.

 

Je m’appelle Fatima.
Je porte le nom d’un personnage symbolique en islam.
Je porte un nom auquel il faut rendre honneur.
Un nom qu’il ne faut pas « salir », comme on dit chez moi.
Chez moi, salir, c’est déshonorer. Wassekh, en arabe algérien.
On dit darja, darija, pour dire dialecte.

Wassekh : salir, foutre la merde, noircir.
C’est comme « se rapprocher », en français, c’est polysémique.

Ma mère utilisait le même mot pour me dire que j’avais sali mes vêtements, le même mot quand elle rentrait à la maison et qu’elle trouvait son Royaume en mauvais état.

Son Royaume : la cuisine.
Là où l’on ne pouvait pas mettre les pieds ni la main.

Ma mère détestait que les choses ne soient pas remises à leur place.
Il y avait des codes dans la cuisine, comme partout ailleurs, il fallait les connaître, les respecter et les suivre.
Si l’on n’en était pas capable, on devait se tenir à l’écart du Royaume.

La petite dernière, Fatima Daas, 2020.

La petite dernière

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

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Rencontre littéraire avec Fatima Daas

Salutations, mes lecturovores !
Je vous propose aujourd’hui un article un peu différent de d’habitude car un livre, qui sortira en août prochain, me fait déjà de l’œil. Il s’agit de La petite dernière de Fatima Daas. C’est l’histoire de Fatima, la petite dernière de la famille. Elle est française d’origine algérienne, musulmane, elle habite à Clichy et se pensait polyamoureuse jusqu’au jour où elle rencontre Nina. Déjà, le résumé me tente bien mais, en plus, Virginie Despentes l’a lu et voici ce qu’elle en dit :

Le monologue de Fatima Daas se construit par fragments, comme si elle updatait Barthes et Mauriac pour Clichy-sous-Bois. Elle creuse un portrait, tel un sculpteur patient et attentif… ou tel un démineur, conscient que chaque mot pourrait tout faire exploser, et qu’on doit les choisir avec un soin infini. Ici l’écriture cherche à inventer l’impossible : comment tout concilier, comment respirer dans la honte, comment danser dans une impasse jusqu’à ouvrir une porte là où se dressait un mur. Ici, l’écriture triomphe en faisant profil bas, sans chercher à faire trop de bruit, dans un élan de tendresse inouïe pour les siens, et c’est par la délicatesse de son style que Fatima Daas ouvre sa brèche.

Et, je ne sais pas pour vous, mais moi, ça me parle et je pense que ce roman a tout pour me plaire. Mais bon, il faut patienter jusqu’en août… Heureusement, pour patienter, j’ai appris qu’il y a un live lundi prochain, 22 juin, à 19h45 ! Il suffit de s’inscrire (bon, on nous demande l’entreprise pour l’inscription ; j’ai mis le nom de mon blog et vous pouvez faire de même) et de cliquer sur le lien envoyé par mail lundi prochain – c’est une procédure hyper simple.
Donc voilà, si, comme moi, ce roman vous intrigue et vous souhaitez en savoir plus, rendez-vous lundi !
Pour information, Hector Mathis (ne me demandez pas de qui il s’agit, c’est un auteur, j’imagine) sera également présent.

RDV LUNDI 19H45
INSCRIPTION EN CLIQUANT LÀ